Affaire Grégory : la justice refuse d'assouplir le contrôle judiciaire des Jacob

Publié le 27/10/2017 - 16:35
Mis à jour le 27/10/2017 - 17:11

La chambre de l’instruction de Dijon a refusé vendredi d’assouplir le strict contrôle judiciaire de Marcel et Jacqueline Jacob, mis en examen en juin pour l’enlèvement et la séquestration suivis de la mort de leur petit-neveu Grégory en 1984, a-t-on appris auprès du parquet général.

"Les deux demandes sont rejetées", a indiqué à l'AFP le procureur général de Dijon Jean-Jacques Bosc. Les deux septuagénaires demandaient à pouvoir rentrer chez eux dans deux procédures distinctes.

Brièvement écroués en juin, ils avaient été remis en liberté, avec l'obligation de résider séparément et loin de leur domicile vosgien. Vendredi matin, l'avocat de Jacqueline Jacob, Me Alexandre Bouthier, a plaidé devant la chambre de l'instruction, en l'absence de sa cliente, pour la mainlevée de son contrôle judiciaire.

Marcel Jacob sollicitait pour sa part une simple modification de son contrôle judiciaire. Sa requête a été plaidée mercredi devant la juridiction, dont la présidente, Claire Barbier, est en charge du dossier. Dans les deux cas, le procureur général s'est opposé à toute modification du contrôle judiciaire en arguant notamment que les époux doivent être entendus séparément en novembre et que des investigations restent à faire sur leur emploi du temps de l'époque.

"Malheureusement on s'attendait (à cette décision), car on ne maîtrisait pas le calendrier", a réagi Me Bouthier, ajoutant que la justice invoque "avec une certaine mauvaise foi" les auditions à venir. "Elle aurait très bien pu nous entendre avant."  

Pour sa cliente, une deuxième audience est d'ores et déjà programmée, le 20 novembre, pour demander non plus la mainlevée mais simplement la modification de son contrôle judiciaire."Nous avions un fusil à deux coups (...) nous misons toutes nos billes sur cette nouvelle audience", a indiqué Me Bouthier. La défense de Marcel Jacob avait pour sa part indiqué envisager un pourvoi en cassation en cas de rejet de la demande de modification du contrôle judiciaire.

L'arrestation des Jacob, jamais inquiétés auparavant, avait relancé en juin une affaire qui reste un mystère depuis la mort du garçonnet de 4 ans, retrouvé pieds et poings liés dans les eaux de la Vologne il y a plus de 33 ans.

Les époux Jacob sont soupçonnés d'avoir été les "corbeaux" de l'affaire, auteurs de plusieurs lettres anonymes très bien renseignées, et d'être impliqués dans le rapt et la mort de Grégory, dans le cadre d'un "acte collectif" qu'ils contestent.

(Source AFP)
  

Soyez le premier à commenter...

Laisser un commentaire

Justice

Il avait tué son compagnon en l’écrasant : peine de 15 ans de prison confirmée en appel   

Un homme de 46 ans a été condamné jeudi 22 janvier 2026 en appel à Lons-le-Saunier à 15 ans de réclusion criminelle pour avoir tué son compagnon en 2022 en lui roulant dessus avec sa voiture, la même peine que celle infligée il y a un an en première instance. L'accusation avait requis 25 ans de réclusion.

Le ”droit de correction parentale” n’existe pas, rappelle la Cour de cassation

La Cour de cassation a rendu mercredi 14 janvier 2026 une décision dans une affaire portant sur des faits de violences commises par un père sur ses enfants. Cette décision intervient après la relaxe prononcée par la cour d’appel de Metz le 18 avril 2024, fondée notamment sur l’invocation d’un prétendu ”droit de correction”.

Espoir pour Fralsen à Besançon : des offres déposées au tribunal…

Placée en redressement judiciaire, l’entreprise Fralsen, basée à Besançon, dispose désormais de nouvelles perspectives. Selon nos informations, plusieurs offres de reprise ont été déposées auprès du tribunal des affaires économiques de Lyon. Une étape cruciale alors que la société doit impérativement trouver un repreneur d’ici le 5 février 2026.

La demande de remise en liberté de Frédéric Péchier examinée le 11 février 2026

La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Besançon examinera le 11 février 2026 une demande de remise en liberté de l'ex-anesthésiste Frédéric Péchier, condamné en décembre pour l'empoisonnement de 30 patients, dont 12 sont morts, a-t-on appris mardi 13 janvier 2026 de sources concordantes.

Incendie en Suisse : le propriétaire évoque une porte “verrouillée de l’intérieur” dans le bar

Le propriétaire français du bar incendié la nuit du nouvel an dans la station de ski suisse de Crans-Montana a indiqué aux enquêteurs avoir découvert juste après le drame qui a fait 40 morts qu'une "porte de service" était "verrouillée de l'intérieur" lors de son audition vendredi 9 janvier 2026.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
Infos pratiques

Sondage

 2.84
couvert
le 26/01 à 06h00
Vent
3.12 m/s
Pression
1001 hPa
Humidité
94 %