Les entreprises vont payer 15% du chômage partiel à partir de juin

Publié le 26/05/2020 - 09:15
Mis à jour le 12/02/2021 - 17:43

Le gouvernement avait prévenu que l’État réduirait sa prise en charge du chômage partiel pour soutenir la reprise : dès le 1er juin, les entreprises devront payer 15% de cette indemnisation mise en place pour éviter une explosion des licenciements a-t-on appris le 25 mai 2020.

image d'illustration © StockSnap/Pixabay ©
image d'illustration © StockSnap/Pixabay ©

Dans un communiqué lundi soir, le ministère du Travail a annoncé que la prise en charge de l'activité partielle par l’État et l'Unédic passerait de 100 à 85% de l'indemnité versée au salarié, dans la limite inchangée de 4,5 Smic.

Si les organisations d'employeurs avaient réclamé le maintien à 100% pendant l'été, elles pourraient cependant se satisfaire de cette évolution présentée comme "raisonnable" lundi matin par le ministre de l’Économie Bruno Le Maire, d'autant que le communiqué ne parle pas de réductions ultérieures.

Cette modification ne change rien pour le salarié qui continuera lui à percevoir 70% de sa rémunération brute (soit 84% du net et davantage si l’entreprise complète) et au minimum le Smic net. La mesure sera mise en œuvre par décret, après l'adoption d'un projet de loi en cours d'examen au Parlement qui permettra notamment une modulation du dispositif selon les secteurs d'activité.

Les secteurs "faisant l'objet de restrictions législatives ou réglementaires particulières en raison de la crise sanitaire", comme le tourisme, la culture ou la restauration, continueront à bénéficier d'une prise en charge à 100%.

Cela permet "d'encourager la reprise d'activité dans les secteurs qui ne subissent plus de contraintes à la reprise, tout en préservant les secteurs qui demeurent fermés ou très impactés", juge le ministère. "Nous avions plaidé pour un chômage partiel au moins jusqu'à la rentrée car les entreprises n'auront pas retrouvé une activité normale d'ici là", a rappelé le Medef lundi soir dans une réaction écrite adressée à l'AFP.

Pour le mouvement patronal, "l'important, c'est que le chômage partiel ne se transforme pas en chômage tout court, donc il faut sortir du champ de la dégressivité les secteurs connexes aux secteurs fermés. Nous attendons les propositions du gouvernement sur ce point".

La nouvelle d'une moindre prise en charge du chômage partiel par la puissance publique était guettée depuis plusieurs jours, car le gouvernement a fait du recours massif à ce dispositif la clé de voûte de sa politique pour éviter les licenciements dans la foulée du confinement.

Dans ce but, il avait adopté "le régime le plus protecteur d'Europe" selon la ministre du Travail Muriel Pénicaud, avec cette prise en charge intégrale et élargie à quasiment toutes les catégories de salariés, ce qui avait été salué par patronat et syndicats.

Un dispositif massivement utilisé

Selon une estimation du ministère, environ 8,6 millions de salariés auraient été ainsi effectivement placés en avril en activité partielle. Conséquence de ce choix, la France a pour l'instant connu peu de licenciements, les réductions d'effectifs passant essentiellement par le non-renouvellement de CDD et de missions d'intérim. Mais, avec le déconfinement, le gouvernement jugeait que ce remboursement intégral aux employeurs pouvait freiner la reprise en incitant les employeurs à ne pas reprendre leur activité tant que celle-ci ne serait pas jugée assez rentable.

En outre, le coût du dispositif, réparti entre deux tiers pour l'Etat et un tiers pour l'Unédic, devenait colossal : il a été évalué à 24 milliards d'euros sur trois mois, de mars à mai. Avec aussi une fraude semble-t-il plus importante que prévu, poussant le gouvernement à annoncer un renforcement des contrôles. Selon une enquête réalisée auprès de représentants de salariés par le cabinet Technologia, "24% des employés en chômage partiel total auraient été amenés à poursuivre leur activité à la demande de l'employeur".

En face, le patronat jugeait une modification du dispositif prématurée au vu de la fragilité des entreprises. "Commencer à diminuer le niveau de prise en charge le 1er juin serait une erreur majeure parce que les entreprises tourneront encore à un rythme faible", avait averti le président du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux.

En cas de réduction de la prise en charge, "il faudra s'attendre, c'est inévitable, à ce que les entreprises commencent à licencier économiquement", avait mis en garde de son côté François Asselin, président de la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME).

(AFP)

Coronavirus COVID-19

Covid-19 : le repli de l’épidémie se confirme selon l’agence régionale de santé

Avec un taux d’incidence en population générale désormais sous la barre des 400 cas pour 100/000 habitants, l’épidémie confirme son repli en Bourgogne-Franche-Comté selon les derniers chiffres de l'ARS Bourgogne-Franche-Comté.  Le taux de positivité des tests perd 5 points mais reste cependant élevé à près de 25%.
 

