Dédoublement de classes, 24 par classe, postes d'enseignants... : les enjeux de la rentrée 2021 dans le Doubs

Publié le 26/02/2021 - 18:31
Mis à jour le 27/02/2021 - 05:48

Lors d’une conférence de presse vendredi 26 février 2021, le Directeur de l’inspection académique de l’Éducation nationale du Doubs (Dasen), Patrice Durand, a présenté les enjeux de la rentrée 2021.

Pour Patrice Durand, la rentrée scolaire 2021-2022 "se présente très bien". Il explique que "nous avons construit avec les services une carte équitable, je crois que c'est le qualificatif qu'il faut retenir de cette carte scolaire, de façon à ce que l'ensemble des élèves et les conditions d'apprentissage le meilleures et que les enseignants aient les conditions d'exercice du métier les meilleures possible dans cette équité départementale que je dois à tous et à toutes."

 Dans le premier degré…

 Le contexte national démontre une baisse de la démographie importante avec 56.243 élèves en moins que l'année dernière (-1,0%). Malgré cela, l'Éducation nationale souhaite créer 2.000 postes supplémentaires sur toute la France dans le premier degré.

Dans l'académie de Besançon, qui compte les quatre départements de la région Franche-Comté, cette baisse est -1,23% soit 1.225 élèves en moins à la rentrée 2021 par rapport à 2020. Aucun poste supplémentaire n'est prévu.

  • Moins d'élèves, mais un "rééquilibrage" des postes de professeurs des écoles

Dans le département du Doubs, ce sont 302 élèves en moins par rapport à 2020. Cependant, le recteur de l'académie de Besançon a souhaité rectifier ma dotation en postes de professeurs des écoles dans le Doubs soit 10 postes supplémentaires dès la rentrée.

Comme indiqué précédemment, aucun poste supplémentaire n'est prévu dans l'académie. Alors pourquoi 10 postes dans le Doubs ? "C'est un rééquilibrage par rapport aux années précédentes pendant lesquelles ont était en grande difficulté par rapport aux autres départements et c'est aussi pour prendre en considération les caractéristiques de notre département", explique Patrice Durand.

Autrement dit, ces 10 postes sont une redistribution entre les départements et non des créations supplémentaires : 10 postes de professeurs des écoles de la Haute-Saône, de Territoire de Belfort et du Jura vont être alloués au Doubs.

  • Trois nouvelles classes ULIS dans le Doubs à la rentrée

Le ministre de l'Éducation nationale est "un axe fort" qu'il demande de développer dans les départements. Les ULIS ou Unités localisées pour l'inclusion sociale, sont des dispositifs permettant la mise en oeuvre des projets personnalisés de scolarisation (PPS) pour les élèves en difficulté (trouble des fonctions cognitives ou mentales, troubles spécifiques du langage et des apprentissages, troubles envahissants du développement dont l'autisme, des troubles de fonctions motrices, des troubles de la fonction auditive, de la fonction visuelle ou des troubles multiples associés).

Trois classes ULIS supplémentaires seront ouvertes à la rentrée 2021 dans le Doubs animées par des professeurs spécialisés. 45 écoles auront alors une classe ULIS. "C'est un signe fort pour les enfants et les parents", souligne Patrice Durand.

  • La politique départementale de la rentrée 2021

Au-delà de ce rééquilibrage, l'Inspection académique du Doubs a d'autres objectifs dont :

  • Le dédoublement des classes de grande section de maternelle, de CP et de CE1 en REP et REP+

Le Dasen souligne que "toutes les classes qui doivent être dédoublées le sont à 100% en zone d'éducation prioritaire à la demande du ministre de l'Éducation nationale, ce qui n'est pas le cas dans d'autres départements."

  • La limitation des effectifs à 24 élèves dans les classes de grande section (hors REP), mais aussi du CP à partir de la rentrée 2021

"On va mettre les moyens humains pour que dans les classes de grande section de maternelle, il n'y ait pas plus de 24 enfants", assure le Dasen. "Il n'y aura pas de classes de CP non plus de plus de 24 élèves à partir de la rentrée."

  • L'amélioration du remplacement et de la formation des enseignants

"Oui, on se doit de faire en sorte qu'un enseignant malade ou qui doit partir en formation soit remplacé", affirme Patrice Durand. C'est pourquoi la "Brigade de remplaçants" existe. "Elle doit être suffisamment consistante pour assurer ce service aux enfants", ajoute-t-il.

  • La poursuite de l'accompagnement des élèves à besoins éducatifs particuliers

Dès lors que l'école inclusive est mise en place (Ulis, psychologues scolaires, etc.), "ça signifie qu'il faut créer des postes", indique le Dasen, "donc il faut mettre des enseignants sur ces postes-là."

  • L'application du nouveau régime de décharges des directeurs d'école

Aujourd'hui, le ministre de l'Éducation nationale souhaite améliorer les conditions de travail des directeurs d'écoles et a demandé d'augmenter les décharges. "C'est ce que nous faisons partout, là où ça rentre dans le cahier des charges, c'est fait", assure le Dasen.

(Plus d'infos dans notre vidéo)

Dans le second degré…

Dans le contexte national, à l'inverse du premier degré, le second degré gagne des élèves avec 43.158 élèves supplémentaires à la rentrée 2021 (+0,90%).

