"Journée blanche" dans un lycée de Pontarlier après un cas de harcèlement scolaire

Publié le 21/02/2020 - 07:55
Mis à jour le 21/02/2020 - 08:11

Mise à jour ce 21 février 2020 • Les enseignants d’un lycée de Pontarlier (Doubs) ont organisé ce jeudi 20 février 2020 une « journée blanche » pour protester contre la modification par le rectorat de Besançon d’une sanction contre deux élèves après un cas de harcèlement scolaire, a-t-on appris auprès des enseignants.

© capture GST ©
© capture GST ©

Ces deux élèves de première avaient été sanctionnés en décembre par le conseil de discipline du lycée général et professionnel Xavier-Marmier de Pontarlier, après la dénonciation d'un cas de harcèlement dans le cadre de l'internat de l'établissement, a déclaré à l'AFP Claude Cuenot, enseignant et délégué du Snes (Syndicat National des Enseignements de Second degré).

Le rectorat a "partiellement invalidé la décision du conseil de discipline", selon M. Cuenot (enseignant)

L'un, directement mis en cause pour avoir harcelé un élève à l'internat, avait été définitivement exclu du lycée, le second, mis en cause pour des dégradation, avait été exclu uniquement de l'internat. Suite au recours des parents, le rectorat a "partiellement invalidé la décision du conseil de discipline", selon M. Cuenot, ce qui est "une lourde dénégation du travail fait par l'équipe".

"Ce n'est pas désavouer le travail des enseignants, c'est graduer la sanction et fonction du cadre réglementaire", en prenant en compte que les faits étaient circonscrits à l'internat, a réagi le rectorat, qui avait requalifié la sanction du premier lycéen en exclusion de l'internat (mais pas des cours) et celle du second en exclusion de l'internat avec sursis.

Lors de la "journée blanche", jeudi, les enseignants ont appelé les parents à ne pas emmener leur enfant au lycée en signe de soutien et ont pris en classe les élèves présents pour discuter du harcèlement, du respect de l'autre, du civisme ou encore des valeurs de la République. Près de la moitié des 1.500 élèves de l'établissement étaient ainsi absents.

En revanche, "nous ne réclamons pas de sanctions supplémentaires, les choses sont terminées", précise M. Cuenot.  La mère de la victime de 16 ans a expliqué sur le site de France 3 Bourgogne-Franche-Comté le "cauchemar" vécu par son fils: matelas souillé d'urine, lit cassé, affaires volées, objets jetés à la figure, photos volées et diffusées sur les réseaux sociaux.

Il a "peur que ça recommence", la mère de l'élève.

"En échec scolaire", il "parlait de suicide" avant de trouver le courage de dénoncer les faits, confie-t-elle. "Tout de suite, (les membres de l'équipe encadrante) ont été à l'écoute. Ils ont été géniaux et ont très vite réagi". Mais "les harceleurs de mon fils vont réintégrer l'établissement", il est "très stressé" et il a "peur que ça recommence", fustige cette femme qui a "peur que si ça se représente, il ne dise rien".

 "La commission académique d'appel a encouragé l'élève exclu de l'internat à se scolariser dans un autre établissement, ce qui est actuellement le cas", a rassuré le rectorat. La "priorité", c'est "la victime, lui apporter l'aide dont elle a besoin, a-t-on insisté. Mais c'est aussi "accompagner la personne qui a commis les faits de harcèlement pour qu'elle puisse les comprendre et ne pas les réitérer", a-t-on ajouté.

(Source AFP)

Education

Franche-Comté : le SE-Unsa réclame un véritable statut pour les AESH et appelle à envoyer une carte postale au ministre

Le SE-Unsa de l’académie de Besançon appelle, dans un communiqué du 9 juin 2026, à une amélioration significative du statut des accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH). Le syndicat souligne l’importance croissante de ces personnels depuis la loi du 11 février 2005 sur l’égalité des droits et des chances des personnes en situation de handicap.

À Ronchaux, l’association Hissez Haut appelle au soutien de son projet d’accueil de la petite enfance

Installée à Ronchaux, l’association Hissez Haut œuvre depuis quatre ans en faveur de l’enfance et des familles. Ses activités s’articulent autour de deux axes : la gestion de la Maison d’Assistantes Maternelles (MAM) La CrapaHutte et l’organisation d’événements destinés aux enfants, aux parents et aux professionnels de l’éducation. Elle lance une campagne d'information depuis le 4 juin pour trouver du matériel et des dons.

Résistance, Déportation, Shoah : les élèves du Doubs récompensés pour leur travail de mémoire

Le concours national de la Résistance et de la Déportation (CNRD) a décerné un total de 61 prix aux élèves du département du Doubs mercredi 3 juin 2026 à la préfecture du Doubs à Besançon. Ces derniers ont rendu leurs travaux sur le thème de “La fin de la Shoah et de l’univers concentrationnaire nazi. Survivre, témoigner, juger (1944-1948)“.

Suppressions des intervenants en EPS et musique : deux syndicats adressent une lettre ouverte au maire de Belfort

Dans un communiqué commun, les syndicats FSU-SNUipp 90 et CGT Educ de l’Académie de Besançon, interpellent le maire de Belfort suite aux propos qu’il a tenu dans la presse la semaine passée et ce week-end, au sujet de la suppression des interventions municipales en EPS et musique sur le temps scolaire.

À Besançon, des difficultés d’accès piéton dénoncées autour de l’école Paul Bert en plein chantier

À Besançon, un père de famille alerte sur les conditions d’accès à l’école élémentaire Paul Bert, située rue Lanchy, dans le contexte des travaux de réhabilitation de l’établissement. Selon lui, les aménagements temporaires mis en place durant le chantier posent des problèmes de sécurité pour les piétons, en particulier aux heures d’entrée et de sortie des classes.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 12.7
partiellement nuageux
le 10/06 à 21h00
Vent
1.32 m/s
Pression
1021 hPa
Humidité
89 %

Sondage