Harcèlement à l'UFR d’orthophonie de Besançon : prise immédiate de décisions de la présidente de l'université

Publié le 05/11/2021 - 15:01
Mis à jour le 05/11/2021 - 15:04

Après le procureur de Besançon ce jeudi, c’est au tour de l’université de Franche-Comté de s’exprimer publiquement dans la presse ce vendredi 5 novembre 2021 sur les faits de harcèlement à l’UFR d’orthophonie. 

Macha Woronoff © HL 2018
Macha Woronoff © HL 2018

A travers un communiqué de presse, l'Université a souhaité remettre les choses au clair et exposer les mesures prises par sa présidente Macha Woronoff.

Dans ce dernier, il est expliqué que la gouvernance de l’université de Franche-Comté a été saisie le 14 octobre dernier par un collectif d’enseignants et maîtres de stage du centre de formation universitaire en orthophonie de Besançon (CFUO). Ces derniers souhaitaient l’alerter sur la situation des étudiants.

Un courrier pour expliquer un "profond malaise psychique"

"Ce courrier fait état d’un profond malaise psychique, sans toutefois préciser l’origine du mal-être", précise l’Université qui explique ne pas avoir eu connaissance de ces faits avant : "Macha Woronoff, présidente de l’université de Franche-Comté, n’avait pas connaissance de cette situation jusqu’à présent et a immédiatement missionné son vice-président en charge des relations humaines et sociales, Benoît Géniaut, ainsi qu’Isabelle Jacques, chargée de mission accompagnement de la transformation sociale, de rencontrer le collectif et procéder à une enquête auprès des étudiants".

Le 26 octobre, les étudiants du CFUO ont à leur tour adressé un courrier anonyme à la présidente de l’UFC, afin de l’alerter sur leur détresse. En parallèle, Macha Woronoff a été informée de la démission du directeur du CFUO.

Des mesures fermes

Suite à ces différentes alertes, l’université explique que sa présidente et son équipe se sont entretenues durant trois heures avec les étudiants le 27 octobre dernier. "Ils ont pu écouter les étudiants et constater leur état d’anxiété et d’angoisse, laissant supposer une situation systémique de maltraitance et de harcèlement moral au sein de l’école".

Suite à cela, la gouvernance de l’université de Franche-Comté a pris plusieurs décisions qui, selon elle, s’imposaient :

  • Signalement auprès de l’ARS de Bourgogne-Franche-Comté et demande de mise en place d’un dispositif de soutien des étudiants en profonde souffrance. Les étudiants ont exprimé une préférence pour la mise en place de groupes de parole et ont évalué à 90 le nombre d’étudiants souhaitant y recourir.
  • Signalement auprès du procureur du tribunal judiciaire de Besançon.
  • Signalement auprès de la ministre de l’Enseignement et de la Recherche, du recteur de la région académique de Bourgogne-Franche-Comté.
  • Suspension des cours jusqu’au 15 novembre 2021, pour reconstituer une nouvelle équipe pédagogique.
  • Demande d’une enquête administrative de l’IGESR (inspection générale de l’éducation, du sport, et de la recherche).
  • Convocation d’un CHSCT exceptionnel à l’issue de la semaine de vacances universitaires, le 8 novembre prochain.

L’Université tient à préciser qu’elle "place au cœur de son action la lutte contre toute forme de violences, parmi lesquelles le harcèlement moral" : "La Présidente, Macha Woronoff entend les étudiants et les protège, par les décisions qui ont été prises".

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