Courbet et L'Origine du monde : la femme enfin identifiée…

Publié le 26/09/2018 - 09:49
Mis à jour le 26/09/2018 - 09:49

C’est un mystère vieux de plus de 150 ans qu’à découvert le chercheur Claude Schopp ce mois de septembre 2018. Le spécialiste explique dans son livre intitulé L’origine du monde, vie du modèle, qu’il s’agit de Constance Quéniaux, une ancienne danseuse de l’opéra…

 ©
©

Comme beaucoup de découvertes, celle-ci, racontée dans "L'Origine du monde, vie du modèle", à paraître le 4 octobre chez Phébus, est le fruit du hasard.

Une énigme vieille de 152 ans

C'est en travaillant sur la correspondance d'Alexandre Dumas fils et de George Sand que le grand spécialiste français de Dumas père et fils, Goncourt de la biographie en 2017, a résolu une énigme vieille de 152 ans.

Le but du chercheur n'était certainement pas de faire des recherches sur "L'Origine du monde", le célèbre nu somptueusement provocant exposé au musée d'Orsay depuis 1995, ayant appartenu un temps au psychanalyste Jacques Lacan.

Surpris par une coquille

Chargé de l'annotation des lettres échangées entre George Sand et Dumas fils, "de traquer les moindres allusions que contient un texte afin de l'éclaircir", Claude Schopp est surpris par une coquille dans la transcription d'une lettre de Dumas à Sand, datant de juin 1871.

L'écrivain, hostile à la Commune, déblatère sur Courbet. "On ne peint pas de son pinceau le plus délicat et le plus sonore l'interview de Mlle Queniault (sic) de l'Opéra", écrit Dumas.

"Interview? ça ne voulait rien dire", explique le chercheur au cours d'un entretien avec un journaliste de l'AFP. Il décide de confronter cette transcription au manuscrit conservé à la Bibliothèque nationale de France (BnF). Ce n'est pas "interview" qu'il fallait lire mais "intérieur".

"Comme une illumination"

"Ce fut comme une illumination", se souvient le chercheur. "D'habitude je trouve en travaillant beaucoup, là j'ai trouvé sans chercher. C'était injuste". Le chercheur fait part de sa découverte à Sylvie Aubenas, directrice du département des estampes et de la photographie de la BnF.

"Ce témoignage d'époque découvert par Claude me fait dire que nous avons la certitude à 99% que le modèle de Courbet était bien Constance Quéniaux", confie Mme Aubenas à l'AFP.

Bouquet de fleurs

On savait jusqu'à présent que le commanditaire du fameux tableau était le diplomate turco-égyptien Khalil-Bey, une figure flamboyante du Tout-Paris des années 1860. Le tableau fut exécuté par Courbet à la demande de Khalil-Bey au cours de l'été 1866.

Avant la découverte de Claude Schopp plusieurs noms avaient circulé quant à l'identité du modèle. On a ainsi évoqué Joanna Hiffernan, maîtresse de Courbet durant l'été 1866, dont la rousseur irlandaise et la carnation blanche correspondent peu à ce que dévoile le tableau, ou celui de Jeanne de Tourbey, maîtresse du diplomate ottoman, mais figure trop en vue pour tenir le rôle de modèle.

La noirceur de la chevelure de Constance et ses "beaux sourcils noirs", loués par la critique lorsqu'elle dansait à l'Opéra, sont plus conformes à la luxuriante pilosité du modèle, explique Sylvie Aubenas. Le département des estampes et de la photographie de la BnF conserve plusieurs photos de Constance Quéniaux dont une par Nadar.

"C'était un secret connu de tous"

En 1866, Constance Quéniaux a 34 ans. Elle ne danse plus depuis 1859 et est une des maîtresses de Khalil-Bey.

Pourquoi son nom n'est-il pas apparu plus tôt? "C'était un secret connu de tous", suggère Sylvie Aubenas. Si Dumas lâche son nom, c'est davantage par ressentiment à l'encontre de Courbet. Avec le temps, Constance est devenue "une femme de bien", "respectable", qui s'adonne aux œuvres philanthropiques. On ne remue pas le passé.

Un autre élément vient corroborer la découverte de Claude Schopp. A la mort de Constance, en 1908, on découvrit lors de la vente de succession un tableau de Courbet représentant un bouquet de fleurs. La composition mêle habilement bouquet et plantes en pots.

Sur le côté gauche des fleurs printanières (iris, tulipes, primevères); sur le côté droit des camélias rouges et blancs, "les fleurs vouées aux courtisanes depuis Dumas fils", fait remarquer Sylvie Aubenas.

Surtout, au centre, on remarque une plante grasse qui tend vers le spectateur une profonde corolle rouge épanouie et ouverte.

"Quel plus bel hommage de l'artiste et du commanditaire à Constance ?", souligne Mme Aubenas.

