L'ancien entraîneur de football admet les attouchements mais nie les viols sur des garçons

Publié le 06/12/2012 - 08:45
Mis à jour le 06/12/2012 - 08:45

Le procès d’un ancien entraîneur de football accusé de viols et d’attouchements sexuels dans les années 80 sur des enfants qu’il entraînait, dont deux se sont suicidés au cours de l’instruction, s’est ouvert mercredi devant la cour d’assises du Doubs.

Assises du Doubs

L'accusé, un ancien employé de l'industrie automobile âgé de 70 ans, comparaît libre pour "viols et agressions sexuelles par personne abusant de son autorité d'entraîneur de foot", sur des enfants de moins de 15 ans, dont son petit-fils.

Il lui est reproché d'avoir abusé d'enfants fragiles dans les vestiaires et les douches du club de foot de la commune de Grand-Charmont, dans l'agglomération de Sochaux-Montbéliard (Doubs). L'enquête a démarré en 2008 après les révélations faites par un ancien joueur, âgé de 8 ans au moment où les faits se seraient déroulés, dans les années 1980.

"Il me demandait de ranger les ballons à la fin de l'entraînement, il s'arrangeait pour qu'on reste seuls", a indiqué le jeune homme qui accuse de viol son ancien entraîneur, lui reprochant d'avoir "profité" de la situation d'un enfant "livré à (lui)-même" et élevé par "une mère seule".

Dix-sept personnes auraient été victimes de viols, d'attouchements ou d'exhibitions de la part du septuagénaire. Quatre jeunes hommes se sont portés partie civile, dont le petit-fils de l'accusé.  Les faits sont prescrits pour certains anciens joueurs.  L'instruction de l'affaire a été marquée par le suicide de deux autres victimes potentielles.

Sous "l'emprise psychologique forte" de l'agresseur, ces victimes vulnérables et fragiles ont longtemps eu honte, "sans oser parler" de ces abus, a déclaré le président de la cour à l'ouverture de l'audience, qui a souligné la "constance" des déclarations des victimes.

L'ancien entraîneur reconnaît une attirance pour les jeunes garçons et des attouchements, mais réfute les viols. "Je reconnais les attouchements. Oui j'ai touché, mais j'ai jamais violé un gosse", a-t-il déclaré, minimisant les faits devant des victimes effarées.

"On met les mains aux fesses et tout de suite un jeune dit qu'il a été violé. C'est facile, il y en a qui ont exagéré", dit encore l'ancien entraîneur qui admet "être plus attiré par les jeunes garçons que par les filles".   Le verdict sera rendu vendredi.

(source : AFP)

Soyez le premier à commenter...

Laisser un commentaire

Justice

Le ”droit de correction parentale” n’existe pas, rappelle la Cour de cassation

La Cour de cassation a rendu mercredi 14 janvier 2026 une décision dans une affaire portant sur des faits de violences commises par un père sur ses enfants. Cette décision intervient après la relaxe prononcée par la cour d’appel de Metz le 18 avril 2024, fondée notamment sur l’invocation d’un prétendu ”droit de correction”.

Espoir pour Fralsen à Besançon : des offres déposées au tribunal…

Placée en redressement judiciaire, l’entreprise Fralsen, basée à Besançon, dispose désormais de nouvelles perspectives. Selon nos informations, plusieurs offres de reprise ont été déposées auprès du tribunal des affaires économiques de Lyon. Une étape cruciale alors que la société doit impérativement trouver un repreneur d’ici le 5 février 2026.

La demande de remise en liberté de Frédéric Péchier examinée le 11 février 2026

La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Besançon examinera le 11 février 2026 une demande de remise en liberté de l'ex-anesthésiste Frédéric Péchier, condamné en décembre pour l'empoisonnement de 30 patients, dont 12 sont morts, a-t-on appris mardi 13 janvier 2026 de sources concordantes.

Incendie en Suisse : le propriétaire évoque une porte “verrouillée de l’intérieur” dans le bar

Le propriétaire français du bar incendié la nuit du nouvel an dans la station de ski suisse de Crans-Montana a indiqué aux enquêteurs avoir découvert juste après le drame qui a fait 40 morts qu'une "porte de service" était "verrouillée de l'intérieur" lors de son audition vendredi 9 janvier 2026.

Incendie à Crans-Montana : un avocat de victimes suisses craint la “destruction de preuves”

Des familles de victimes de l'incendie d'un bar de la station de ski suisse de Crans-Montana craignent une "destruction de preuves" de la part des propriétaires ou de "quelqu'un qui leur est proche" faute de perquisition ou de détention des intéressés, a indiqué leur avocat mercredi 7 janvier 2026.

Incendie mortel en Suisse : l’Italie dénonce une tragédie évitable et souhaite que les propriétaires du bar soient arrêtés

L'incendie du bar Le Constellation de la station suisse de Crans-Montana le 31 décembre 2025, qui a fait 40 morts et 119 blessés, aurait pu et "dû être évitée", a affirmé lundi 5 janvier 2026 devant la presse l'ambassadeur d'Italie en Suisse, Gian Lorenzo Cornado.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 5.75
couvert
le 17/01 à 09h00
Vent
1.59 m/s
Pression
1017 hPa
Humidité
100 %