Prélèvement de l'impôt à la source : 10 points à connaître

Publié le 01/01/2019 - 09:31
Mis à jour le 01/01/2019 - 09:32

Le prélèvement à la source, qui entrera en vigueur ce mois de janvier 2019, va révolutionner les habitudes fiscales des contribuables et les pratiques de l’administration. Voici les points marquants de cette réforme.

 ©
©

Le prélèvement à la source, appliqué dans la quasi totalité des pays occidentaux, consiste à collecter l'impôt directement sur les revenus et non plus un an après leur versement, comme c'était le cas jusqu'en 2018 en France.

Ce mode de collecte permet d'ajuster automatiquement le niveau d'imposition aux variations de revenus, et d'éviter les difficultés rencontrées en cas de changement de situation (licenciement, retraite...).

Revenus concernés

Presque tous les revenus sont concernés: les traitements et salaires, les retraites, les revenus des indépendants, les revenus fonciers récurrents et les revenus dits de "remplacement", comme les allocations chômage.

Seuls les revenus des capitaux mobiliers et les plus-values immobilières n'entrent pas dans le champ de la réforme: ces derniers, qui représentent 2% des revenus des contribuables, sont déjà prélevés à la source.

Le calendrier

Dès avril-mai derniers, les contribuables ont pu prendre connaissance de leur taux de prélèvement via leur déclaration de revenus 2017.

Ceux dont la situation familiale a depuis changé ou qui souhaitent moduler leur taux en fonction d'une évolution de revenus pourront le faire à partir du 2 janvier sur le site impôts.gouv.fr, au 0809 401 401 ou en se rendant à leur centre de finances publiques.

Mode de collecte

Chez les salariés, l'impôt sera prélevé directement par l'employeur: il apparaîtra sur la fiche de paie au même titre que les cotisations sociales. Chez les retraités, la collecte sera réalisée par les caisses de retraite.

Les travailleurs indépendants verseront quant à eux un acompte mensuel ou trimestriel, calculé par l'administration en fonction de leurs revenus des mois précédents, puis ajusté selon leurs revenus effectifs.

Taux d'imposition

Le taux sera calculé par l'administration fiscale -- qui se chargera de le transmettre aux collecteurs -- sur la base des revenus de l'année précédente. Il sera actualisé chaque année, en septembre.

Le contribuable pourra demander une mise à jour de son taux d'imposition en cours d'année, pour que soient pris en compte les changements de situation familiale ou des variations importantes de revenus.

Confidentialité

En théorie, les employeurs ne recevront pas d'informations confidentielles sur leurs salariés. Mais les taux communiqués par le fisc peuvent leur donner des indications sur l'état de leurs ressources (revenus fonciers, salaires des conjoints...)

Pour éviter cela, les contribuables peuvent demander qu'un "taux neutre" leur soit appliqué. Si ce taux est inférieur au taux réel, le solde devra ensuite être payé directement au fisc.

Quotient familial

L'impôt continuera à être calculé au niveau du foyer fiscal -- ce qu'on appelle la "conjugalisation de l'impôt". Cela signifie que les deux membres d'un couple seront prélevés au même taux.

En cas de disparités de revenus, il sera possible d'opter pour des taux individualisés. Le conjoint le mieux payé sera alors prélevé à un taux supérieur, et l'autre à un taux inférieur.

Crédit d'impôt

Le passage au prélèvement n'empêche pas de continuer à bénéficier de réductions ou de crédits d'impôts, liés par exemple à la rénovation énergétique de son logement ou à l'emploi d'une personne à domicile.

Ces crédits resteront perçus durant l'été. Le gouvernement a toutefois décidé qu'un acompte de 60% sera versé dès le 15 janvier pour l'emploi d'un salarié à domicile, les gardes d'enfant, les dépenses de dépendance, l'investissement locatif, les dons aux œuvres et les cotisations syndicales.

Année blanche

Les contribuables ont payé leurs impôts 2018 sur les revenus de 2017, et les impôts 2019 sur ceux de 2019. Cela signifie que les revenus courants de 2018 ne sont pas imposés, ce qu'on appelle l'"année blanche".

Pour éviter les abus, Bercy a prévu plusieurs dispositifs, notamment pour les indépendants, qui disposent d'une marge de manœuvre sur la date de perception de leurs revenus. Si ces derniers s'avèrent en 2018 supérieurs à ceux des trois dernières années, ils seront imposés sur ce surplus.

Déclarations de revenus

Le prélèvement à la source ne signifie pas la fin des démarches administratives. Les contribuables devront ainsi continuer de déclarer chaque année, au printemps, leurs revenus à l'administration.

