Insee : un quart des néo-bacheliers quittent la Bourgogne Franche-Comté pour poursuivre leurs études

Publié le 10/01/2025 - 08:00
Mis à jour le 10/01/2025 - 08:30

Selon la dernière étude menée et publiée par l’Insee Bourgogne Franche-Comté jeudi 9 janvier 2025, un quart des jeunes qui obtiennent leur baccalauréat quittent la région pour continuer leurs études.

Sur les 16.900 néo-bacheliers de Bourgogne-Franche-Comté en 2022, 4.250 sortants acceptent une proposition d’admission sur Parcoursup en dehors de la région. Dans le même temps, 2 830 néo-bacheliers venus d’ailleurs, les entrants, acceptent une proposition d’admission dans la région. À l’issue des admissions dans le supérieur, la région compte ainsi 11 % de néo-bacheliers de moins. Elle est la 3e région de France métropolitaine à perdre relativement le plus de néo-bacheliers, derrière Centre-Val-de-Loire et la Corse. Cependant, ces poursuites d’études hors région ne se traduisent pas systématiquement par un déménagement, notamment pour les étudiants résidant en limite de région.

Bien que la plupart des jeunes de 18 à 24 ans restent étudier dans la région, les mouvements d’étudiants pèsent sur la démographie. Les 18-24 ans ont davantage tendance à quitter la Bourgogne-Franche-Comté qu’à venir s’y installer. Le constat est inverse pour les générations plus âgées. Ces mouvements participent au vieillissement de la population régionale, et à la dégradation du solde naturel du fait de la baisse du nombre de femmes en âge de procréer.

La région perd près de 2.000 jeunes chaque année, dont un tiers âgés de 18 ans, âge charnière où beaucoup entrent dans l’enseignement supérieur.

Les sortants, plus souvent issus de classes sociales aisées ou titulaires d’une mention

Les titulaires de baccalauréats généraux représentent la majorité des sorties mais aussi des entrées sur le territoire, avec 3 150 sortants pour 1 800 entrants. Pour les titulaires d’un baccalauréat technologique ou professionnel, les entrées et sorties se compensent. Les personnes les plus mobiles sont celles dont l’origine sociale est la plus aisée, et celles ayant eu les meilleurs résultats au baccalauréat.

Les étudiants d’origine sociale très favorisée représentent 45 % des sortants de la région, pour 30 % de l’ensemble des néo-bacheliers. Ils ont, a priori, davantage de moyens financiers leur permettant de faire face à des éventuels frais de déménagement ou de déplacements. Ils peuvent également s’acquitter de frais d’inscription importants. Ils ont aussi plus souvent obtenu une mention. Quant aux plus modestes, un taux minimum d’élèves boursiers leur favorise l’accès aux formations de l’enseignement supérieur.

Quelle que soit leur origine sociale, les étudiants ayant obtenu une mention élevée partent également plus souvent de la région que les autres. Parmi ceux ayant obtenu la mention très bien, 43 % acceptent une proposition en dehors de la région. C’est 31 % pour la France de province. Pour ceux ayant eu les félicitations du jury, le taux de sortants atteint 62 %, contre 46 % en France de province. Ces taux sont comparables à ceux de la région Centre-Val de Loire, qui bénéficie pourtant d’une plus grande proximité avec la région parisienne.

Un sortant sur cinq poursuit ses études dans l’agglomération lyonnaise

Plus d’un sortant de la région sur trois est admis en Auvergne-Rhône-Alpes. Parmi eux, plus de la moitié, issue de toute la région, choisit la zone lyonnaise. Un quart des sortants part étudier dans le Grand Est mais de façon plus dispersée, dans des agglomérations comme Strasbourg, Nancy, Troyes ou Mulhouse. Enfin, 15 % se dirigent vers l’Île-de-France, en grande majorité sur Paris.

