Siège du tribunal de commerce spécialisé : révélateur des rancoeurs entre Besançon et Dijon

Publié le 14/03/2016 - 13:13
Mis à jour le 15/03/2016 - 18:49

Les esprits sont toujours à vif deux semaines après l’annonce (décret du 26 février) du déplacement du siège du tribunal de commerce spécialisé de Besançon vers Dijon. En lâchant en fin de semaine dernière le mot « gougnafier », François Rebsamen a jeté de l’huile sur le feu mettant à mal l’avenir du futur Pôle métropolitain. Pour la députée PS du Doubs, Barbara Romagnan, il est encore temps pour l’état de revenir en arrière

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C'est le dossier révélateur de l'animosité et de toute l'inquiétude de la Franche-Comté et de Besançon vis-à-vis de Dijon. Pour un rapide rappel, le TCS (tribunal de commerce spécialisé) avait été promis à Besançon depuis l'été 2015. Décision confirmée le 27 novembre par l'ex-garde des Sceaux Christiane Taubira qui avait dressé la liste des 18 TCS de France. 

Un jour auparavant,  Jean-Louis Fousseret et François Rebsamen, les maires de Besançon et Dijon prenaient ensemble le train pour parler du futur Pôle métropolitain censé lier les deux villes dans un destin commun. "Fini la gué-guerre Dijon Besançon ! " avait alors déclaré Jean-Louis Fousseret.  Ce pôle permettait selon lui de garantir l'équilibre entre les deux villes. Mais Dijon est-elle prête au partage ? Question que nous avions posée à l'époque à François Rebsamen qui, dans une moue à moitié cachée, avait botté en touche à la fin du trajet.

Et puis Patatra. Après intervention de F. Rebsamen auprès de François Hollande, le décret du 26 février attribue contre toute attente le siège du TSC à Dijon et fait voler en éclat l'amitié naissante entre les deux villes. Des réactions en veux-tu en voilà. Une pétition bisontine pour réclamer plus d'équilibre. Une autre, plus satirique de Dijon, pour demander que les Bisontins arrêtent de se plaindre. Le mot "gougnafier" lâché par François Rebsamen. Ça brûle entre Besançon et Dijon. Est-ce le retour des Ducs de Bourgogne ?

Même si Jean-Louis Fousseret tente de ne pas raviver l'incendie en la jouant "je n'irai pas sur ce terrain-là" et refusant toute soumission, en coulisse, la colère monte et celle des Francs-Comtois avec. 

Un "sérieux accroc"

 EELV Franche-Comté parle d'un "accroc sérieux au contrat passé lors de la mise en place de la fusion des anciennes régions (…) de cet équilibre dépend la réussite de la nouvelle Région. D’autres attributions sont en cours de négociations ; il ne faut pas qu’elles soient entachées des mêmes dysfonctionnements !"

 "On l'avait bien dit"  clament en substance Laurent Croizier et Odile Faivre-Petitjean. "Depuis un an, le Maire de Besançon fait passer les lots de consolation du gouvernement pour des victoires bisontines. Aujourd’hui, les soutiens de M. Fousseret se réveillent, malheureusement après la guerre, et constatent l’étendue des dégâts" expliquent les deux élus Modem bisontins.

 Romagnan : "Cette volte-face n’ajoute pas au crédit de la parole publique"

Pour la députée PS Barbara Romagnan qui a écrit au Premier ministre le 8 mars dernier, cette décision "brutale" provoque une colère "légitime". Pour elle, il est encore temps de revenir en arrière. "Cette volte-face n’ajoute pas au crédit de la parole publique. Et la méthode en elle-même est ressentie avec brutalité (…)J’ai indiqué au Premier ministre qu’il était encore temps de revenir sur cette mauvaise décision qui génère de la colère et des tensions territoriales, là où l’État est attendu en facilitateur et en médiateur".

Cette polémique a au moins un mérite. Celui de montrer que Besançon ne veut pas se laisser faire. Se débattre sera-t-il suffisant ? 

tribunal commerce spécialisé besançon dijon

Organisation Bourgogne Franche-Comté : MG Dufay reçoit les maires de Besançon et Dijon

La présidente du conseil régional de Bourgogne Franche-Comté poursuit ses consultations concernant l’organisation de la région : Capitale, siège de la région, lieu des assemblées régionales, etc. À l’issue de ces rencontres, Marie-Guite Dufay devrait prendre sa décision dans quelques jours, d’ici la fin du mois.

