Fly, Atlas, Crozatier : la justice se penche sur l'avenir de "Mobilier européen"

Publié le 18/11/2014 - 15:21
Mis à jour le 18/11/2014 - 15:21

La chambre commerciale du  tribunal de grande instance  de Mulhouse se penche  ce mardi après-midi l’avenir du groupe en difficulté Mobilier européen (enseignes Fly, Atlas et Crozatier). Les enseignes présentes à Besançon devraient être reprises comme tous les magasins Fly et Atlas. Mais ironie du sort, vendredi dernier, le géant du meuble suédois Ikéa posait à Mulhouse la première de son 31e magasin français…. a quelques kilomètres du siège de « mobilier européen »

 ©
©

Neuf offres de reprises

Si les 91 magasins franchisés (Fly, Atlas et Crozatier) devraient tous être repris, et leurs 1.600 emplois maintenus, 52 des 95 magasins directement gérés  95 magasins gérés directement par Mobilier européen, seuls 52 font l'objet d'une proposition de reprise.

Cession à la découpe

Si la chambre commerciale valide les offres de reprise, le groupe devrait être cédé par morceaux à plusieurs repreneurs. Mais certains magasins devront mettre la clef sous la porte. Les 91 magasins franchisés (exploités sous les marques Fly, Atlas et Crozatier) devraient tous être repris, et leurs 1.600 emplois maintenus. En revanche, sur les 95 magasins gérés directement par Mobilier européen, seuls 52 font l'objet d'une proposition de reprise.

943 emplois perdus dans le "meilleur des scénarios"

En prenant en compte les salariés affectés au siège, seuls 2.733 emplois sur 3.676 pourraient être préservés (dont 124 personnes qui pourraient être reclassées dans d'autres établissements appartenant aux repreneurs). La perte nette serait donc de 943 emplois, dans le meilleur des scénarios.

L'entreprise familiale, numéro 4 du secteur en France, a été placée en redressement judiciaire en septembre. Au total, neuf offres de reprise jugées "convaincantes et crédibles" par les administrateurs judiciaires sont présentées. La chambre commerciale tribunal a déjà longuement examiné fin octobre ce dossier complexe et doit à nouveau entendre à huis clos les différentes parties. Il devrait ensuite mettre sa décision en délibéré et se prononcer dans les huit jours.

Les représentants des salariés ont prévu de manifester mardi après-midi devant le siège de l'entreprise à Kingersheim, en banlieue de Mulhouse, où travaillent actuellement quelque 300 personnes. Ils réclament notamment une aide financière des pouvoirs publics (Etat et Conseil régional d'Alsace) pour abonder le futur plan social.

Au cours des derniers jours, les syndicats ont été reçus à la sous-préfecture de Mulhouse pour évoquer ce dossier, mais également au ministère du Travail.

Crise du logement … crise du meuble mais pas pour tout le monde !

La déchéance de Mobilier européen survient dans un contexte très morose pour l'ensemble du marché. Depuis 2012, les ventes de meubles en France ont décroché de 13%. "Nous traversons un très difficile moment. Le meuble est un achat à la fois impliquant et facilement différable", subissant ainsi de plein fouet les arbitrages réalisés par les consommateurs au budget serré depuis le début de la crise, expliquait fin août Didier Baumgarten, président de la Fédération française du négoce de l'ameublement et de l'équipement de la maison (Fnaem). "Nous souffrons (...), nous sommes au creux de la vague, on voit disparaître des points de ventes et ça va continuer", ajoutait ce responsable. 

"Une concurrence de plus en plus agressive, devenue acharnée"

Selon un porte-parole de Mobilier européen, les difficultés s'expliquent aussi par la crise du logement, qui a un effet direct sur les achats de meubles. Le groupe doit affronter une "concurrence de plus en plus agressive, devenue acharnée", a ajouté ce porte-parole, évoquant notamment, sans les nommer, des "géants qui bénéficient d'économies d'échelle".

Pendant ce temps, le géant suédois Ikea s'étend : vendredi, ses responsables ont posé la première pierre de leur futur 31e magasin français, à... Mulhouse à quelques kilomètres à peine du siège de Mobilier européen. Son ouverture est prévue en juillet 2015. 

(Source : AFP)

Soyez le premier à commenter...

Laisser un commentaire

Justice

Incendie en Suisse : le propriétaire évoque une porte “verrouillée de l’intérieur” dans le bar

Le propriétaire français du bar incendié la nuit du nouvel an dans la station de ski suisse de Crans-Montana a indiqué aux enquêteurs avoir découvert juste après le drame qui a fait 40 morts qu'une "porte de service" était "verrouillée de l'intérieur" lors de son audition vendredi 9 janvier 2026.

Incendie à Crans-Montana : un avocat de victimes suisses craint la “destruction de preuves”

Des familles de victimes de l'incendie d'un bar de la station de ski suisse de Crans-Montana craignent une "destruction de preuves" de la part des propriétaires ou de "quelqu'un qui leur est proche" faute de perquisition ou de détention des intéressés, a indiqué leur avocat mercredi 7 janvier 2026.

Incendie mortel en Suisse : l’Italie dénonce une tragédie évitable et souhaite que les propriétaires du bar soient arrêtés

L'incendie du bar Le Constellation de la station suisse de Crans-Montana le 31 décembre 2025, qui a fait 40 morts et 119 blessés, aurait pu et "dû être évitée", a affirmé lundi 5 janvier 2026 devant la presse l'ambassadeur d'Italie en Suisse, Gian Lorenzo Cornado.

Péchier, “un tueur en série” avec une clinique pour “terrain de jeu” selon la cour

Frédéric Péchier, condamné à la perpétuité pour 30 empoisonnements dont 12 mortels, s'est comporté comme "un tueur en série" avec pour "terrain de jeu" la clinique de Besançon où il exerçait comme anesthésiste, selon les motivations de la cour récupérées mardi 23 décembre 2025 par l'AFP.

L’ex-anesthésiste Frédéric Péchier a déposé une demande de mise en liberté

L'ancien anesthésiste Frédéric Péchier, condamné jeudi 18 décembre 2025 à la réclusion criminelle à perpétuité pour avoir empoisonné 30 patients, dont 12 sont morts, a déposé une demande de mise en liberté dans l'attente de son procès en appel, a indiqué vendredi 19 décembre le parquet général de Besançon.

Frédéric Péchier jugé coupable : “La fin d’un cauchemar”, selon des parties civiles

VIDÉO • La cour d’assises a rendu son verdict ce jeudi 18 décembre 2025 dans l’affaire de Frédéric Péchier, après plus de trois mois de procès à Besançon. L’ex-anesthésiste est reconnu coupable pour les 30 chefs d’accusation. Il est condamné à la peine maximale, soit la réclusion criminelle à perpétuité. Voici les réactions de parties civiles dont Nathalie Simard, victime en 2017, et d’Amandine Ihelen, fille de Damien Ihelen décédé en 2008.

Frédéric Péchier reconnu coupable : “L’un des plus grands criminels du siècle” selon Me Giuranna

VIDEO • La cour d’assises a reconnu l’ex-anesthésiste coupable pour tous les chefs d’accusation et l’a condamné à la peine de réclusion criminelle à perpétuité ce jeudi 18 décembre 2025 à Besançon. Voici la réaction de Me Stéphane Giuranna, Me Frédéric Berna, avocats de parties civiles.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 3.59
couvert
le 13/01 à 09h00
Vent
1.12 m/s
Pression
1017 hPa
Humidité
96 %