Les néo-bacheliers qui résident aux franges de la région (Sénonais, Nivernais, Mâconnais, etc.) sortent plus souvent de Bourgogne-Franche-Comté. Ils privilégient bien souvent la proximité géographique en choisissant une formation dans une région limitrophe. Ainsi, un tiers des néo-bacheliers des zones d’emploi de Mâcon et du Charolais acceptent une proposition d’admission en Auvergne-Rhône-Alpes. Les néo-bacheliers originaires des zones de Nevers et Cosne-Cours-sur-Loire poursuivent leurs études sur Clermont-Ferrand et Bourges, tandis que ceux de Sens se dirigent vers Paris ou Troyes. 30 % des sortants sont originaires de l’une de ces cinq zones. À l’inverse, la région accueille quelques néo-bacheliers des franges du Grand Est, notamment depuis Chaumont vers Dijon et depuis Mulhouse pour Belfort.

Lorsqu’ils sortent de la région, les néo-bacheliers d’origine sociale très favorisée et ceux ayant obtenu les meilleures mentions se dirigent plus volontiers vers Lyon et Paris, notamment pour des classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE) réputées ou des formations d’écoles d’ingénieurs. Les autres optent plus pour des brevets de techniciens supérieurs (BTS) ou des bachelors universitaires de technologie (BUT). Pour cela, ils choisissent des zones d’emploi limitrophes, ne nécessitant pas forcément de déménagement ou de coûts de transports trop onéreux.

Dijon et Besançon concentrent les deux tiers de l’offre de formation

Avec 65 % des capacités d’accueil, les zones de Dijon et Besançon concentrent l’offre de formation régionale avec une large diversité d’enseignements (figure 3). Ces deux pôles génèrent un nombre d’étudiants propice à garantir un volume de formations suffisant pour offrir des postes permanents d’enseignant et assurer la rentabilité des gros investissements nécessaires au fonctionnement des établissements d’enseignement. Or, Dijon et Besançon sont relativement proches alors que la région est vaste. L’offre de formation est beaucoup plus restreinte ailleurs dans la région, essentiellement des BTS ou BUT et des pôles intermédiaires, comme les campus d’Auxerre, Le Creusot, Nevers et l’université de technologie de Belfort Montbéliard (UTBM). Dans les territoires éloignés, les néo-bacheliers peuvent trouver la formation souhaitée dans un environnement plus proche, mais en dehors de la région.

Au total, la Bourgogne-Franche-Comté propose plus de 500 formations et peut accueillir près de 25 000 étudiants. Cette capacité est supérieure aux 21 900 candidats ayant accepté une proposition d’admission sur Parcoursup, dont 5 000 candidats en réorientation ou en reprise d’études.

La Bourgogne-Franche-Comté est l’une des régions se distinguant le plus des tendances nationales en termes d’offre, avec davantage de places en BTS/BUT et moins de places en licences.

Education

Un ingénieur bisontin dyslexique crée une application pour faciliter la lecture des enfants dyslexiques

Ingénieur biomédical de formation, Vincent Minoconetti, un Bisontin de 29 ans, a créé Easylex, une plateforme numérique qui adapte la présentation des textes pour faciliter la lecture des enfants dyslexiques. Né lors du Hacking Health de Besançon en 2021, le projet est aujourd’hui testé dans plusieurs établissements scolaires avant une ouverture au grand public prévue avant fin 2026.

Le village d’enfants organise deux journées de recrutement à Besançon

Le village d’enfants de Besançon, inauguré le 15 juillet 2026 dans le quartier de la Butte, organise deux journées de recrutement les 12 août et 8 septembre 2026. L'objectif est de renforcer les équipes qui accompagnent les enfants confiés à l'Aide sociale à l'enfance (ASE).

Pierre Moya, nouveau recteur de la région académique Bourgogne-Franche-Comté et de l’académie de Besançon

Pierre Moya a été nommé recteur de la région académique Bourgogne-Franche-Comté et de l’académie de Besançon, ainsi que chancelier des universités, lors du Conseil des ministres du lundi 27 juillet 2026. L'annonce a été rendue publique ce mardi 28 juillet. Il succède à Nathalie Albert-Moretti, en poste depuis mars 2022, désormais nommée rectrice de la région académique Bretagne et de l’académie de Rennes. 

