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Laurent Ségalat : "je me battrai jusqu'au bout"

Laurent Ségalat, le généticien français condamné en appel en Suisse vendredi à 16 ans de prison pour le meurtre de sa belle-mère, clame une nouvelle fois son innocence et annonce qu'il "se battra jusqu'au bout" dans un entretien avec Le MatinDimanche.

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Laurent Ségalat était absent à la lecture du verdict, évitant ainsi une arrestation immédiate. C'est depuis son domicile français à Thonon que le chercheur du CNRS (Centre National de la Recherche Scientifique), âgé de 49 ans, a répondu par téléphone pour la première fois à un média, l'édition dominicale du quotidien suisse Le Matin.

Il se dit "abasourdi, sous le choc" après ce verdict, alors qu'il avait été acquitté en première instance en juin "au bénéfice du doute". "Moi, ma femme, ma famille et tous ceux qui nous ont soutenus (...) nous ne comprenons pas comment une telle décision a pu être rendue. Ce qui nous trouble beaucoup c'est la manière".

"Durant l'audience d'appel il n'y a pas eu de second procès. Il n'a pas eu d'audition de témoins, la police, les experts n'ont pas été réentendus".   "Pouvez-vous m'expliquer cette différence entre un acquittement rendu par cinq juges après sept jours d'audience et une condamnation rendue par trois juges après seulement cinq heures d'audience", ajoute-t-il. 

Il clame à nouveau son innocence, "elle est visible dans le dossier, elle a été prouvée, elle est une certitude". Quand on lui demande s'il fera appel de la sentence devant le tribunal fédéral (cour suprême) suisse, il déclare ne pas encore avoir consulté ses avocats mais assure "dans tous le cas je me battrai jusqu'au bout. On va être combatif". 

Quand Le MatinDimanche lui demande pourquoi il ne s'est pas présenté pour le verdict M. Ségalat répond qu'il "faut questionner mes avocats, j'ai suivi leur conseil". Il indique aussi qu'il ne reprendra sans doute pas son travail au CNRS à Lyon "avant quelques jours mais je poursuivrai mes activités professionnelles, la vie continue".

"Laurent Ségalat s'est rendu coupable de meurtre", celui de Catherine Ségalat morte le 9 janvier 2010 à l'âge de 67 ans chez elle, à Vaux-sur-Morges, en Suisse, a décidé vendredi le tribunal cantonnal de Lausanne. Il l'a condamné à 16 ans de prison comme le demandait le procureur.

Damien

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