Le Grand Bleu réalisé par un Bisontin !

Publié le 03/07/2014 - 11:04
Mis à jour le 03/07/2014 - 11:34

Vous connaissez le film de Luc Besson… Et bien c’est presque ça ! Le second championnat de France de poids constant à Nice le samedi 28 juin 2014. Les épreuves proposées consistaient à descendre le plus profondément possible à la force des bras et des jambes (immersion libre) ou à l’aide de palmes ou d’une monopalme, avec une seule inspiration et sans air. Le Besançon Université Club (Buc) Plongée était représenté par Thiery Bertrand qui a officié en qualité de juge fédéral et Philippe Signoret qui a pris part à la compétition.

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 La compétition s'est déroulée dans la baie de Ville-Franche-Sur-Mer, à côté de Nice, avec une météo extraordinaire : 26-29°, pas de vent, une légère houle et une température de l'eau en surface de 24°.

Cette discipline a fait son entrée officielle dans le programme des compétitions de la Fédération Française d'Etudes et de Sports Sous-Marins (FFESSM) en 2013 avec une première qui s'est déroulée à Marseille. Parmi les célébrités dans la discipline, a noter la présence de Morgan Bourch'is, recordman du monde en titre en immersion libre et de Sophie Jacquin, championne de France en titre en poids constant et également détentrice de plusieurs titres mondiaux, européens et français dans d'autres disciplines de l'apnée en compétition.

La seconde édition était également inscrite au calendrier de la Confédération Mondiale des Activités Subaquatiques (CMAS), ce qui a permis d'accueillir une délégation italienne dont Illaria Bonin, multiple championne du monde qui nous avait fait l'honneur de participer à la coupe de France d'apnée organisée à Besançon en mars dernier et Michele Tomasi qui est le recordman du monde en titre de poids constant en lac.

Pour en savoir un peu plus...

C'est la première fois qu'un franc-comtois se lance dans cette aventure du grand bleu soutenu pour l'occasion par toute une équipe de l'Est de la France. Depuis plusieurs années, il s'entraine dans au Buc Plongée dont il est également le responsable de la commission apnée et une des chevilles ouvrières du développement de l'apnée en Franche-Comté à travers les activités proposées sous l'égide de la Ligue de Franche-Comté.

Pour Philippe, cette année, la priorité était de se perfectionner dans la pratique de l'apnée en profondeur. La saison hivernale et le début de printemps ont été consacrés à une préparation en piscine (participation à la coupe de Franche-comté et à la coupe de France) et à la fosse de Dijon. Le championnat de France est alors apparu comme un jalon et une motivation pour progresser, avec, bien sûr, aucune ambition pour le titre, mais une envie farouche d'aller jouer dans la cour des grands.  L'arrivée des beaux jours a permis de compléter la préparation au lac de Malbuisson avec des entrainements à la base nautique des grangettes. Mais très vite la profondeur maximale du lac a été atteinte ce qui a compliqué l'acquisition de repères et la préparation. En raison de mauvaises conditions météo, un stage en méditerranée fin Avril n'a pas permis à l'apnéiste de réaliser ses ambitions en termes d’entrainement. C'est donc avec une préparation imparfaite et beaucoup d'inconnus que Philippe s'est présenté à la compétition.

La pratique de l'apnée en profondeur en lac est très différente de celle en mer. La densité de l'eau, la température, la luminosité, le goût, ... tout est très différent. Dans les lacs du Haut-Doubs, à partir de 20 m, il n'y a plus beaucoup de lumière. A 30 mètres, on est dans le noir quasi complet. En mer, il reste encore assez de lumière à 80m de profondeur pour pouvoir s'orienter. En Avril, la température de l'eau de surface du lac est de l'ordre de 15° et en juin à 21° si les conditions climatiques ont été favorables. Mais à 30m de profondeur, au printemps comme en plein été, la température affichée par l'ordinateur de plongée ne dépasse pas 4°. Aux alentours de Toulon où Philippe s'est entrainé en Avril, la température de l'eau était de 19° et cela jusqu'à 30m.

Ce week-end, les conditions de visibilité étaient très bonnes pour quelqu'un qui s'entraine dans un lac du Haut-Doubs et très moyennes pour les habitués niçois des profondeurs de la baie de Villefranche-sur-mer : entre 20 et 25 m de visibilité, ce qui n'est pas encore de l'eau critalline mais qui reste néanmoins nettement plus favorable qu'une eau du lac dans laquelle on perd de vue son binôme à 5 m de distance. Aussi, plus que les conditions de milieu, ce sont les conditions de la pratique de l'apnée qui ont apporté une couche de stress importante : la pratique dans un cadre de compétition, en la présence des meilleurs apnéistes français et de représentants de la fédération italienne dont le recordman du monde d'apnée libre et le recordman du monde de poids constant en lac, un règlement à connaître parfaitement et à respecter; des matériels et équipements nouveaux, ... Une compétition qui se déroule à partir de bateaux mouillés sur un fond de 150m.

Au bout du câble le long duquel s'effectue la descente se trouve la plaquette à ne pas oublier pour ne pas avoir de pénalité. Une fois celle-ci en main, un virage en douceur et les mouvements d'ondulation s'enchainent de nouveau mais, cette fois, vers la surface et le retour à l'air libre.

De retour à la base nautique de Nice, c'est l'attente de l'avis du jury. Lors d'un visionnage des vidéos de la compétition, toutes les performances sont passées au crible des critères du règlement de la compétition. S'en suit la publication des résultats et la satisfaction de se trouver classé cinquième exæquo du classement poids constant avec palmes. Guillaume Bussière arrive premier de l'épreuve avec 90m suivi de Pascal Huron 65m, Yohann Poilblan 60m, Pierre Yves Bonnet 51m. Philippe Signoret (47m) partage la 5ème place avec Benjamin Emeriaux (42m) en raison d'une pénalité de 5 points pour un appui sur le câble en cours d'épreuve.

(Source : Philippe Signoret)

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