À Besançon, le Tutorat Santé organise sa pré-rentrée pour accompagner les futurs étudiants

À quelques semaines de la rentrée universitaire, le Tutorat Santé Besançon prépare sa traditionnelle ”Tut’rentrée”, un événement gratuit destiné aux étudiants qui débuteront leur première année d'études de santé. L'édition 2026 se déroulera du mardi 25 au vendredi 28 août à l'UFR Santé de Besançon.

Le lycée Jules Haag accueille les meilleurs jeunes talents mondiaux avant les WorldSkills Shanghai 2026

Le lycée Jules Haag de Besançon accueille, du 20 au 24 juillet 2026, un rassemblement international consacré à la Conception Assistée par Ordinateur (CAO). Organisé en partenariat avec l’équipe métier française WorldSkills – CAO, l’événement réunit 14 champions nationaux venus de 14 pays afin de préparer la prochaine édition des WorldSkills, prévue à Shanghai du 22 au 27 septembre 2026.

Un an après sa création, l’EPE Université Marie et Louis Pasteur accélère sa dynamique de coopération

Créé le 1er janvier 2025, l’établissement public expérimental (EPE) Université Marie et Louis Pasteur (UMLP) s’est structuré autour de quatre instituts et d’un collège de premier cycle, dans une logique interdisciplinaire visant à renforcer les synergies entre les établissements partenaires en matière de formation, de recherche et d’innovation. Après un an d’existence, l’établissement tire un premier bilan.

Hausse des frais de scolarité pour les étudiants non-européens : l’intersyndicale monte au créneau à Besançon

Philippe Baptiste, le ministre de l’Enseignement supérieur, a annoncé en avril dernier la fin des exemptions de frais de scolarité différenciés pour les étudiants non-européens. Ce mois de juillet 2026, l’intersyndicale CGT-FSU-SUD-UNEF demande au président de l’université de ne pas appliquer le décret sur les droits d'inscription des étudiant(e)s étrangèr(e)s.

La Région Bourgogne-Franche-Comté offrira la Carte Avantages Jeunes aux bacheliers qui travaillent cet été

Les nouveaux bacheliers de Bourgogne-Franche-Comté qui choisiront de travailler pendant les vacances d'été pourront bénéficier de la Carte Avantages Jeunes offerte par la Région. À l'initiative du président Jérôme Durain, cette mesure vise à saluer l'engagement des jeunes qui occupent un emploi saisonnier pour financer leurs études, préparer leur avenir ou acquérir une première expérience professionnelle.

Inquiets, les parents d’élèves de l’école maternelle Picardie interpellent le Dasen et le maire de Besançon

Les parents d’élèves de l’école maternelle Picardie ont souhaité adresser une lettre au directeur académique des services de l’Éducation nationale ainsi qu’au maire de Besançon afin de les alerter sur les conséquences de la fermeture d’une classe pour la rentrée 2026-2027.

Laurent Croizier élu vice-président de la mission parlementaire sur “le maillage scolaire à l’épreuve du défi démographique” 

Face à la baisse des effectifs scolaires et à ses conséquences sur l’organisation du service public d’éducation, l’Assemblée nationale a créé une mission d’information consacrée au "maillage scolaire à l’épreuve du défi démographique". Le député du Doubs Laurent Croizier a été élu vice-président de cette mission, aux côtés du président David Habib et du Rapporteur Loïc Kervran, a-t-on appris ce jeudi 2 juillet 2026.

L’université Marie et Louis Pasteur et la Fédération Française de Boxe s’associent pour préserver “un patrimoine méconnu”

L’Université Marie et Louis Pasteur (UMLP) a signé une convention de partenariat avec la Fédération Française de Boxe le 24 juin dernier, au bénéfice du Centre Lucien Febvre, unité de recherche rassemblant des enseignants-chercheurs et doctorants en histoire et histoire de l’art.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Les données météo sont momentanément indisponibles.

Sondage