Pétition Besançon – Dijon : Benoit Vuillemin a rencontré Marie-Guite Dufay

Après avoir lancé le 9 mars 2016 la pétition « Pour Besançon et a un juste équilibre avec Dijon » Benoit Vuillemin, chef d’entreprise à Besançon et à Dijon, a rencontré Marie-Guite Dufay, la présidente de la région Bourgogne-Franche-Comté. Ensemble ils ont échangé sur le devenir du territoire…

Une cinquantaine de manifestants contre l’implantation du tribunal de commerce spécialisé

À l’appel de Randall Schwerdorffer, avocat au Barreau de Besançon et Laurent Croizier, conseiller municipal Modem à Besançon, une cinquantaine de manifestants se sont réunis ce 26 mars en fin de matinée sur l’esplanade des droits de l’homme dont le maire de Besançon Jean-Louis Fousseret, et des élus de tous bords : Jacques Grosperrin, Eric Alauzet, Jean-Philippe Allenbach… qui venaient au titre de citoyens.

TCS à Dijon : “J’ai du mal à accepter que la fusion devienne une absorption de la Franche-Comté”

Ce samedi 26 mars 2016 à 11 h 30, un rassemblement citoyen est organisé par Randall Schwerdorffer, avocat au Barreau de Besançon et Laurent Croizier, conseiller municipal Modem à Besançon, suite à l’attribution du tribunal de commerce spécialisé à Dijon, alors qu’il était promis à Besançon.

Rassemblement citoyen à Besançon le 26 mars – Randall Schwerdorffer from maCommune.info on Vimeo.

Tribunal de commerce spécialisé à Dijon : un rassemblement silencieux prévu à Besançon

Randall Schwerdorffer, avocat au barreau de Besançon, et Laurent Croizier, conseiller municipal Modem à Besançon, en tant que « citoyens lambda », organisent un rassemblement silencieux de « la majorité silencieuse » samedi 26 mars 2016 à 11 h 30 sur l’Esplanade des Droits de l’Homme à Besançon. Objectif : dénoncer l’attribution du tribunal de commerce spécialisé à Dijon promis initialement à Besançon… 

Guerre Besançon – Dijon : “Consternant” pour François Sauvadet

Le conseiller régional UDI François Sauvadet juge consternant « les échanges d’amabilité » entre François Rebsamen et Jean-Louis-Fousseret suite à la polémique du déplacement du tribunal de commerce spécialisé de Besançon à Dijon. Dans ce dossier, il enjoint Marie-Guite Dufay, la présidente de la région Bourgogne Franche-Comté à agir…

Rivalité entre Besançon et Dijon : “Besançon la rebelle ne peut courber la tête”

Avant la concrétisation de la fusion entre la Bourgogne et la Franche-Comté, des questions se posaient, des espérances se profilaient, des promesses ont été faites… Depuis le 1er janvier 2016, les esprits sont à vif, le tribunal de commerce spécialisé change de ville, « gougnafier » qualifie les Bisontins… Jacques Vuillemin, ancien adjoint au maire à Besançon et écrivain, parle de « manque de respect » et appelle à « protester » et à « s’exprimer avec force notre colère » dans sa contribution sur maCommune.info…

Politique

Incendies et sécheresse dans le Doubs : La France insoumise appelle à une réponse politique

Dans un communiqué du dimanche 12 juillet 2026, La France insoumise (LFI) du Doubs réagit à la multiplication des incendies et à la sécheresse qui touchent le département. Le mouvement estime que ces événements ne relèvent pas de phénomènes isolés mais sont liés au changement climatique et aux choix économiques et politiques.
 

Les Écologistes de Haute-Saône alertent sur l’avenir de la loi Nature, cinquante ans après sa promulgation

À l'occasion du cinquantième anniversaire de la loi relative à la protection de la nature, promulguée le 10 juillet 1976, le groupe des Écologistes de Haute-Saône appelle à renforcer les politiques de protection de la biodiversité et du climat. Le collectif estime que les principes fondateurs de cette loi sont aujourd'hui fragilisés, dans un contexte marqué par le réchauffement climatique et des restrictions budgétaires.

À Besançon, le permis de construire de la future école des Vaîtes est délivré

Le permis de construire de la future école des Vaîtes a été délivré, a-t-on appris dans un communiqué de la Ville de Besançon jeudi 9 juillet 2026, actant le choix d'une construction neuve plutôt que la réhabilitation de l'école Tristan Bernard. Cette décision intervient à l'issue des analyses techniques, fonctionnelles et financières menées ces derniers mois, nous précise-t-on.

