Affaire Grégory: la justice n'autorise pas Murielle Bolle à rentrer chez elle

Publié le 24/01/2018 - 09:36
Mis à jour le 24/01/2018 - 11:59

La cour d’appel de Dijon a refusé ce mercredi 24 janvier 2018 d’autoriser Murielle Bolle, personnage clé de l’affaire Grégory devenue suspecte, à rentrer chez elle dans les Vosges comme elle le demandait, a-t-on appris auprès d’un de ses avocats.

 ©
©

La chambre de l'instruction a "rejeté la demande de mainlevée de contrôle judiciaire de Mme Bolle", a indiqué Me Christophe Ballorin. D'abord écrouée après sa mise en examen à la fin juin, sa cliente avait été placée sous strict contrôle judiciaire début août, avec obligation de résider dans la Nièvre, loin de son domicile.

En 1984, alors adolescente, elle avait accusé son beau-frère Bernard Laroche, cousin du père de Grégory, du rapt du garçon de quatre ans retrouvé mort dans la Vologne, avant de se rétracter. Jean-Marie Villemin avait tué Bernard Laroche d'un coup de fusil en 1985. Trois décennies plus tard, la justice soupçonne cette femme de 48 ans d'avoir participé au rapt mortel de l'enfant, tout comme les époux Jacqueline et Marcel Jacob, également mis en examen en juin dernier. Des accusations contestées en bloc par la défense. 

Le rejet de la demande de Mme Bolle "n'est pas forcément une surprise", a commenté Me Ballorin qui rappelle que sa cliente n'a toujours pas été ré-entendue par la juge d'instruction depuis six mois et qu'une audition devrait être organisée prochainement. "Nous allons présenter une nouvelle demande après que Murielle Bolle a été entendue", a poursuivi le conseil, qui s'attend à ce que des éléments nouveaux concernant sa cliente soient ajoutés par les enquêteurs dans le dossier. 

Le parquet général s'était opposé, lundi à l'audience, à un assouplissement de son contrôle judiciaire qui lui interdit aussi tout contact avec la presse ou les protagonistes du dossier, et l'oblige à pointer deux fois par semaine auprès des forces de l'ordre. 

Le 20 décembre, les magistrats de Dijon avaient permis à Jacqueline et Marcel Jacob, tous deux septuagénaires, de se retrouver chez eux dans les Vosges, après six mois de séparation dans le cadre de leur contrôle judiciaire. Mais seulement après leur nouvel interrogatoire par la juge d'instruction: auparavant, le couple avait lui aussi essuyé un refus de la cour d'appel.

Les avocats de Murielle Bolle ont déposé par ailleurs une requête visant à faire annuler sa mise en examen, assortie d'une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) touchant aux conditions de sa garde à vue en 1984. Elle doit être examinée le 9 février à 9H00 par la chambre de l'instruction de Dijon.

(AFP)

Justice

La Cour de cassation rejette le recours de Frédéric Péchier sur sa demande de mise en liberté

La Cour de cassation a rejeté mardi 12 mai 2026 le recours de l'anesthésiste Frédéric Péchier, condamné en décembre à perpétuité pour 30 empoisonnements dont 12 mortels, qui réclamait sa remise en liberté pour préparer son procès en appel, a-t-on appris de source judiciaire.

Vols de camions chez des artisans du Haut Doubs : 126 gendarmes mobilisés et 12 personnes interpellées

Mardi 5 mai 2026, une opération judiciaire a été menée simultanément dans les départements du Doubs, de la Côte d’Or et de la Haute-Saône pour des faits de vol avec trois circonstances aggravantes, blanchiment d’argent, escroquerie, travail dissimulé et non-justification de ressources.

Affaire Avenir Fermetures : 100 victimes, 700.000 € de préjudice et une enquête pénale ouverte à Besançon

Les sociétés Avenir Fermetures Saint-Vit et Rioz, spécialisées dans la menuiserie, font l’objet de procédures de liquidation judiciaire devant le tribunal de commerce de Besançon. Plusieurs clients affirment avoir versé des acomptes pour des travaux jamais réalisés, donnant lieu à un préjudice financier significatif et à la création d’un collectif d’aide aux victimes de ces affaires, a-t-on appris en mars 2026.

Poulain jeté dans un trou : un éleveur condamné et interdit à vie de détenir un animal

Un éleveur de chevaux du Doubs qui avait jeté un poulain dans un trou, entraînant sa mort, a été condamné lundi 27 avril 2026 à Besançon à une interdiction définitive de détenir un animal et d'exercer une profession en lien avec les animaux, a-t-on appris auprès du parquet.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 23.74
couvert
le 21/05 à 18h00
Vent
2.52 m/s
Pression
1026 hPa
Humidité
55 %

Sondage