Baccalauréat 2018 : les traditionnelles joies et peines

Publié le 06/07/2018 - 11:52
Mis à jour le 15/04/2019 - 13:26

Ce vendredi 6 juillet 2018 a revêtit une importance toute particulière pour les 12 000 lycéens de terminale de l’Académie de Besançon. Ils ont pu découvrir s’ils avaient – ou non – passé le fameux cap du baccalauréat, porte d’entrée dans le monde étudiant ou professionnel. Joies, pleurs et surprises ont rythmé cette matinée. Et le lycée Pasteur n’a pas fait exception…

Il est presque 10h au lycée Louis Pasteur de Besançon. Quelques dizaines de terminales se sont massés devant le grand portail ; loin d'être stressés ou frénétiques, ils discutent entre eux, détendus, comme si ce jour ressemblait à tous les autres. Pourtant, une certaine tension se fait régulièrement ressentir. Lors d'un silence inhabituel, d'un regard perdu dans le vague au détour d'une phrase. On devine la question qui tourne alors dans les esprits : "Et si je ne l'avais pas ?"

Après M-1...

Les grilles s'ouvrent finalement, juste à l'heure. Les doutes disparaissent des pensées pour laisser la place à une marche mécanique vers les tableaux d'affichage, installés sous le préau. Pas de bousculade, pas de ruée. Seulement des pas retenus, mesurés, mais qui trembleraient probablement si on leur en donnait l'occasion.

Les premières têtes s'approchent des feuilles, muettes. De petits attroupements se forment selon les filières. Quelques secondes d'attente ; le temps de déchiffrer une liste, d'apercevoir un nom. Puis… les premiers soupirs de soulagement percent le silence, bientôt suivis des premières exaltations plus sonores. On ne hurle pas "je l'ai" immédiatement, par égard pour les moins chanceux ; mais une fois sorti du préau,  c'est la libération. Les embrassades, les cris, les pleurs. L'hystérie entre copines, parfois ; les rires francs et soulagés souvent.

Parents et professeurs tout sourires

On s'écarte pour téléphoner à ses parents, s'ils n'ont pas pu se joindre à la fête ; ceux qui sont en revanche présents attendent un peu à l'écart, avant de voir leur enfant ressortir de la masse, un grand sourire un peu embarrassé sur le visage. L'air de dire "désolé je t'ai donné du soucis, mais je l'ai maintenant." Plusieurs pères les congratulent d'un sobre "je suis fier de toi, je savais que tu pouvais le faire". Non-loin, une mère laisse quelques larmes s'échapper de ses yeux, remplis de soulagement et de fierté. Elle félicite d'une faible voix sa fille en lui touchant doucement l'épaule, se retenant visiblement de la serrer dans ses bras devant la foule.

Les professeurs, discrets jusqu'alors, participent enfin à la liesse commune ; ils arrêtent rapidement des élèves pour leur demander les résultats, et les félicitent ou les encouragent en conséquence. Quelques-uns patientent tranquillement sur le côté, un sourire en coin sur le visage ; les lycéens viendront bientôt d'eux-mêmes leur parler, communiquer leurs résultats et les remercier pour leurs efforts durant l'année.

A l'année prochaine

Mais certains terminales ne partagent pas la joie de leurs camarades. La plupart ne désespèrent pas trop et laissent leurs amis profiter du moment. Ils lâchent un discret "je verrai aux rattrapages" en haussant les épaules, encouragés par quelques tapes dans le dos et blagues réconfortantes. Mais d'autres, plus abattus, pleurent franchement, la tête enfouie dans leurs genoux sur un trottoir. Inconsolables, malgré les tentatives de leurs proches. Ceux-là reviendront l'année prochaine…

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