Alliance Alstom - Général Electric : des salariés dans l'expectative

Publié le 23/06/2014 - 20:57
Mis à jour le 24/06/2014 - 11:29

Satisfaits que leur entreprise reste française, mais un peu inquiets pour le futur, les salariés d’Alstom à Belfort se montraient lundi circonspects face à la nouvelle alliance avec General Electric, à la veille d’une visite sur place des présidents des deux sociétés. L’État français a annoncé son entrée dans le capital d’Alstom à hauteur de 20% et l’offre de l’américain GE a été préférée à celle de Siemens-MHI (Mitsubishi Heavy Industries). C’est avec ces nouvelles de taille que les 2.600 salariés d’Alstom et 1.750 salariés de GE à Belfort ont débuté la semaine, sur le seul site au monde où les deux entreprises travaillent depuis quinze ans déjà côte à côte.

 ©
©

Réactions à Belfort

"Nous sommes satisfaits qu'Alstom reste française, mais un peu inquiets pour le futur. S'il y a du travail et des commandes ça ira. Sinon il faudra probablement dégraisser, ce que l'entreprise fera sous prétexte que c'est la crise", analyse Gilles Baumann, metteur au point des processus d'usinage dans la branche énergie d'Alstom.

À la pause déjeuner, les salariés se pressent au self-service commun des deux entreprises, petit bâtiment lové entre les grands entrepôts de tôle siglés GE et Alstom où naissent des turbines monumentales, notamment destinées à équiper les centrales nucléaires.

"Il faut attendre de voir...."

Quelque peu dépassés par les tractations qui ont eu lieu au plus haut sommet de l'Etat et de leurs entreprises, les salariés restent dans l'expectative. Nous nous demandons ce que ça va changer pour nous, il faut attendre de voir, note prudemment Julien, 28 ans.

On n'a pas d'information, on apprend tout dans la presse. Mais on est habitué, c'est la vie des grands groupes, ajoute Dominique Vachet, salarié d'Alstom depuis 23 ans. Globalement, les salariés se disent contents de l'entrée de l'Etat dans le capital d'Alstom, et s'accordent pour dire que l'offre d'alliance de General Electric était meilleure que celle de Siemens.

GE a déjà fait de belles choses à Belfort. ça peut être positif pour le site, estime Dominique Vachet.

Alstom a produit des turbines sous licence GE dès 1958. L'Américain a ensuite racheté la branche turbines à gaz d'Alstom en 1999, s'implantant durablement à Belfort.

Alstom et GE complémentaires...

Avec GE, nous sommes complémentaires. Les turbines à vapeur d'Alstom - leader dans ce domaine -, associées aux turbines à gaz de GE permettent d'obtenir des cycles combinés intéressants, souligne M. Baumann, 56 ans, dont 39 à travailler chez Alstom.

Selon Cyril Bouton, passé il y a trois ans d'Alstom à General Electric en tant qu'ingénieur test, l'offre de GE était la plus porteuse, car les deux entreprises sont complémentaires et c'est celle provoquera le moins de casse sociale.

General Electric s'est engagé à créer 1.000 emplois en trois ans en France.

Son collègue Jean-Pierre, 52 ans, qui a rejoint la société américaine lors du rachat de l'activité turbines à gaz en 1999, souligne que toutes les personnes déjà reprises par GE sont plutôt contentes, car elles sont mieux payées, avec notamment beaucoup plus de participation. Mais certains salariés se disent tristes de voir un fleuron de l'industrie française passer en partie sous pavillon américain.

C'est le cas d'Albert Giboulet, responsable de projets Alstom Services. Je vais avoir quarante ans de boîte. Je suis très très déçu qu'on en arrive à perdre une entreprise comme celle-là, parce que General Electric (et Alstom) étaient avant tout de grands concurrents, dit-il.

Les PDG de General Electric, Jeffrey Immelt, et d'Alstom, Patrick Kron, étaient attendus pour une visite mardi en début d'après-midi sur le site de Belfort.

(source : AFP)

Economie

À Besançon La Table des Copains cultive l’art de rassembler, bien au-delà de l’assiette

À Besançon, Nicolas Pirolley et sa compagne Audrey ont quitté la franchise Ninkasi pour ouvrir le 10 octobre dernier leur propre établissement "La Table des Copains" en lieu et place de l’ancienne enseigne située rue Guillaume Apollinaire dans la ZAC Chauteaufarine. Leur objectif : faire de cette nouvelle brasserie un véritable lieu de vie et de convivialité.

À Planoise, Mission locale et France Travail désormais sous le même toit

La Mission locale du bassin d’emploi de Besançon vient d’intégrer les locaux de France Travail dans le quartier prioritaire de Planoise. Le préfet du Doubs, Rémi Bastille, s’est rendu sur place ce jeudi 22 octobre 2026 pour inaugurer cette installation qui vise, selon la préfecture du Doubs, à assurer « une offre de service de proximité plus accessible et plus cohérente, au service de l’accompagnement des jeunes vers l’emploi ».

Commerces dégradés le 17 octobre 2026 : le gouvernement annonce un plan de soutien économique aux entreprises sinistrées

À la suite des violences urbaines des 17 et 18 octobre 2026, qui ont provoqué des dégâts dans plusieurs milliers de commerces en France, y compris à Besançon, le gouvernement déploie une série de mesures destinées à soutenir les entreprises touchées. Activité partielle financée par l’État, reports de charges, prêts à taux zéro et aides d’urgence figurent parmi les dispositifs annoncés.

La Vèze : un petit morceau d’Italie à emporter avec Da Maria

Après une carrière dans les secteurs bancaire, des assurances et de l’automobile, Marie Bernard a finalement souhaité donner un nouveau sens à sa carrière en devenant indépendante. Le 11 septembre 2026, elle a concrétisé un projet qui lui tenait à coeur en ouvrant son activité autour de la cuisine italienne. Situé à la Vèze, l’enseigne Da Maria propose une sélection de plats familiaux inspirés de la cuisine italienne, à emporter. Nous lui avons posé quelques questions sur son activité.

Octobre et novembre, les mois idéaux pour faire ses plantations avec les Pépinières bisontines !

QUOI DE 9 ? • Arbres fruitiers, petits fruits, haies, plantes ornementales… Les mois d’octobre et novembre sont une période idéale pour préparer son jardin à la belle saison. Aux Pépinières Bisontines, situées à côté d'Emmaüs à Besançon, David et son équipe mettent les plantations à l’honneur avec des tarifs revus à la baisse et des prestations complètes, de l’arrachage à la mise en terre. À l’approche de la Toussaint, les compositions florales sont également au rendez-vous…

À Scey-sur-Saône, Sandrine Humbert donne une seconde vie aux vêtements

Journées nationales de la réparation • À l’occasion des Journées nationales de la réparation, du 15 au 18 octobre 2026, Refashion met en lumière les professionnels qui prolongent la durée de vie des textiles. À Scey-sur-Saône-et-Saint-Albin, Sandrine Humbert a fait de la couture et de la retouche son activité principale.

Fraude bancaire : les banques doivent désormais rembourser les victimes sous un jour ouvrable

Les victimes de fraudes bancaires bénéficient désormais d’une protection renforcée. Dans un arrêt rendu le 15 octobre 2026, dans l’affaire C-70/25 "Tukowiecka", la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a précisé les obligations des banques face à des paiements effectués sans l’accord du titulaire du compte.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 7.72C°
nuageux
le 22/10 à 23h00
Vent
3.01 m/s
Pression
1020 hPa
Humidité
82 %

Sondage