Les Cannibales bisontins de Goya exposés au musée d’Orsay

Publié le 08/03/2013 - 11:54
Mis à jour le 09/03/2013 - 08:38

La nouvelle exposition du musée d’Orsay à Paris « L’ange du bizarre. Le romantisme noir de Goya à Max Ernst » met en lumière un vaste pan de la création artistique qui, à partir des années 1760-1770, exploite la part d’ombre, d’excès et d’irrationnel qui se dissimule derrière l’apparent triomphe des lumières de la Raison. Les deux Scènes de cannibalisme de Goya du musée des Beaux-Arts et d’Archéologie de Besançon y ont toute leur place.

En prêt

Ouverte au musée d’Orsay à Paris le 5 mars et présentée jusqu’au 9 juin prochain, l’exposition "L'ange du bizarre. Le romantisme noir de Goya à Max Ernst" propose de découvrir les multiples déclinaisons du romantisme noir, de Goya et Füssli jusqu'à Max Ernst et aux films expressionnistes des années 1920, à travers une sélection de 200 œuvres comprenant peinture, arts graphiques, sculpture et œuvres cinématographiques.

200 œuvres dont deux bisontines. Le musée des Beaux-Arts et d’Archéologie de Besançon a en effet prêté deux toiles : ses célèbres Scènes de cannibalisme de Francesco de Goya. Ces deux huiles sur bois, datées des environs de 1800 et entrées dans les collections bisontines par le legs Jean Gigoux en 1894, s’intitulent Cannibales dépeçant leurs victimes et Les cannibales. Ces deux panneaux peuvent être rapprochés de deux autres, de même format, représentant des Sauvages assassinant une femme et des Sauvages près d’un feu, conservés dans d’autres collections.

A propos des deux oeuvres de Besançon, on peut lire dans le catalogue du musée* : "Très légèrement brossés dans des tons blonds et doux, les tableaux peuvent dérouter par l’horreur de ce qu’ils traitent ; on doit pourtant admettre que chez Goya le sujet, si violent soit-il, disparaît derrière sa traduction picturale ; au-delà de l’iconographie, seules la qualité de la touche, nerveuse et transparente, l’économie chromatique et la structure de la composition, audacieuse dans le premier panneau avec le grand triangle vide, préoccupent l’artiste.

* Catalogue "De Bellini à Bonnard. Chefs d’œuvre de la peinture", musée des Beaux-arts et d’Archéologie de Besançon, 1992.

A propos de cette exposition du musée d’Orsay à Paris  : lire ICI 

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