Dans l'académie de Besançon, ce sont 206 élèves supplémentaires (+0,70%) qui vont faire leur rentrée dans le second degré.

Dans le Doubs, la tendance est différente : le second degré compte 7 élèves en moins (-0,03%). "La situation se stabilise", ajoute Patrice Durand.

  • 41 postes en moins à la rentrée 2021 dans le Doubs

Le Directeur de l'inspection académique du Doubs parle plutôt d'un "rééquilibrage" entre les régions.

Dans l'académie de Besançon, 76 postes Heures Poste en moins et 35 postes Heures supplémentaires annuelles en plus, soit un total de 41 postes en moins Heures budgétaires sur l'ensemble de l'académie. En comparaison : -73 postes à Dijon, -76 à Nancy, -49 à Reims, mais +18 à Strasbourg +100 à Lyon. "Ce rééquilibrage est lié à la population scolaire, le ministre veut rééquilibrer les moyens", indique le Dasen.

(Plus d'infos dans notre vidéo)

Ouverture et fermeture : plus de conditionnel !

Cette année, la carte scolaire telle qu'elle sera présentée ne comportera plus les mentions "ouverture ferme" ou "fermeture ferme", mais uniquement "ouverture" et fermeture". On ne se posera plus la question de savoir si les choses peuvent bouger dans un sens ou dans l'autre selon les écoles. En revanche, au mois de juin, des "ajustements" pourront s'effectuer en fonction du nombre d'inscriptions des élèves dans les établissements ainsi qu'en septembre.

  • Les prévisions : 68 classes fermées et 32 ouvertures dans le département.

Infos +

  • Lundi 1er mars, le Dasen recevra les organisations syndicales pour présenter la carte scolaire pour le premier degré et "évoquer les points de vigilance."
  • Pour le second degré, cette instance s'est déjà déroulée.

Education

Insee : 17 000 lycéens en moins à l’horizon 2040 en Bourgogne-Franche-Comté

Selon une étude de l’Insee Bourgogne-Franche-Comté vient de paraître, parue le 29 octobre dernier, la Bourgogne-Franche-Comté devrait compter moins de lycéens à l’avenir. Si 81200 adolescents étaient encore inscrits dans un lycée de la région à la rentrée 2025 ; ils pourraient n’être plus que 64 400 en 2040, soit un cinquième de moins.

Parcoursup remplacée en 2028, classes plafonnées à 28 élèves : ce que le Gouvernement promet aux lycéens

À l’issue de la rencontre de lundi dernier entre le Premier ministre Sébastien Lecornu et les représentants des lycéens, Édouard Geffray, ministre de l’Éducation nationale, et Philippe Baptiste, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace, ont publié, sous l’autorité du Premier ministre, la liste des engagements pris par le gouvernement le 26 octobre 2026 pour répondre aux difficultés exprimées par les lycéens.

Crise lycéenne : les annonces du gouvernement ne désamorcent pas les appels à la mobilisation

Après un mois de blocus et de manifestations, les annonces très attendues du gouvernement lundi 26 octobre 2026, dont le remplacement progressif de Parcoursup d’ici 2028, n'ont pas convaincu les organisations lycéennes et étudiantes, qui ont appelé à poursuivre la mobilisation.

À Morteau, des collégiens participent à la construction de la future bibliothèque de la ressourcerie

Les élèves de la classe de Cyril Louvrier, enseignant au collège Jean-Claude Bouquet de Morteau, ont passé la journée du vendredi 16 octobre 2026 à l'Atelier du Bélieu pour fabriquer de leurs mains les rayonnages de la future bibliothèque du magasin de la ressourcerie, dont l'ouverture est prévue en décembre.

Manifestation " Acte II " : l’intersyndicale dénonce l’absence de réponse politique et soutien la mobilisation du 24 octobre

Dans un communiqué, l’intersyndical CGT éduc’ation, FO, FSU, Solidaires renouvelle son soutien au mouvement lycéen et appelle à soutenir les mobilisations du samedi 24 octobre 2026. À Besançon, le rendez-vous est donné à 14h place de la Révolution. Pour rappel, la préfecture a interdit les manifestations non déclarées. Les personnes qui ne respecteraient pas cette interdiction s’exposent à une amende forfaitaire délictuelle de 135 euros.

Enilea Mamirolle-Poligny : Laurence Maire du Poset prend la direction de l’établissement

Laurence Maire du Poset a pris ses fonctions à la direction de l'École nationale de l'innovation, des laboratoires, de l'eau et de l'alimentation Mamirolle-Polignyle 14 octobre 2026. Issue du monde agricole et de l’enseignement, elle souhaite renforcer l’attractivité de l’établissement et développer ses formations.

Arrestation d’un lycéen à Besançon : l’intersyndicale dénonce une interpellation abusive

L’intersyndicale, CGT éduc'ation, Snes-FSU, Sud éducation et des enseignants du lycée Pergaud dénoncent, ce jeudi 15 octobre 2026, l'arrestation d'un élève de terminale qui participait à la mobilisation ce matin. Des lycéens se dirigent cet après-midi vers le commissariat de Besançon. 

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Les données météo sont momentanément indisponibles.

Sondage