Des infirmières de pratique avancée peuvent recevoir les patients directement

Publié le 21/01/2025 - 15:00
Mis à jour le 21/01/2025 - 11:13

Les infirmières de pratique avancée (IPA) vont pouvoir dans certaines conditions recevoir directement des patients et prescrire des soins sans intervention d’un médecin, selon un décret paru mardi 21 janvier 2025 au Journal officiel.

 © Alexane Alfaro
© Alexane Alfaro

Le décret était très attendu par la jeune profession, créée en 2016, et qui bataille encore pour trouver sa place entre les infirmières et les médecins.

Ces IPA, qui font deux ans d’études supplémentaires par rapport aux infirmières, ont des prérogatives plus étendues que celles-ci en matière de soin. Elles exercent dans cinq domaines : pathologies chroniques stabilisées, urgences, psychiatrie, oncologie, néphrologie. Elles peuvent par exemple réaliser des sutures (sauf visage et mains) et déjà demander certains examens comme un électro-cardiogramme.

Elles doivent permettre de libérer du temps pour les médecins, notamment dans le suivi des patients en affection longue durée.

Suppression du protocole d’organisation des soins

Le décret applique la loi Rist de 2023 sur l’amélioration de l’accès aux soins, adoptée par le Parlement malgré une forte opposition des médecins libéraux. Le décret ouvre l’accès direct et le droit à la primo-prescription aux infirmières de pratique avancée exerçant dans les hôpitaux, les établissements médico-sociaux (Ehpad), les centres de santé ou les maisons de santé. Les IPA exerçant en libéral restent en revanche exclues du dispositif.

Le décret donne également un peu plus de liberté à toutes les IPA en supprimant le protocole d’organisation des soins qu’elles devaient signer avec un médecin ou une structure médicale. La liste des médicaments, examens et autres soins que les IPA pourront prescrire directement n’est pas encore connue. Elle sera fixée ultérieurement par un arrêté du ministre de la Santé.

En 2023, la Cour des comptes avait regretté la mise en œuvre "laborieuse" de la nouvelle profession, avec seulement 1.700 professionnels formés en 2023, alors que l’Etat prévoyait initialement 3.000 IPA formées ou en formation en 2022. "Nous assistons à une petite révolution sanitaire qui donnera aux patients un choix plus large de prise en charge", s’est félicité Grégory Caumes, juriste, expert en politique de santé et défenseur de la cause des IPA.

Ce décret "est une petite bouffée d’air frais après des années d’immobilisme dommageables", a-t-il ajouté.

(Source AFP)

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