L’Assemblée nationale approuve la présomption d’usage légitime des armes pour les forces de l’ordre : LFI parle de “permis de tuer”

La France insoumise Besançon a réagi à l'adoption, mardi 8 juillet, en première lecture par l'Assemblée nationale, d'une loi instaurant une présomption de légitime défense pour les forces de l'ordre faisant usage de leur arme. Dans un communiqué, le mouvement critique le soutien apporté à cette mesure par la majorité présidentielle, la droite et l'extrême droite, estimant que cette réforme constitue une atteinte à l'État de droit.

Face au changement climatique, les élus écologistes bisontins veulent construire des propositions avec les habitants

À Besançon, les élu(e)s Ecologistes, Génération.s et Société Civile du conseil municipal de Besançon misent sur le dialogue citoyen pour préparer la ville au changement climatique. C’est en ce sens qu’ils organiseront à la rentrée de septembre une convention citoyenne autour du sujet de la canicule et de la sécheresse afin de "nourrir des propositions" qu’ils présenteront ensuite en conseil municipal. D’ici là, les élus mèneront un cycle d’échange sous forme de rencontres informelles tout au long de l’été pour alimenter les réflexions.

Présidentielle 2027 : “Si on veut s’en tirer, faut se tirer !” selon le Mouvement Franche-Comté

Le président du Mouvement Franche-Comté (MFC), Jean-Philippe Allenbach, estime que les perspectives de l'élection présidentielle de 2027 justifient une réflexion sur l'avenir institutionnel de la Franche-Comté. Dans un communiqué intitulé ”Présidentielle 2027 : Si on veut s’en tirer, faut se tirer !”, il affirme que, compte tenu de la candidature annoncée de Marine Le Pen et des sondages actuels, les Francs-Comtois pourraient se retrouver sous la présidence de Marine Le Pen ou de Jean-Luc Mélenchon, ce qu'il craint.

Marine Le Pen éligible, mais sous bracelet électronique, donnera sa décision pour la présidentielle à 20h00

Éligible, mais sous bracelet : la justice a ouvert mardi 7 juillet 2026 la voie à une possible quatrième candidature à la présidentielle de Marine Le Pen en réduisant sa peine d'inéligibilité à seulement quinze mois ferme, déjà purgés, mais la dirigeante d'extrême droite devrait faire une partie de sa campagne sous bracelet électronique si elle se lançait malgré cette condamnation.

Manque de stationnement aux Hauts-du Chazal : Laurent Croizier demande la création d’un pôle multimodal à Franois

Laurent Croizier, député du Doubs et conseiller communautaire au Grand Besançon Métropole, alerte ce 7 juillet 2026 sur la nécessité de mettre en place un pôle multimodal "train, tram, stationnement, bus, vélos" à Franois afin de faire face aux problèmes de stationnement sur le secteur des Hauts-du-Chazale et autour de l’hôpital Minjoz à Besançon.

Jean-François Longeot appelle le Sénat à évaluer la gestion de la crise liée à la canicule

Après une canicule dont ses conséquences continueront de se faire sentir ces prochains temps, le sénateur du Doubs Jean-François Longeot, président de la commission de l’Aménagement du Territoire et du Développement Durable, estime qu’il est nécessaire d’engager sans attendre une évaluation de la gestion de cette crise. Pour l’élu, ”il ne s’agit pas seulement de comprendre ce qui vient de se passer, mais de préparer dès aujourd’hui les réponses aux crises climatiques qui s’annoncent.”

Coupe du monde : les élus communistes de Besançon réclament une fan zone pour le match France-Maroc

Dans un communiqué publié le 6 juillet 2026, Hasni Alem, au nom des élus communistes de la ville de Besançon, appelle la municipalité à organiser une fan zone à l'occasion du match de quart de finale de la Coupe du monde France-Maroc, jeudi 9 juillet. L'élu demande à la Ville d'agir rapidement afin de permettre aux Bisontins de suivre la rencontre ”dans un cadre populaire, sécurisé et accessible à toutes et tous”.

“Soutien aux violeurs étrangers” : la porte-parole de Némésis condamnée après une plainte d’Anne Vignot

La porte-parole du collectif d'extrême droite Némésis, Yona Faedda, a été reconnue coupable de diffamation par la justice à la suite d'une plainte déposée par Anne Vignot, ancienne maire de Besançon, a-t-on appris vendredi 3 juillet 2026. il s'agit de la première condamnation pénale de ce collectif Némésis.

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