La population de loups continue à progresser en France

Publié le 10/06/2020 - 18:42
Mis à jour le 10/06/2020 - 18:43

La population de loups continue à progresser en France, mais plus lentement informe l’office français de la biodiversité (OFB). C’est une espèce protégée en France et en Europe. Elle n’est présente en meute que dans le Jura et les Alpes. Des syndicats d’éleveurs dénoncent toujours les attaques et des retards de paiement pour le financement par l’État de moyen de protection.

Image d'archive (14 octobre 2018) © Fédération des chasseurs du Jura
Image d'archive (14 octobre 2018) © Fédération des chasseurs du Jura

La population de loups gris en France est estimée à 580 loups adultes, contre 530 un an plus tôt, mais le rythme de progression de cette espèce menacée a ralenti comparé à 2019. "L’estimation des effectifs est à 580 au sortir de l’hiver", a indiqué l’office français de la biodiversité (OFB) à l’AFP. Mais "la dynamique de progression de la population ralentit" avec "un taux de survie qui baisse", les raisons devant encore être étudiées.

Il y a un an, la population adulte avait progressé de 100 individus, passant le cap des 500. Le plan loup adopté en 2018 prévoyait que ce seuil ne serait atteint qu’en 2023. Il correspond à l’aptitude d’une population à moyen terme (100 ans) "à résister au risque d’extinction".

"Il n’y a toujours pas de meutes constituées en dehors des Alpes et du Jura", même si le loup peut être présent de façon permanente dans d’autres régions et que des individus solitaires ont pu être observés jusqu’au Centre ou en Normandie, selon l’OFB.

Ces carnivores, éradiqués par l’homme dans les années 1930 et revenus naturellement par l’Italie dans les années 1990, se concentrent dans les Alpes, le Sud-Est et l’Est.

Des loups en meute dans le Jura

La présence de plus en plus importante du prédateur est combattue par les éleveurs qui dénoncent les attaques contre leurs troupeaux. Dans un communiqué commun, huit fédérations agricoles et d’éleveurs, dont la FNSEA, critiquent des "attaques à répétition (…) les retards de paiements observés pour le financement des moyens de protection et les indemnisations des dommages".

En 2019, 3 742 attaques ont eu lieu contre 12 451 animaux, en majorité des ovins, selon les chiffres officiels. Plus de 7,4 millions d’ovins sont présents en France, avec plus de 21 000 éleveurs ovins professionnels, selon la fédération nationale ovine (FNO).

L’État finance des dispositifs de protection dans les zones de prédation (parcs électrifiés, chiens, gardiennage par des bergers). Bien que le loup gris soit une espèce protégée en France et en Europe, un quota est fixé chaque année autorisant à en tuer. Ce quota est actuellement de 17 à 19 % de la population estimée. En 2019, une centaine de loups ont été prélevés.

La FNSEA, les Jeunes agriculteurs ou encore la FNO demandent "le droit de n’avoir aucun plafond de prélèvement" ou encore "le droit d’avoir zéro attaque sur son troupeau". Les défenseurs du loup estiment en revanche que ces prélèvements ou d’autres mesures d’effarouchement n’ont pas fait leurs preuves pour réduire les attaques contre les troupeaux. Le loup peut être victime de braconnage ou d’accidents de la route.

(AFP)

Nature

Risques d’incendie : feux d’artifice interdits en Haute-Saône et dans le Jura

Un arrêté préfectoral a été pris dans la soirée du 9 juillet 2026 par le préfet de la Haute-Saône, interdisant temporairement les spectacles pyrotechniques, les feux d’artifice et les feux festifs sur l’ensemble du territoire départemental du jeudi 9 juillet 2026 à 12h00 au dimanche 19 juillet 2026 inclus. La préfecture du Jura a annoncé prendre la même décision. Pour l’instant le Doubs n’est pas concerné.

Les Écologistes de Haute-Saône alertent sur l’avenir de la loi Nature, cinquante ans après sa promulgation

À l'occasion du cinquantième anniversaire de la loi relative à la protection de la nature, promulguée le 10 juillet 1976, le groupe des Écologistes de Haute-Saône appelle à renforcer les politiques de protection de la biodiversité et du climat. Le collectif estime que les principes fondateurs de cette loi sont aujourd'hui fragilisés, dans un contexte marqué par le réchauffement climatique et des restrictions budgétaires.

Face au changement climatique, les élus écologistes bisontins veulent construire des propositions avec les habitants

À Besançon, les élu(e)s Ecologistes, Génération.s et Société Civile du conseil municipal de Besançon misent sur le dialogue citoyen pour préparer la ville au changement climatique. C’est en ce sens qu’ils organiseront à la rentrée de septembre une convention citoyenne autour du sujet de la canicule et de la sécheresse afin de "nourrir des propositions" qu’ils présenteront ensuite en conseil municipal. D’ici là, les élus mèneront un cycle d’échange sous forme de rencontres informelles tout au long de l’été pour alimenter les réflexions.

Des bénévoles recherchés pour protéger l’œdicnème criard de la basse vallée du Doubs

La Basse vallée du Doubs abrite l’une des biodiversités les plus remarquables de Bourgogne-Franche-Comté. Parmi les espèces qui y trouvent refuge figure l’œdicnème criard, un oiseau discret et menacé, dont la préservation dépend autant de la protection de ses habitats que de la mobilisation des habitants et usagers du territoire. Pour mieux connaître et protéger cette espèce emblématique, la Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO) Bourgogne–Franche-Comté poursuit en 2026 son programme de suivi scientifique et lance un appel aux bénévoles pour accompagner ses écogardes dans leurs missions de sensibilisation et de surveillance sur le terrain.

Sècheresse : la situation s’aggrave pour l’ensemble du département désormais placé en “Alerte renforcée”

Le 26 juin dernier, le préfet du Doubs Rémi Bastille avait déjà placé une partie du département en "Alerte renforcée sécheresse". Après la passage de la canicule la semaide dernière, la situation s'est une fois de plus détérioirée. Une situation qui a amené le préfet à étendre cett vigilance à l'ensemble du département à compter de ce vendredi 3 juillet 2026. 

Vital’Ete est maintenu “pour le moment” aux dates prévues à Besançon

Suite à la deuxième vague de chaleur annoncée pour la fin de la semaine et face à la mobilisation des agents à la piscine Mallarmé, Ludovic Fagaut, le maire de Besançon, s’interrogeait le 30 juin sur la tenue de Vital'été aux dates prévues. Contactée ce 2 juillet, la Ville précise qu’aucun changement n’est prévu pour le moment.

Bourgogne-Franche-Comté : risque allergique moyen aux graminées et qualité de l’air dégradée

Selon le dernier bulletin d'Atmo Bourgogne-Franche-Comté publié mardi 30 juin 2026, les pollens de graminées demeurent les plus présents dans l'air, même si leur concentration est en légère baisse et les conditions météorologiques actuelles, chaudes et ensoleillées, sont favorables à la production d'ozone dans l'atmosphère.

Une nouvelle école d’ornithologie de la LPO ouvrira en Haute-Saône à la rentrée 2026

La LPO Bourgogne-Franche-Comté poursuit le développement de son offre de formation en ouvrant une nouvelle école d’ornithologie à Vaivre-et-Montoille, Haute-Saône, pour l’année 2026-2027. Cette initiative fait suite au succès de la première école implantée à Belfort.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 34.32
ciel dégagé
le 10/07 à 20h00
Vent
3 m/s
Pression
1010 hPa
Humidité
26 %

Sondage