Le coup de blues de certains commerçants du centre-ville de Besançon

Publié le 23/05/2016 - 08:45
Mis à jour le 24/08/2016 - 11:32

« Déroutant », ce commerçant bisontin n’avait, ce jour-là, que ce mot à la bouche pour qualifier l’état du commerce en centre-ville. « Dans la boucle, depuis janvier, nous faisons tous (NDLR les commerçants) au moins 10% de chiffre d’affaires, jusqu’à moins 30% pour certains« .

 ©
©

Pendant notre discussion, fortuite, il énumère les "affaires" qui vont mal," celles qui vont fermer ". Par exemple : "Ces deux-là (NDLR il cite deux noms bien connus), des enseignes historiques pourtant, ne passeront même pas par la case liquidation, elles vont fermer, si ça ne se redresse pas, c’est tout ! Et cet autre, bien installé lui aussi, à la recherche d’une surface plus petite tant le coût à la location est élevé, tout comme les charges et taxes. C’est déroutant !"

"Les clients ont pris d'autres habitudes…"

Les raisons de ce marasme "bien évidemment la difficile situation économique du moment qui dépasse Besançon" poursuit-il. Et d’expliquer : "Les gens n’ont plus d’argent pour consommer d’un côté, et les taxes ne nous arrangent pas de l’autre "."Et puis les clients ont pris d’autres habitudes pendant les travaux du tram. Pas sûr qu’ils reviennent. Surtout avec les parcmètres trop chers  (…) Et des policiers municipaux qui donnent l’impression de devoir faire du chiffre et font fuir les clients voiturés vers les zones commerciales, là où ils ne sévissent pas".

"Quant aux cyclistes, eux, ils consomment sur Internet, la taxe carbone pour être livrés à domicile ils s’en foutent ! " rajoute cet autre commerçant, bien énervé, rencontré un peu plus tard. Mon premier interlocuteur complétant : "Ce n’est pas avec quatre samedis piétons dans l’année que je vais redresser la situation, pas plus que le reste des commerces de la boucle, du moins ceux qui souffrent". "Le maire fait ce qu’il peut" ajoute-t-il, "on le sent attentif. En revanche, celles qui ne jouent pas le jeu qu’on est en droit d’attendre d’elles, ce sont les banques. Elles nous mettent la pression, elles ne nous aident pas, elles nous enfoncent ! ".

"Les commerçants doivent aussi agir, innover…"

Et puis mettant fin à cet entretien improvisé "on va essayer de s’en sortir, il le faut bien ; et puis les commerçants doivent aussi agir, innover…" mais il regrette le peu de mobilisation de ces professionnels. "On n’était que 39 sur près de 150 adhérents l’autre soir (NDLR le 8 avril) à la réunion de l’UCB, allez comprendre, hein ! "

"C’est un fait, la crise économique et les nouveaux modes de consommation fragilisent les activités commerciales classiques. Besançon n’y échappe pas, pas plus, comme l’attestent les chiffres, les zones de commerciales" réagit Thierry Morton, adjoint au maire de Besançon en charge du  commerce,  du tourisme et de l'artisanat. "Dans l’hyper centre bisontin, la vacance commerciale (magasins fermés, en attente de reprise d’activité) est inférieure à 10%, quand, dans d’autres villes, à l’attractivité touristique pourtant plus marquée, elle est plus élevée. Besançon et toute la municipalité mettent tout en œuvre pour soutenir l’activité commerciale du centre-ville en relation permanente avec l’Association de commerçants, la CCI etc." Et de rajouter : "Pour générer de l’affluence dans la boucle, sont proposés : les braderies, brocantes, festivals, le nouveau salon littéraire (ex. Mots Doubs) mais aussi l’amélioration de l’accessibilité avec une offre de stationnement à 0,20 €/heure pour les samedis piétons et les samedis de braderies. Tout comme la valorisation de nos atouts touristiques. Certes ces actions ne font pas tout, mais que diriez-vous si nous ne faisions rien ?"

Le président de l’UCB, Pierre Bouvier, ne balaie pas d’un revers de main toutes les inquiétudes, mais il les relativise, chaque commerce du centre-ville est, selon lui, un cas particulier, une histoire. "Le problème n’est pas l’accessibilité du centre-ville" insiste-t-il, faisant remarquer que les manifestations après les terribles attentats de janvier 2015 ont fait venir en ville quelques 20.000 personnes. "La question du parking et de son coût ne s’est alors pas posée".

 À propos du de la dernière édition des "samedis piétons" il en tire un bilan, un enseignement et un souhait. Côté bilan, plutôt positif et nuancé :"Il y a eu du monde en ville et un sursaut de consommation dont ont bénéficié certaines enseignes, mais pas toutes, il est vrai ". Côté enseignement : "Les commerçants vont devoir s’adapter aux nouveaux modes de consommation". Et un souhait : "Ce qu’il faudrait, c’est un "samedi piétons " par mois". 

