Bien urbain à Besançon : des moutons qui ne laissent pas indifférents…

Publié le 01/06/2017 - 13:54
Mis à jour le 20/06/2017 - 13:19

Depuis quelques jours, des lecteurs et lectrices de maCommune.info nous envoient des photos et des commentaires à propos d’une œuvre murale de l’artiste Ericailcane faisant partie du circuit du festival Bien Urbain à Besançon… Il s’agit de celle mettant en scène deux moutons, l’un blanc, l’un noir, située rue des Chaprais.

Il est vrai que lorsque l'on descend à pied ou en voiture la rue de Chaprais, ces deux immenses moutons ne laissent pas indifférents, voire, surprennent ! Ce qui n'est pas pour nous déplaire… Mais ce n'est malheureusement pas le cas de tout le monde ! 

Pour Monique, lectrice de maCommune.info, cette fresque "fait peur !! Et surtout aux enfants". Selon elle, "il y avait plus gai et coloré à dessiner que cet affreux mouton avec cette bête noire qui ne ressemble à rien". Monique se demande même "qui a pu autoriser une fresque aussi horrible que des centaines de personnes voient en descendant le passage Rambaud".

Pour Patrick, qui utilise la rue des Chaprais chaque matin, "c'est un interpellant. C'est artistiquement bien fait, mais c'est étonnant. On ne comprend pas bien le message : est-ce contre la cruauté animale ?".

Selon Marjorie, "c'est dingue ! On a envie de rester des heures pour regarder tous les détails. Toutefois, le message n'est pas tout à fait facile à comprendre : les moutons représentent les gens ? Des animaux violentés ? Qui sont les tanks en bas ?"

"La peinture ne fait pas référence à un conflit précis"

Interrogé par un internaute surpris et qui a joué les enquêteurs, David Demougeot, coordinateur de l'association Juste Ici, organisatrice de Bien Urbain, explique : "La peinture ne fait pas référence à un conflit précis. Les tanks sont présents, mais rien n'indique d'ailleurs s'ils sont en  utilisation ou simplement en "menace". Il n'y a également pas de référence temporelle dans la peinture. Enfin, l’anthropomorphisme utilisé comme toujours par l'artiste Ericailcane est à prendre comme une évocation générale des comportements humains. Les animaux représentent ainsi de manière imagée des faits de société, mais laissent les interprétations très ouvertes. Vous pourrez également découvrir au musée du Temps jusqu'au 17 septembre l'exposition de ses dessins issus de la série Potente di Fuoco où l'artiste redessine 25 ans plus tard ses propres dessins d'enfant."

Qui paie ? Quels sont les moyens employés pour cette œuvre ?

"Tous ces frais sont payés par l'association grâce à des fonds publics. Subventions votées par les collectivités et l'état : Ville de Besançon, État, Région, Département, Communauté d'Agglomération du Grand Besançon. Vous trouverez sur notre site la liste de nos partenaires : http://bien-urbain.fr/fr/partenaires/", ajoute le coordinateur. 

Enfin, David Demougeot indique que "Nous sommes heureux que les œuvres vous interrogent et interpellent. Nous laissons les artistes libres de réaliser les œuvres qui leur semblent être pertinentes. Elles sont parfois abstraites, parfois figuratives, porteuses de messages clairs ou non. Il nous semble toujours intéressant de laisser ces œuvres sans explication précise sous forme de cartel explicatif, car elles sont faites pour être dans l'espace public et interprétées de façons différentes en fonction du vécu, des ressentis et références de chacun. Le but n'est pas de "laisser planer le doute", mais bien d'ouvrir des pistes de discussions, d'interrogations et d'échanges. Nous proposons également de nombreuses visites gratuites auprès de tous les publics, qui sont des temps d'échange privilégiés pour confronter les points de vue sur les œuvres." 

Nous terminerons cet article par deux citations : 

"L'art est fait pour troubler : la science rassure." de Georges Braque - Le jour et la nuit (1952)

"Aucune oeuvre d’art ne doit être décrite ni expliquée sous les catégories de la communication."  Selon Theodor Wiesengrund Adorno

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