Cérémonie polémique des JO : à Dijon, un petit musée dans le tourbillon médiatique

Publié le 02/08/2024 - 09:34
Mis à jour le 02/08/2024 - 08:17

De 150 à 150.000 visites par jour sur son site internet : à Dijon, un petit musée s'est retrouvé au centre de la frénésie en ligne après qu'une de ses oeuvres, Le Festin des dieux, a été considérée comme ayant pu inspirer une scène de la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques.

 © Musée national Magnin
© Musée national Magnin

"Ça a commencé d'une façon un peu inattendue, si je puis dire", raconte à l'AFP Leslie Weber-Robardet, chargée de communication au Musée Magnin, un musée national à Dijon, en Bourgogne. "Je n'ai personnellement pas regardé la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques 2024, mais j'ai été alertée sur mon téléphone par des notifications
provenant de divers réseaux sociaux et c'est à ce moment-là que j'ai compris qu'une comparaison avait été faite entre cette scène" de la cérémonie "et le tableau" exposé au musée Magnin, ajoute-t-elle.

Le Festin des dieux est accroché depuis 1938 dans la même petite salle du musée, visité par à peine plus de 15.000 personnes par an. Jamais le tableau du peintre néerlandais Jan van Bijlert, réalisé vers 1635-1640, n'avait connu une telle gloire.

Référence à la Cène

Le 26 juillet, une scène de la cérémonie d'ouverture montrait l'acteur et chanteur Philippe Katerine presque nu, déguisé en Dyonisos, Dieu grec du vin, devant un banquet festif. La cérémonie même pas terminée, la scène a essuyé les critiques de l'eurodéputée ex-Reconquête Marion Maréchal, comme de l'ex-président américain Donald Trump en passant par le souverainiste italien Matteo Salvini, qui y ont vu une référence à la Cène.

Le directeur artistique de la cérémonie Thomas Jolly a nié s'être inspiré du dernier repas du Christ, revendiquant une référence à "une grande fête païenne reliée aux dieux de l'Olympe". Sur les réseaux sociaux, certains renvoient alors au Festin des Dieux de Dijon.

"C'est une oeuvre d'inspiration mythologique. Il s'agit d'un festin qui a lieu dans l'Olympe. Ce sont les noces de Thétis et Pélée. On reconnaît par exemple Neptune, Apollon, Diane et, bien évidemment, Bacchus, accompagné d'une grappe de raisin", explique Mme Weber-Robardet. "Le musée n'est pas du tout à l'origine de cette comparaison", assure-t-elle, reconnaissant n'avoir pas pu "identifier le premier internaute qui a pu faire ce lien".

Le musée n'en apprécie pas moins le coup de pub. "Il y a eu un énorme boum sur notre site internet : nous sommes passés d'environ 150 visiteurs à 150.000 du jour au lendemain", se félicite-t-elle, sans pouvoir pour l'instant évaluer si les visites physiques ont elles aussi augmenté.

(AFP)

Culture

L’institut Gustave Courbet célèbre les 50 ans de la donation du musée Gustave Courbet au Département du Doubs

Le 15 avril 1976, Robert Fernier, président de l’association des Amis de Gustave Courbet (aujourd’hui Institut Gustave Courbet) et Pierre Beziau, préfet de la Région Franche-Comté, préfet du Doubs, signaient l’acte de cession au département du Doubs du Musée Courbet, créé et inauguré en 1971 avec la donation des collections.

À Besançon, un futur festival dédié à Victor Hugo en quête de mécènes

À Besançon, un projet de festival consacré à Victor Hugo se prépare pour début 2027, mais sa concrétisation repose encore sur un appel au mécénat. À l’initiative de Mikaël Demenge, fondateur de la page Facebook ”Besançon j’aime ma ville” suivie par 34 000 abonnés, l’événement cherche activement des soutiens financiers.

La Bourgogne-Franche-Comté s’allie à l’Onda pour soutenir la diffusion du spectacle vivant

La Région Bourgogne-Franche-Comté a annoncé, dans un communiqué du 9 avril 2026, la signature prochaine d’un partenariat avec l’Office national de diffusion artistique (Onda). L’objectif est de soutenir la diffusion des œuvres régionales à l’échelle nationale et d’accompagner les évolutions du secteur du spectacle vivant.

Une nouvelle salle d’exposition permanente au musée comtois de la Citadelle

Situé au cœur de la Citadelle de Besançon, le Musée comtois, inaugure une nouvelle salle permanente consacrée aux migrations en Franche-Comté, a-t-on appris ce jeudi 9 avril 2026. Elle propose de découvrir une histoire souvent méconnue : celle d’une région façonnée depuis des siècles par les circulations, les départs et les arrivées de femmes et d’hommes venus d’horizons variés. À travers des objets, des archives, des photographies et des témoignages, ce nouvel espace "invite à mieux comprendre ces mobilités humaines et leurs impacts sur la société régionale", précise la Citadelle.

Samsofy au musée des Maisons comtoises : un univers miniature à découvrir dès ce week-end

Au Musée des Maisons comtoises, une résidence artistique met à l’honneur l’artiste français Samsofy du 7 au 9 avril 2026. Cette venue s’inscrit dans le cadre de l’exposition Imbriquations et vise à préparer deux propositions destinées au public, qui seront accessibles à partir du 11 avril.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 12.4
couvert
le 20/04 à 21h00
Vent
2.62 m/s
Pression
1016 hPa
Humidité
61 %

Sondage