Covid-19 : le nombre de patients testés a doublé en un mois en Bourgogne-Franche-Comté  

Le nombre de tests a "de nouveau franchi" la barre des trois millions en une semaine, selon des chiffres publiés jeudi par le ministère de la Santé, sur fond de septième vague de l'épidémie de Covid-19. En Bourgogne-Franche-Comté, plus de 77.000 personnes ont réalisé un test antigénique ou PCR entre le 27 juin et le 3 juillet 2022 contre 54.000 la semaine précédente et 33.000 début juin.

Economie

On a testé pour vous les trois nouvelles infusions de la Maison laGrange à Marnay

Depuis mars 2026, la maison laGrange enrichit sa gamme avec trois nouvelles infusions bio aux fèves de cacao : Au goûter de Louis, L’Orangette et Îles Bounty. Curieuses de découvrir ces nouvelles créations, nos trois journalistes amatrices de thés et d’infusions, Élodie, Hélène et Alexane, les ont testées pour vous.

À Besançon, le ministre chargé de l’Industrie plaide pour une accélération des grands projets industriels

Le ministre délégué chargé de l’Industrie, Sébastien Martin, était de passage ce lundi 15 juin 2026 à Besançon. Sa visite à la préfecture du Doubs a consisté à présider une table ronde consacrée au suivi et à l'accélération des projets industriels en Bourgogne Franche-Comté. Un point presse a eu lieu à l’issue de celle-ci.

Talents BGE 2026 : huit entrepreneurs récompensés à Vesoul

Organisé par l’association d’aide à la création d’entreprise BGE Franche-Comté, le concours Talents BGE récompense chaque année des créateurs et repreneurs d'entreprise accompagnés par le réseau. Artisanat, commerce, services, tourisme ou encore innovation : les jurys ont distingué huit entrepreneurs de Bourgogne-Franche-Comté lors de la finale régionale organisée le 8 juin 2026 à Vesoul.

Offre d’emploi – Le promoteur immobilier SMCI recherche un(e) commercial(e) à Besançon

Dans le cadre de son développement, SMCI, promoteur immobilier installé à Besançon depuis 1936, présent sur les régions Franche-Comté Bourgogne, Rhône-Alpes et Ile de France recherche pour son agence de Besançon Un ou Une Commercial (e) VEFA.
Spécialiste de l’immobilier, le Groupe SMCI intervient dans la construction d’immeubles neufs résidentiels et tertiaires et la réhabilitation de bâtiments anciens. Le Groupe dispose également d’une filiale dédiée à la location-gestion locative, le syndic de copropriété et la transaction.

La Ville de Besançon recrute un Agent Technique de Surveillance d’Accueil et de Maintenance (ATSAM) (H/F)

Offre d'emploi • La Ville de Besançon recrute un agent technique de surveillance, d’accueil et de maintenance pour rejoindre la Direction des Sports. Au cœur du fonctionnement des équipements sportifs municipaux, vous contribuerez à leur entretien, à la sécurité des usagers et au bon déroulement des activités sportives et événementielles.

Nouveaux associés, Fête de la musique et bière en vrac : Bières et caetera poursuit son développement à Besançon

QUOI DE 9 ? • Créée en 2020 au moment de la réouverture des bars après le confinement, l’enseigne bisontine Bières et caetera continue d’évoluer. Nouveaux associés, ambitions de déménagement, événements musicaux pour la Fête de la musique et développement de la bière en vrac : le bar spécialisé dans la bière artisanale entend poursuivre sa croissance tout en conservant son identité conviviale au cœur de Besançon…

Le prix de référence du gaz augmente de 7,4% au 1er juillet pour une majorité d’abonnés français

Le prix de référence du gaz va augmenter de 7,4% en juillet pour une majorité de ménages français qui verront leur facture s'élever en moyenne de 2,7 euros TTC, en partie en raison des perturbations liées à la guerre au Moyen-Orient, a annoncé mercredi 10 juin 2026 la Commission de régulation de l'énergie (CRE).

Industrie, nature et jeunesse réunies pour la Journée mondiale de l’Environnement à Voray-sur-l’Ognon

À l’occasion de la Journée mondiale de l’Environnement 2026, IMASONIC, entreprise basée à Voray-sur-l’Ognon en Haute-Saône, a organisé le vendredi 5 juin 2026 un événement dédié à la biodiversité et à la mobilisation des jeunes autour des enjeux environnementaux et industriels.

Une enseigne Noz arrive à Chateaufarine

L’enseigne Noz, spécialisée dans le déstockage ouvre un deuxième magasin à Besançon à partir du 23 juin 2026. Ce nouveau point de vente est implanté rue André Chénier, dans la zone commerciale de Chateaufarine, à proximité de Decathlon. Le magasin dispose de plus de 690 m² dédiés aux bonnes affaires et vient renforcer la présence de l’enseigne dans l’agglomération bisontine.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 22.84
peu nuageux
le 17/06 à 21h00
Vent
1.64 m/s
Pression
1019 hPa
Humidité
73 %

Sondage