Alerte Témoin

Gilets Jaunes : Macron lance le grand débat, Philippe embraye

Publié le 14/01/2019 - 08:50
Mis à jour le 15/01/2019 - 09:38

Empêtré dans la crise des Gilets Jaunes, Emmanuel Macron a appelé "le plus grand nombre de Français" à participer au grand débat national, dont Edouard Philippe doit préciser ce lundi 14 janvier 2019 les modalités. "Ce n’est ni une élection, ni un référendum", prévient le chef de l'Etat dans sa lettre aux Français diffusée lundi dans la presse et sur les réseaux sociaux, et dévoilée dès dimanche soir.

macron_micronora_besancon-124.jpg
macron_micronora_besancon-124.jpg

Il propose de baliser le débat autour d'une trentaine de questions, trace des lignes rouges, comme la suppression de l'ISF, mais ouvre la porte à des réformes importantes comme le référendum d'initiative citoyenne.

Dès mardi, Emmanuel Macron éprouvera le débat en se rendant dans une petite commune de l'Eure, Grand Bourgtheroulde, aux côtés de 600 maires et élus de Normandie. Il multipliera ensuite les déplacements pendant deux mois pour inciter les Français à se saisir de l'opportunité de dialoguer et "rendra compte directement" du débat dans le mois suivant sa fin.

Edouard Philippe précisera quant à lui les contours de la consultation dans un communiqué attendu lundi en deuxième partie de journée. "Le président solennise. Le Premier ministre est sur l'organisation", souligne un conseiller de l'exécutif.

Le pilotage reste à définir, après la défection de la présidente de la Commission nationale du débat public, Chantal Jouanno. Pour garantir l'indépendance du débat, l'exécutif semblait se diriger vers un groupe de personnalités, le Premier ministre ayant déjà évoqué un "comité des garants".

"N'oublier personne" 

Les Gilets Jaunes ont montré samedi leur détermination en défilant plus nombreux - 84.000 dans toute la France contre 50.000 la semaine précédente, selon le ministère de l'Intérieur -, avec globalement moins de violence.

  • Quatre grands thèmes sont sur la table du grand débat : pouvoir d'achat, fiscalité, démocratie et environnement. Est exclue toute remise en cause de l'IVG, de la peine de mort et du mariage pour tous.

"L'idée c'est d'aller partout, dans tous les interstices des territoires et de la République et de n'oublier personne" assure le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux. Le débat doit se poursuivre jusqu'à mi-mars, les remontées seront ensuite traitées et des décisions annoncées avant fin avril, a-t-il promis.

Mais la consultation est contestée avant même d'être lancée mardi. Nombre de Gilets Jaunes lui niaient samedi toute légitimité, affirmant que le vrai débat était aujourd'hui "dans la rue". La France Insoumise dénonce "un enfumage". Debout la France rejette une "foutaise intégrale" et le RN une manoeuvre de l'exécutif pour "gagner du temps".

Le patron de LR Laurent Wauquiez a quant à lui dénoncé le risque d'un "artifice grossier", dans sa propre lettre adressée dimanche aux Français. Les Républicains n'essayeront pas moins d'"apporter (leur) soutien" à la consultation pour "sortir du chaos", selon leur porte-parole Laurence Saillet.  Banco également du PS, dont le premier secrétaire Olivier Faure (PS) souhaite que les socialistes "se fassent entendre".

Les ministres mis à contribution

Les ministres seront également mis à contribution pour inciter les Français à participer. Le Premier ministre devrait se déplacer en province, mais "souhaite une forme de discrétion qui est gage d'écoute", souligne un conseiller.

Le gouvernement "compte sur les maires et les associations pour mettre en oeuvre ce débat" et permettre "que personne ne se sente exclu", a indiqué le porte-parole du gouvernement.

Mais "malgré les mains tendues des 11 parlementaires, sur 36 villes du 92, seules Bagneux et Malakoff organiseront le Grand Debat", déplorait dimanche soir dans un tweet la député LREM des Hauts-de-Seine Laurianne Rossi, confrontée à la difficulté de mobiliser les élus.

Selon de récents sondages, entre 32% et 41% des Français interrogés ont l'intention de "participer d'une manière ou d'une autre" au grand débat. Mais ils ne sont que 29% à penser qu'il aboutira "à des mesures utiles". Si l'approbation des Français pour les "gilets jaunes" est en baisse, elle reste majoritaire dans le pays.

(Source AFP)

Soyez le premier à commenter...

