53 pays demandent des explications aux dirigeants de l'OMS sur des accusations d'agressions sexuelles

Publié le 28/05/2021 - 15:31
Mis à jour le 28/05/2021 - 15:31

Genève • 53 pays membres de l’OMS ont exprimé vendredi leur « inquiétude » sur des informations suggérant que les dirigeants de l’agence onusienne ont omis de rapporter des cas d’agressions sexuelles commises par des membres du personnel de cette organisation.

"Nous avons exprimé notre inquiétude après des informations de médias suggérant que la direction de l'OMS était au courant de cas d'exploitation sexuelle, d'agressions et de harcèlement sexuel et a omis de les rapporter comme l'exige le protocole de l'ONU et de l'OMS, tout comme les allégations selon lesquelles des membres du personnel ont tenté d'étouffer ces affaires", peut-on lire dans ce texte présenté par le Canada au cours de l'Assemblée mondiale de la santé et signé notamment par l'UE et les Etats-Unis.

A la mi-mai de nouvelles accusations d'agressions sexuelles avaient été portées contre des travailleurs humanitaires, notamment de l'Organisation mondiale de la santé, en République démocratique du Congo.

"Depuis janvier 2018, nous avons fait part de notre profonde inquiétude sur les allégations d'exploitation sexuelle, d'agressions et de harcèlement sexuel ainsi que sur des abus d'autorité, par rapport à des activités de l'OMS", soulignent encore les auteurs de cette déclaration commune.

Les pays membres et le secrétariat de l'OMS -y compris le directeur général Tedros Adhanom Ghebreyesus- ont "débattu de ce sujet de façon vigoureuse et transparente" la semaine dernière. Ce vocabulaire diplomatique traduit en général de vifs échanges.

Selon une enquête de l'agence spécialisée The New humanitarian (TNH) et la Thomson Reuters Foundation rendue publique le 12 mai, "22 femmes de la ville de Butembo ont déclaré que des travailleurs humanitaires masculins intervenant dans le cadre d'une crise d'Ebola (...) leur ont offert des emplois en échange de relations sexuelles".

L'année dernière une enquête similaire avait fait état de 51 cas dans la ville de Beni, également en République démocratique du Congo.

Nouveaux cas

Quatorze de ces femmes "ont déclaré que les hommes s'étaient identifiés comme étant des travailleurs de l'OMS", ont souligné les enquêteurs, à propos de faits remontant à 2019.

Une enquête de l'agence de presse Associated Press (AP) s'appuyant sur des courriels internes mettait en cause deux médecins travaillant pour l'Organisation mondiale de la santé, dont l'un qui se vantait de ses liens avec le docteur Tedros. Ces deux médecins ont rejeté ces accusations.

Selon l'AP, l'enquête a révélé qu'"en dépit de leurs dénégations publiques, de hauts dirigeants de l'OMS étaient non seulement au courant de ces accusations d'agressions sexuelles en 2019 mais qu'on leur a aussi demandé comment réagir".

Directement interpellés pendant un point de presse le 17 mai ni le docteur Tedros ni Mike Ryan, le chef du programme d'intervention d'urgence de l'OMS, n'ont répondu eux-mêmes à la question de savoir s'ils étaient au courant.

Vendredi, le docteur Tedros a pris la parole avant la publication du texte et a rappelé qu'il avait mis en place une commission indépendante qui doit rendre un rapport à la fin août sur ces allégations. "Les enquêteurs ont le pouvoir de suivre les preuves où qu'elle les mènent", a promis le directeur général, reconnaissant que de nombreux pays membres sont "frustrés" par la lenteur des procédures et le manque de transparence.

"Je sais que je parle au nom de tous mes collègues et de l'organisation quand je dis que nous prenons ces accusations très au sérieux. Y répondre et rectifier le tir sont l'essence même de ce que nous sommes", a-t-il ajouté.

(AFP)

Justice

Bébés congelés en Haute-Saône : la mère reconnaît le double infanticide

Une femme d’une cinquantaine d’années a reconnu être à l’origine de la mort de deux nourrissons dont les corps ont été découverts dans un congélateur à Aillevillers-et-Lyaumont en Haute-Saône par l'un de ses enfants le 10 février 2026. Le procureur de la République de Besançon, Cédric Logelin, a confirmé ces éléments lors d’une conférence de presse tenue jeudi 12 février 2026.

Frédéric Péchier maintenu en prison dans l’attente de son procès en appel

La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Besançon a examiné ce mercredi 11 février 2026 la demande de remise en liberté de l'ex-anesthésiste Frédéric Péchier, condamné à la réclusion criminelle à perpétuité en décembre dernier pour 30 empoisonnements de patients, dont 12 mortels. La chambre a décidé du maintien en détention de Frédéric Péchier dans l’attente de son procès d’appel. 

Frédéric Péchier veut sortir de prison pour préparer son procès en appel

"La détention est un obstacle à la préparation de mon procès" en appel, a déclaré mercredi 11 février 2026 l'ex-anesthésiste de Besançon Frédéric Péchier, condamné à perpétuité pour l'empoisonnement de trente patients, dont 12 mortels, lors d'une audience judiciaire où il a demandé sa remise en liberté.

Incendie à Crans-Montana : un plaignant réclame la récusation des procureures chargées de l’enquête

L'avocat du père d'une victime de l'incendie de Crans-Montana, qui a fait 41 morts et 115 blessés la nuit du nouvel an dans la station de ski suisse, a réclamé vendredi 6 février 2026 la récusation des procureures chargées de l'enquête, qu'il accuse de "grave manquements".

Incendie mortel à Crans-Montana : “pas un seul instant nous ne pensons pas aux victimes”, assure le co-propriétaire

Jacques Moretti, co-propriétaire avec son épouse du bar incendié la nuit du nouvel an dans la station suisse de Crans-Montana, a assuré vendredi 6 février 2026 que le couple ne passait "pas un seul instant" sans penser aux victimes du drame, qui a fait 41 morts et 115 blessés.moretti

Affaire Péchier : la demande de mise en liberté examinée ce mercredi par le tribunal de Besançon

Condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour 30 crimes d’empoisonnement, l’ex-anesthésiste Frédéric Péchier verra sa demande de mise en liberté examinée ce mercredi 11 février 2026 par le tribunal de Besançon. L’accès à l’audience sera limité en raison de la capacité réduite de la salle.

Besançon : 15 ans de réclusion pour le meurtre d’un Bosniaque sur fond de trafic de drogue

Un homme de 20 ans a été condamné mercredi à 6 février 202615 ans de réclusion pour le meurtre d'un quadragénaire bosniaque à Besançon en 2023 sur fond de trafic de drogue, des faits commis alors qu'il était mineur, a-t-on appris auprès des avocats impliqués.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 12.08
partiellement nuageux
le 24/02 à 12h00
Vent
2.04 m/s
Pression
1022 hPa
Humidité
85 %