Tirs racistes à Beaune : les deux auteurs présumés mis en examen et écroués

Publié le 13/08/2018 - 08:33
Mis à jour le 13/08/2018 - 08:35

Les deux hommes suspectés d’avoir blessé sept jeunes dans la nuit du 29 au 30 juillet à Beaune (Côte-d’Or) pour des motifs racistes, ont été mis en examen et écroués ce dimanche 12 août 2018 à Dijon, a-t-on appris auprès du parquet.

Des faits de "vols et de violences"

Âgés tous deux de 31 ans et déjà connus de la justice pour des faits "de vols et de violences" les mis en cause avaient été interpellés vendredi dans les Bouches-du-Rhône.

Ils sont poursuivis pour "tentative d'assassinat, violences aggravées par (...) notamment la circonstance que les faits ont été commis en raison de l'appartenance à une soi-disant race, religion ou ethnie, réelle ou supposée, injures publiques à caractère racial, menaces de mort à caractère racial", a précisé à l'AFP Thierry Bas, le procureur de la République adjoint de Dijon.

Originaires de Côte-d'Or, les deux suspects avaient été transférés samedi d'Avignon (Vaucluse) à Dijon, où leur garde à vue avait été prolongée, en vue de leur présentation devant un juge d'instruction, a ajouté le magistrat.

Le premier d'entre eux avait été interpellé vendredi par la brigade de recherche et d'intervention (BRI) de Marseille dans la commune de Saint-Andiol (Bouches-du-Rhône). Le second, resté au volant de son véhicule, s'était échappé en fonçant sur les policiers "blessant à la jambe un fonctionnaire de la BRI de Marseille" avant d'être interpellé en début de soirée dans la même commune.

"Tentative d'homicide volontaire"

Dimanche, ce dernier a donc également été mis en examen pour "tentative d'homicide volontaire sur personne dépositaire de la force publique". Le 30 juillet vers 02H00, une Renault Clio avait foncé délibérément sur un groupe de jeunes sans les atteindre, dans le quartier populaire de Saint-Jacques à Beaune.

"A 04h20, les deux auteurs revenaient à bord d'une Mercedes classe B (...) et faisaient feu avec une arme longue sur les personnes présentes", avait précisé le parquet vendredi dans un communiqué.

Sept jeunes âgés de 18 à environ 25 ans avaient été blessés dont deux sérieusement par les "gerbes de plombs de calibre 12", sans toutefois que leurs jours n'aient été mis en danger.

Un large dispositif de policiers et de gendarmes avait été rapidement installé pour retrouver les auteurs des tirs, dont la localisation s'était par la suite avérée difficile, en raison de leur grande mobilité.

A l'appel de SOS Racisme, quelque cent cinquante personnes s'étaient rassemblées vendredi sur les lieux des tirs en soutien aux victimes et à leurs familles.

(Source AFP)

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