Laisser un commentaire

Le Grand Débat 2019

Emmanuel Macron s’adressera aux Français ce mardi soir à 20h00

Emmanuel Macron souhaiterait des référendums d’initiative citoyenne (RIC), réclamés par les "gilets jaunes" mais limités à des sujets locaux, un référendum d'initiative partagée simplifié et une convention citoyenne tirée au sort, selon le projet d'allocution qu'il devait prononcer ce lundi 15 avril 2019. Il s'adressera à la Nation ce mardi soir à 20h00.

Grand débat national : quel bilan pour le Doubs ?

Lancé par le gouvernement depuis le 15 janvier 2019, le Grand débat national a été mené sous plusieurs formes (cahiers de doléances, débats publics ou encore stands mobiles dans les postes et les gares). Il se terminera le 15 mars prochain.  Que peut-on en tirer ? Y a-t-il eu beaucoup de participations dans le Doubs ? Jean-Philippe Setbon, sous-préfet de l’arrondissement de Besançon, secrétaire général de la préfecture du Doubs, nous répond.

Grand Débat national : des stands mobiles installés pendant deux jours à la gare de Besançon

Après les cahiers de doléances installés dans les mairies en France dans le cadre du Grand Débat National (du 15 janvier au 15 mars 2019), c'est au tour de stands mobiles d'être mis en place. Ils sont installés ces 4 et 5 mars 2019 en gare Besançon Viotte. Lieu de passage important à Besançon, la gare compte 7500 clients par jour.

L’Adapei du Doubs s’invite dans le Grand débat national…

À l'occasion du Grand Débat national mené depuis le 15 janvier 2019 dans toutes les communes de France, l'Adapei du Doubs souhaite faire partie du paysage politique et invite au débat sur des questions de citoyenneté et plus précisément sur la place accordée aux personnes en situation de handicap. Plusieurs dates sont prévues dans le département.

Politique

Ludovic Fagaut appelle l’adjoint à la sécurité à « endosser le costume »

"L’insécurité ne doit pas devenir la norme..."  Suite aux récentes violences et incivilités dans le secteur de la Cité des Arts, le leader de l'opposition au conseil municipal de Besançon, le LR Ludovic Fagaut, appelle dans un communiqué Benoit Cyprinani à endosser le costume d'adjoint à la sécurité.

Acte de violence commis par un policier : Anne Vignot salue la décision immédiate du préfet de saisir l’IGPN

Suite à une vidéo d’une interpellation le 30 juillet 2020 dans le quartier de Planoise à Besançon, montrant un policier assénant un violent coup à un jeune homme à Besançon, qui a été portée à sa connaissance ce vendredi 31 juillet 2020 après-midi, Joël Mathurin, préfet du Doubs, a décidé de saisir "sans délai" l’IGPN. Une décision que salue la maire de Besançon Anne Vignot dans un communiqué.

Macron débloque 10 millions d’euros pour les policiers travaillant la nuit

Au cours d'une visite surprise dans un commissariat parisien dans la soirée du lundi 27 juillet 2020, Emmanuel Macron a annoncé le versement d'une "indemnité spécifique" pour les policiers travaillant de nuit, pour un montant total de 10 millions d'euros. Il s'agit d'une des revendications exprimées par les syndicats de police lors de leur rencontre avec le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, le 20 juillet.

Climat : des mesures concrètes au menu du Conseil de défense écologique

La Convention citoyenne pour le climat trouve un début de traduction concrète : avant les lois prévues pour 2021, le gouvernement a annoncé lundi 27 juillet 202 de premières mesures "réglementaires" inspirées des propositions des 150 citoyens à l'issue du Conseil de défense écologique présidé par Emmanuel Macron, mais jugées timorées par les écologistes et des ONG.

« Concerts debouts » : plus de 1.500 structures signent une lettre ouverte au gouvernement

Depuis le 17 mars dernier, les festivals, les salles de concerts et de spectacles sont toujours fermés au public. Aujourd'hui, personne ne sait quand ils pourront rouvrir, le gouvernement reste vague sur ce sujet. Plusieurs dizaines de milliers d'emplois sont menacés. 1.500 structures et artistes ont signé une lettre ouverte au gouvernement pour demander "des perspectives claires et cohérentes en vue de la réouverture des salles de concerts".
Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

MUNICIPALES 2020

Les résultats dans votre commune

     28.33
    ciel dégagé
    le 09/08 à 18h00
    Vent
    2.25 m/s
    Pression
    1016 hPa
    Humidité
    46 %

    Sondage