 Albert Ziri

Economie

Commerces dégradés le 17 octobre 2026 : le gouvernement annonce un plan de soutien économique aux entreprises sinistrées

À la suite des violences urbaines des 17 et 18 octobre 2026, qui ont provoqué des dégâts dans plusieurs milliers de commerces en France, y compris à Besançon, le gouvernement déploie une série de mesures destinées à soutenir les entreprises touchées. Activité partielle financée par l’État, reports de charges, prêts à taux zéro et aides d’urgence figurent parmi les dispositifs annoncés.

La Vèze : un petit morceau d’Italie à emporter avec Da Maria

Après une carrière dans les secteurs bancaire, des assurances et de l’automobile, Marie Bernard a finalement souhaité donner un nouveau sens à sa carrière en devenant indépendante. Le 11 septembre 2026, elle a concrétisé un projet qui lui tenait à coeur en ouvrant son activité autour de la cuisine italienne. Situé à la Vèze, l’enseigne Da Maria propose une sélection de plats familiaux inspirés de la cuisine italienne, à emporter. Nous lui avons posé quelques questions sur son activité.

Octobre et novembre, les mois idéaux pour faire ses plantations avec les Pépinières bisontines !

QUOI DE 9 ? • Arbres fruitiers, petits fruits, haies, plantes ornementales… Les mois d’octobre et novembre sont une période idéale pour préparer son jardin à la belle saison. Aux Pépinières Bisontines, situées à côté d'Emmaüs à Besançon, David et son équipe mettent les plantations à l’honneur avec des tarifs revus à la baisse et des prestations complètes, de l’arrachage à la mise en terre. À l’approche de la Toussaint, les compositions florales sont également au rendez-vous…

Fraude bancaire : les banques doivent désormais rembourser les victimes sous un jour ouvrable

Les victimes de fraudes bancaires bénéficient désormais d’une protection renforcée. Dans un arrêt rendu le 15 octobre 2026, dans l’affaire C-70/25 "Tukowiecka", la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a précisé les obligations des banques face à des paiements effectués sans l’accord du titulaire du compte.

Matthias Marc distingué par les Talents Servair pour son nouveau restaurant Maison des Cimes à Malbuisson

Le chef franc-comtois Matthias Marc figure parmi les quatre lauréats de la première édition des Talents Servair, un concours destiné à soutenir les projets d’ouverture et de montée en gamme de restaurants, a-ton appris le 12 octobre 2026. Son établissement, la Maison des Cimes, récemment ouvert à Malbuisson, dans le Haut-Doubs, bénéficie ainsi d’un dispositif d’accompagnement financier et professionnel.

À Besançon, Céline Girard redonne vie aux céramiques brisées grâce à l’art japonais du kintsugi

Installée à partir du 4 novembre 2026 Grande Rue, à Besançon, la restauratrice de céramiques Céline Girard perpétue la méthode traditionnelle japonaise du kintsugi. À l’Atelier Yumi Kintsugi, elle répare les objets abîmés à l’aide de laque végétale urushi et de poudre métallique, notamment d’or, pour faire des traces de la cassure un élément esthétique à part entière.

Le ski à l’honneur chez Decathlon Besançon en octobre et novembre : bourse, rachat et location

Publi-info • Des skis, déjà ? Hé oui, l’hiver se profile et ce n’est pas quand la neige se met à tomber qu’il faut penser à s’équiper. Fort de cette idée de vous aider à préparer les premières neiges, Decathlon vous propose trois événements : une bourse aux skis, puis une opération reprise de skis et, enfin, de la location.

Une nouvelle brasserie artisanale voit le jour dans la vallée de la Loue

La Brasserie Barlou vient d’être inaugurée le 9 octobre 2026 à Quingey. Pour les gérants Florent Brischoux et Alix Pouillard, cette brasserie artisanale est l'aboutissement naturel d'une aventure déjà bien implantée sur les bords de la Loue, entre loisirs de pleine nature, restauration, musique et convivialité.

Sécheresse dans le Doubs : un dégrèvement de taxe foncière pour les propriétaires de parcelles agricoles

Face aux conséquences de la sécheresse qui touche le territoire métropolitain depuis cet été, l’État met en place un dispositif de dégrèvement de taxe foncière sur les propriétés non bâties dans l’ensemble du département du Doubs, a-t-on appris de la préfecture du Doubs, jeudi 8 octobre 2026. Cette mesure vise à tenir compte des pertes de rendement enregistrées dans les exploitations agricoles.

Travaux publics : la FRTP de Bourgogne-Franche-Comté alerte sur une activité en chute libre

Dans un communiqué du mercredi 7 octobre 2026, la Fédération régionale des travaux publics (FRTP) de Bourgogne-Franche-Comté s’inquiète de la baisse des appels d’offres et des commandes. Elle appelle les élus locaux à maintenir leurs investissements dans les infrastructures et attend des mesures dans le projet de loi de finances 2027.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 11.6C°
légère pluie
le 23/10 à 08h00
Vent
6.49 m/s
Pression
1014 hPa
Humidité
88 %

Sondage