(Source AFP)

Culture

Une première réussie à Pont-sur-l’Ognon pour le No Logo !

Après des mois d’incertitudes et une organisation préparée à la hâte, le No Logo a réussi son retour à Pont-sur-l’Ognon, ce week-end du 7 au 9 août. Avec plus de 6 500 festivaliers chaque soir et une programmation 100 % surprise, cette édition inédite a permis au festival de retrouver son public et, surtout, son identité.

Aymée Vanhée, graveuse de pierre : faire revivre un métier d’art à travers chaque inscription

À 26 ans, Aymée Vanhée exerce un métier dont beaucoup ignorent encore l'existence. Installée à Besançon, cette jeune artisane vient de créer son entreprise, Papier de pierre, spécialisée dans la gravure manuelle sur pierre. Derrière chaque nom inscrit sur un monument funéraire, elle revendique un savoir-faire artisanal, hérité d'une longue tradition, mais aussi une approche plus directe et plus juste pour les familles.

No Logo Festival 2026 : une 13e édition qui ouvre un nouveau chapitre à Pont-sur-l’Ognon

Ce vendredi 7 août, le No Logo Festival donnera le coup d'envoi de sa 13e édition sur son nouveau site de Pont-sur-l'Ognon. Après plusieurs mois de préparation, l'événement s'apprête à accueillir près de 6 500 festivaliers dans un format plus réduit, tout en conservant les principes qui ont fait son identité depuis sa création.

J’ai testé pour vous les visites en bateau et en bus cabriolet des Vedettes de Besançon

Quel effet ça fait d'être un touriste à Besançon, ville de mon adolescence pleine de souvenirs ? Mercredi 5 août 2026, j'ai pris le bus décapotable et le bateau des Vedettes de Besançon pour le savoir, en voici un aperçu qui, je l'espère, donnera envie...

Aux Auxons, rencontre Sébastien Lombardo, un artiste muraliste qui donne des couleurs à l’urbain

VIDÉO • Sébastien Lombardo, ancien graphiste, a lâché sa souris pour prendre les pinceaux et embellir, de fresques colorées, le mobilier urbain et les murs des particuliers, à Besançon et ses alentours, ainsi que et dans toute l'Europe. Aux Auxons, ses oeuvres embellissent des tranformateurs électriques...

Saline royale d’Arc-et-Senans : 9 soirées de cinéma en plein air du 6 au 22 août 2026

La Saline royale d'Arc-et-Senans accueillera, du 6 au 22 août 2026, une série de neuf soirées de cinéma en plein air. Organisé les jeudis, vendredis et samedis, l'événement se déroulera au sein du site inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco et proposera la projection de grands classiques du cinéma à la tombée de la nuit.

Et si la future grande bibliothèque de Besançon portait le nom de Charles Weiss, l’illustre bibliothécaire de la ville ?

Alors que la construction de la nouvelle grande bibliothèque de Besançon entre dans sa dernière phase, une proposition de nom est mise sur la table : celui de Charles Weiss, figure de l’histoire culturelle de la cité. À l’origine de cette initiative, Gilles Champion, administrateur de Renaissance du Vieux Besançon, qui a adressé une lettre au maire et président de Grand Besançon Métropole Ludovic Fagaut le 10 juin 2026 afin de défendre cette idée. 

Une journée d’étude internationale à Besançon pour explorer l’art né de la Déportation

Le Musée de la Résistance et de la Déportation de Besançon réunira, le 16 septembre 2026, des spécialistes français et européens autour d'un patrimoine rare : les œuvres réalisées pendant et après la Déportation. Une rencontre ouverte au public qui mettra en lumière l'un des plus importants fonds d'art concentrationnaire d'Europe conservé dans la capitale comtoise.

À Besançon, la Colo du Bitume initie dix jeunes aux coulisses des arts de rue

Pensée par la Maison de quartier Battant et le Festival du Bitume et des Plumes, la Colo du Bitume propose à dix jeunes âgés de 12 à 15 ans une immersion dans l’univers des arts de rue et de la programmation artistique. Le projet se déroulera du 4 au 8 août 2026 à La Chaux-de-Fonds, en Suisse, dans le cadre du festival La Plage des Six Pompes, rendez-vous reconnu de la création en espace public.

Les Éditions du Sekoya publient un nouveau tome consacré aux expéditions de Paul-Émile Victor

Les Éditions du Sekoya annoncent la parution de L'Or blanc du Groenland, deuxième volume de leur collection dédiée à l'explorateur français Paul-Émile Victor. L'ouvrage, présenté sous la forme d'une bande dessinée, retrace les expéditions scientifiques menées au Groenland entre 1935 et 1939.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 31.13
partiellement nuageux
le 10/08 à 20h00
Vent
1.34 m/s
Pression
1016 hPa
Humidité
37 %

Sondage