"Les opérateurs des pompes funèbres ne sont plus en mesure de prendre en charge les corps des personnes dans leurs lieux de décès" (SPTIS)

Publié le 17/03/2020 - 17:52
Mis à jour le 18/03/2020 - 15:43

Cédric Ivanes, président du Syndicat professionnel des Thanatopracteurs indépendants et salariés d’acceuil (SPTIS) a écrit ce 17 mars 2020 une lettre ouverte à Emmanuel Macron afin de l’informer sur le manque de moyens mis à disposition de la profession.

Dans sa lettre, Cédric Ivanes indique son inquiétude sur la prise en charge des corps des défunts : "Les opérateurs des pompes funèbres ne sont plus en mesure de prendre en charge les corps des personnes dans leurs lieux de décès, qu’elles soient décédées ou non du Covid-19", indique-t-il en expliquant cela par le manque de moyens accordés à la profession : "Si les mesures de salubrité minimales ne peuvent pas se faire correctement, alors les hôpitaux, maisons de retraite et même les familles dont les proches meurent encore à domicile, devront prendre en charge et gérer les corps, dans le meilleur des cas, dans des chambres froides, dans le pire des cas, sans soin de thanatopraxie (Conservation), à leur domicile".

Voici l'intégralité de la lettre adressée au Président de la République :

"Monsieur le Président de la République,

Je m’adresse à vous en tant que Président du seul Syndicat professionnel de thanatopracteurs en France et ce que j’ai à vous transmettre, est particulièrement grave et important pour que vous preniez sérieusement en compte ce qui se passe.

En effet, je représente une branche des acteurs du service public que sont les thanatopracteurs. Ces personnels sont à la disposition de leurs concitoyens en 24/24 et 7/7 y compris dans des périodes moins dramatiques que celle que nous vivons.

A l’heure où je vous parle, ces acteurs primordiaux des services funéraires, dont certains sont aussi opérateurs de Pompes Funèbres, ne sont plus en mesure de prendre en charge les corps des personnes dans leurs lieux de décès, qu’elles soient décédées ou non du Covid-19 (A plus forte raison).

Je tiens à votre disposition en PJ, la réponse du Préfet de ma région qui stipule que nous ne sommes pas prioritaires pour accéder aux EPI (Équipements de Protection Individuelle) !

C’est un véritable non-sens car nous sommes autant, si ce n’est plus, exposés au risque de contamination.

Dans le cas où cette situation ne s’arrange pas rapidement et que nous ne puissions pas avoir accès à ces dispositifs, nous avons déjà avertit nos adhérents de recourir à leur droit de retrait, il est hors de question qu’ils mettent leur vie délibérément en danger alors qu’une mise en bière est requise pour les décès par Covid-19.

Si les mesures de salubrité minimales ne peuvent pas se faire correctement, alors les hôpitaux, maisons de retraite et même les familles dont les proches meurent encore à domicile, devront prendre en charge et gérer les corps, dans le meilleur des cas, dans des chambres froides, dans le pire des cas, sans soin de thanatopraxie (Conservation), à leur domicile.

Toute manipulation est rendue impossible sans une protection appropriée.

Comme vous le voyez, Monsieur le Président de la République, il est nécessaire que vous intercédiez favorablement et rapidement à cette requête, même si je suis parfaitement conscient des difficultés d’approvisionnement.

La répartition de ces dispositifs se doit d’être encore revue et devrait se faire, si je peux me le permettre, aux seuls soignants des hôpitaux et établissements de santé ainsi qu’aux opérateurs funéraires qu’ils soient thanatopracteurs ou opérateurs de Pompes Funèbres.

Les priorités sont clairement établies, au moins tant que les stocks ne sont pas reconstitués.

J’ai formé, avec deux membres du Bureau de ce syndicat, une cellule de crise afin que nous puissions vous répondre dans les meilleurs délais.

Je joins à ce propos leur coordonnées, mails et téléphones et j’ai déjà pris attache avec Madame Duhem des Renseignements Généraux afin de lui faire part de la situation critique à laquelle nous sommes confrontés.

Je reste très attaché aux valeurs de notre République, de notre devise et je respecte pleinement ce que vous avez mis en place car il en va, en effet, de notre survie à tous.

C’est la raison pour laquelle et afin de ne pas aggraver une situation déjà extrêmement compliquée, qu’il est primordial que nous recevions votre aide et votre soutien.

Dans l’attente d’une réponse rapide de votre part, je vous prie de recevoir, Monsieur le Président de la République ; l’expression de ma haute considération et de mon dévouement face à cette crise majeure sans précédent".

(Cédric Ivanes, Président du SPTIS).

Coronavirus COVID-19

Covid-19 : le repli de l’épidémie se confirme selon l’agence régionale de santé

Avec un taux d’incidence en population générale désormais sous la barre des 400 cas pour 100/000 habitants, l’épidémie confirme son repli en Bourgogne-Franche-Comté selon les derniers chiffres de l'ARS Bourgogne-Franche-Comté.  Le taux de positivité des tests perd 5 points mais reste cependant élevé à près de 25%.
 

Covid-19 : le nombre de patients testés a doublé en un mois en Bourgogne-Franche-Comté  

Le nombre de tests a "de nouveau franchi" la barre des trois millions en une semaine, selon des chiffres publiés jeudi par le ministère de la Santé, sur fond de septième vague de l'épidémie de Covid-19. En Bourgogne-Franche-Comté, plus de 77.000 personnes ont réalisé un test antigénique ou PCR entre le 27 juin et le 3 juillet 2022 contre 54.000 la semaine précédente et 33.000 début juin.