Cette démarche permettra d'actualiser le taux de prélèvement, mais aussi d'intégrer les crédits d'impôt et revenus exceptionnels, pour que le fisc puisse rembourser les "trop perçus" ou réclamer les impôts manquants.

(Source : AFP)

Economie

Quatre entreprises réunis au sein de Dimo Groupe à Châtillon-le-Duc

Dimo, Ekipro, Spark et Visto se regroupent désormais au sein de Dimo Groupe à Châtillon-le-Duc, a-t-on appris mercredi 30 septembre 2026. Cette nouvelle organisation réunit quatre activités complémentaires et près de 70 collaborateurs, avec l’objectif de proposer une offre élargie aux entreprises tout en conservant les expertises propres à chaque entité.

À Micronora, Grand Besançon Métropole veut jouer les entremetteurs entre industrie et territoire

Réunis autour d’un petit-déjeuner mercredi 30 septembre matin au parce des expositions Micropolis à Besançon, des représentants du monde économique, industriel, de la recherche et de la défense ont échangé sur les coopérations possibles à l’échelle du Grand Besançon. Ludovic Fagaut, président de Grand Besançon Métropole, a rappelé le rôle que les élus entendent jouer auprès des entreprises, de leur implantation à leur ouverture à l’international.

Micronora lance sa nouvelle édition avec plus de 800 exposants à Besançon

VIDÉO • Le salon international Micronora a été officiellement inauguré ce mardi 29 septembre 2026 en présence des acteurs politiques de la région. L'industriel français et ancien président du Mouvement des entreprises de France, Pierre Gattaz, est le parrain de cette nouvelle édition qui se poursuit jusqu'au 2 octobre. 

À Besançon, 1650 agents publics (CGT) dans la rue pour réclamer des hausses de salaires

Dans le cadre de la journée nationale de grève dans la fonction publique, une manifestation à l’appel de l’intersyndical s’est tenue ce mardi 29 septembre place de la Révolution à Besançon. Selon les chiffres de la CGT, ils étaient 1650 à manifester ce mardi, 1250 selon la police. 

À Besançon, Veggie Corner laisse place au 1544 où le thé règne en spécialité

Après plusieurs années à la tête de Veggie Corner, Oriane Vatin ouvre un nouvel établissement à la même adresse, rue Claude Pouillet à Besançon. Baptisé Le 1544, ce lieu consacré au thé entend associer expertise, restauration et découverte dans le cadre singulier d’une demeure construite en 1544.

À Besançon, le Carrefour des collectivités veut accompagner les nouveaux élus et relancer l’investissement local

La 14e édition du Carrefour des collectivités locales se tiendra les 8 et 9 octobre 2026 au parc des expos Micropolis à Besançon. Réunis vendredi 25 septembre pour leur déjeuner de presse annuel, les organisateurs, Ecorse TP, la Fédération régionale des travaux publics de Bourgogne-Franche-Comté (FRTP BFC) et Micropolis, ont présenté un rendez-vous placé sous le signe des nouveaux mandats, des projets d’aménagement durable et des enjeux financiers qui pèsent sur les collectivités. 

BFC Boost : neuf projets régionaux présentés aux financeurs pour plus de 180 millions d’euros d’investissement

La Région Bourgogne-Franche-Comté a organisé jeudi 24 septembre 2026 à la Burgundy School of Business (BSB), à Dijon, la première édition de BFC Boost. Neuf porteurs de projets ont présenté leurs investissements à des banques,  fonds d’investissement, investisseurs privés et acteurs publics. À eux seuls, ces projets représentent plus de 180 millions d’euros d’investissements annoncés.

" Chez Bon " devient " Bon " et change de formule sans renoncer au fait-maison

Situé au 52 rue des Granges, "Chez Bon" fait partie du paysage bisontin depuis 2010. Renommée "Bon" depuis la rentrée de septembre, l’enseigne a changé son concept. Si la cuisine reste inchangée et "100% maison", l’établissement propose désormais ses plats à emporter, afin de s’adapter aux nouvelles habitudes de consommation de ses clients soucieux de manger "vite, mais bien et bon", a tenu à nous expliquer la gérante, Lise Demontrond.

Larnod : les boulangers transformistes remettent le couvert pour une deuxième saison

Il y a un an, le boulanger du Chalet de la diligence et son mari Aurélien avaient proposé plusieurs soirées de cabaret afin de compenser la perte de leur chiffre d’affaires liée la fermeture de la côte de Larnod durant plusieurs semaines. Fort du succès de leur Rominoushow, le couple s’est lancé dans une deuxième saison baptisée "Une autre histoire". Plus d’une vingtaine de représentations sont proposées du 26 septembre au 14 février 2026.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 16.31C°
nuageux
le 01/10 à 08h00
Vent
2.48 m/s
Pression
1022 hPa
Humidité
86 %

Sondage