CINEMA Midnight in Paris de Woody Allen

Publié le 15/05/2011 - 11:40
Mis à jour le 15/05/2011 - 11:40

Un écrivain désabusé défie les lois du temps et vagabonde dans le Paris des années 20.

 ©
©
**** A voir absolument
 
C’est beau, Paris sous la pluie. Prenez un écrivain scénariste pour Hollywood, défaitiste au possible et aux portes d’un mariage avec une femme superbe mais avec laquelle il ne partage rien. Paris se dénude avec pudeur, exhibe fièrement ses monuments, successions de plans sur des éléments typiques du paysage parisien. Lui, Gil, s’y plaît dans cette ville.
 
Et quand sonnent les douze coups de minuit, l’égaré est pris en stop par une voiture vieille école, que seul un collectionneur pourrait aujourd’hui posséder.
 
Mais c’est là qu’est l’idée. Le Paris actuel disparaît pour laisser sa place aux diners mondains de celui des années 20, aux spectacles du music-hall, aux artistes qui passent leur nuit dans les petits cafés. Ce voyage dans le temps aux allures de voyage initiatique propulse le jeune auteur américain dans la fièvre des nuits parisiennes et l’amène à côtoyer les plus grands. Scott et Zelda Fitzgerald, Ernest Hemingway, Dali, Bunuel et bien d’autres.
 
Woody Allen s’intéresse au « syndrome de l’âge d’or », sorte de nostalgie qui veut que quelqu’un se plaise à croire que sa vie aurait été plus intéressante, plus palpitante dans une autre époque. Un fantasme que chacun a pu avoir une fois dans sa vie.
 
Au cœur du film, l’histoire d’amour qui naît de la rencontre entre deux époques, entre une jeune bordelaise exilée à Paris qui s’acoquine avec les milieux intellectuels parisiens (Marion Cotillard) et l’écrivain loufoque d’un autre siècle (Owen Wilson). Allen joue du mélange des époques pour créer une complicité. Gil qui propose une idée de film à Bunuel est une scène savoureuse.
 
Ce Woody Allen est un vrai pur moment de plaisir qui montre, s’il le faut, les insatisfactions liées à notre temps et à notre condition humaine.
 
Quentin Buchberger
 
Titre original : Midnight in Paris
Réalisation : Woody Allen
Scénario : Woody Allen
D’après le roman de Rosemary Sutcliff
Avec : Owen Wilson, Rachel McAdams, Michael Sheen, Marion Cotillard, Carla Bruni
Durée : 1h34
Genre : Comédie, Romance
Photographie : Darius Khondji
Année de production : 2011
Distribution : Mars Distribution
Date de sortie : 11 mai 2011
 
A voir du même réalisateur : Prend l’oseille et tire toi (1969), Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le sexe sans jamais oser le demander (1972), Annie Hall (1977), Manhattan (1980), Match Point (2005), Scoop (2006), Vicky Cristina Barcelona (2008), Whatever Works (2009), Vous allez rencontrer un bel et sombre inconnu (2010)

Prochaine rubrique cinéma le samedi 21 mai 2011

**** à voir absolument
***  à voir
** pourquoi pas
*   mieux vaut éviter
 

 

Culture

Besançon, berceau oublié de l’anarchisme ?

Dans la boucle du Doubs, entre une citadelle classée à l'Unesco et les ateliers d'horlogerie qui firent sa fortune, Besançon a nourri l'une des traditions libertaires les plus singulières de France. De la naissance de Pierre-Joseph Proudhon au projet avorté de Commune en 1871, retour sur une histoire où la "ville horlogère" a longtemps battu au rythme des idées anarchistes... pour rappel.

À Besançon, Ludovic Fagaut accusé de dépolitiser l’art

Dans un communiqué de presse, l’ex-adjointe en charge de la Culture et conseillère municipale à la Ville de Besançon, Aline Chassagne (PCF) dénonce une « mise en pratique » de la « cancel culture » par le maire de Besançon Ludovic Fagaut. La raison à cela ? La décision prise par la Ville de Besançon de débaptiser le nom de l’exposition "Ni Dieu ni maître ! Art et anarchie de Courbet à Banksy" qui sera présente à Besançon du 27 février au 4 juillet 2026, pour "L’Art en liberté. De Courbet au Street art". Une décision également dénoncée en vidéo par Hélène Magnin-Feysot, conseillère municipale (LFI) sur ses réseaux sociaux.

À Besançon, Céline Girard redonne vie aux céramiques brisées grâce à l’art japonais du kintsugi

Installée à partir du 4 novembre 2026 Grande Rue, à Besançon, la restauratrice de céramiques Céline Girard perpétue la méthode traditionnelle japonaise du kintsugi. À l’Atelier Yumi Kintsugi, elle répare les objets abîmés à l’aide de laque végétale urushi et de poudre métallique, notamment d’or, pour faire des traces de la cassure un élément esthétique à part entière.

Le Festi’Diff revient faire vibrer la scène au rythme de l’inclusion à Labergement-Sainte-Marie

Le Festi’Diff de l’Espace Mont d’Or proposera une 9e édition placée sous le signe du partage, de la création et de l’inclusion les 13 et 14 novembre 2026 à l’Espace des Vallières de Labergement Sainte-Marie. Un événement pensé pour et autour de l’intégration du public handicapé ou empêché pour que "les différences ne soient plus un handicap, mais un enrichissement".
 

Festival de la photographie à Besançon – Rencontre avec GLADYS, figure singulière de la photographie contemporaine française

VIDÉO • Il y a des photographies que l’on regarde et puis il y a celles qui nous regardent en retour. À Besançon, la rencontre avec la photographe GLADYS appartient à cette seconde catégorie. À l’occasion du Festival de la photographie, organisé par Grain d’Pixel, la Galerie de l'ancienne poste accueille, jusqu'au 25 octobre 2026, le travail de cette photographe française de renommée internationale. Une exposition qui s’inscrit dans un contexte tout particulier : celui du bicentenaire de la photographie, qui invite à célébrer deux siècles d’images, mais aussi à s’interroger sur ce que la photographie continue de raconter de notre époque...
 

Tableau de Gustave Courbet : droit de réponse de Me Béatrice Cohen

DROIT DE RÉPONSE • En tant que conseil de la société adjudicataire du tableau litigieux, Béatrice Cohen, avocate au Barreau de Paris, souhaite apporter plusieurs précisions à la suite de la publication, le 10 septembre 2026, sur le site MaCommune.info, de l’article intitulé Une expertise judiciaire conclut à l’authenticité d’un tableau inédit de Gustave Courbet.

Ce week-end, les Absinthiades ont mis Pontarlier au vert…

PALMARÈS DES MEILLEURES ABSINTHES • Les 3 et 4 octobre 2026, Pontarlier a une nouvelle fois vécu au rythme de la fée verte. Pendant deux jours, les Absinthiades ont réuni professionnels, amateurs, passionnés et curieux autour d’un même emblème : l’absinthe. Un rendez-vous devenu incontournable, où la découverte se mêle à la convivialité et où, le temps d’un week-end, la célèbre boisson est véritablement reine.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 13.04C°
couvert
le 15/10 à 23h00
Vent
1.43 m/s
Pression
1025 hPa
Humidité
88 %

Sondage