Société

La préfecture reprend en main le contrôle des stands de tir et armureries du Doubs

VIDÉO • La campagne de contrôles des armureries et structures de tir (ball-trap et stands de tir) du département du Doubs a débuté il y a un an et s’achèvera en juillet 2026. L’une de ces visites, ouverte à la presse, s’est tenue mercredi 17 juin 2026 au stand de tir de l’US Baumoise.

On a testé pour vous les trois nouvelles infusions de la Maison laGrange à Marnay

Depuis mars 2026, la maison laGrange enrichit sa gamme avec trois nouvelles infusions bio aux fèves de cacao : Au goûter de Louis, L’Orangette et Îles Bounty. Curieuses de découvrir ces nouvelles créations, nos trois journalistes amatrices de thés et d’infusions, Élodie, Hélène et Alexane, les ont testées pour vous.

Enedis et le SDIS 25 s’exercent au sauvetage en milieu confiné sous le tramway à Besançon

Enedis et le Service départemental d’incendie et de secours du Doubs (SDIS 25) ont organisé, le 11 juin 2026, un exercice conjoint de sauvetage en milieu confiné dans une chambre souterraine du réseau électrique située sous les voies du tramway, rue Tristan-Bernard à Besançon. Cette opération visait à préparer les intervenants à une éventuelle intervention réelle et à renforcer la coordination entre les différents acteurs concernés.

À Ornans, le futur éco-centre du Sybert prend forme

Le chantier du futur éco-centre d’Ornans se poursuit sur le chemin du Gradion à Ornans, à proximité de la zone d’activités ”Au Malade”. Ce nouvel équipement du Sybert remplacera l’ancienne déchetterie, fermée depuis 2021 et provisoirement remplacée par un site installé rue des Épenottes.

À Besançon, la fresque de Nacle en hommage à Lyhanna reste en place… pour l’instant

Dimanche 14 juin 2026, le graffeur bisontin Nacle a dévoilé sa nouvelle fresque située niveau du boulevard Diderot à Besançon en hommage à Lyhanna, collégienne de 11 ans retrouvée assassinée dans le Gers au début du mois. Réalisée sans autorisation, il a été question de son nettoyage. Dans l’attente d’un compromis, la Ville de Besançon a souhaité réagir ce lundi dans un communiqué.

Il revenait de Suisse avec une tonne de ferraille à Morteau : son camion saisi par les douanes, 10 ans de prison encourus…

La direction régionale des Douanes de Besançon lance une campagne d’information sur les règles encadrant le transport transfrontalier de déchets entre la Suisse et la France. À cette occasion, elle met en avant une saisie réalisée fin mai 2026 par la brigade de Morteau, présentée comme une illustration d’un phénomène régulièrement constaté sur la frontière franco-suisse.

Sondage – La Fête de la musique est-elle encore un événement incontournable pour vous ?

Depuis plus de 40 ans, la Fête de la musique marque le début de l'été et rassemble chaque année des milliers de personnes dans les rues, les places et les bars. Entre concerts amateurs, artistes confirmés et ambiance festive, l'événement conserve une place particulière dans le calendrier culturel. À quelques jours de l'édition 2026, nous souhaitons connaître votre avis : la Fête de la musique est-elle encore un événement incontournable ? C'est notre sondage de la semaine.

Loi intégrale contre les violences sexuelles : nouveau rassemblement ce lundi à Besançon

À la suite de l’affaire Lyhanna, l’intersyndicale féministe du Doubs Solidaires FSU-CGT Éducation appelle à un nouveau rassemblement ce lundi 15 juin 2026 devant le tribunal judiciaire de Besançon afin d’exiger une loi cadre intégrale contre les violences sexuelles.

Un exercice de sécurité civile à Deluz pour tester le dispositif FR-Alert

Le mercredi 24 juin 2026, la préfecture du Doubs organise un exercice de sécurité civile "risque industriel" dans la commune de Deluz dès 8h30. Cet exercice permettra aux services de l’État de tester le dispositif FR-Alert, prévient la préfecture du Doubs dans son communiqué.  

Concours régional “Tous à table !” : les professionnels de la restauration scolaire à l’honneur

La cérémonie de remise des prix du 3ª concours régional "Tous à table!", destiné aux équipes de cuisine des établissements de Bourgogne Franche-Comté, a eu lieu mercredi 10 juin 2026 au lycée François Mitterrand à Château-Chinon (Nièvre).

Symbole “d’une décarbonation réussie”, la cheminée de Planoise disparaît

VIDÉO • La cheminée de la chaufferie de Planoise, témoin de l’ère du fioul et du charbon, est aujourd’hui devenue obsolète. Sa déconstruction a débuté ce mercredi 10 juin 2026 à Besançon en présence des représentants de Grand Besançon métropole et de l’exploitant du réseau de chaleur urbain ENGIE lors d’une visite de chantier ouverte à la presse.

En Bourgogne-Franche-Comté, des maraîchers cultivent l’autonomie alimentaire

Un collectif de fermes et de maraîchers de Bourgogne-Franche-Comté, est réunie autour du projet “Populations évolutives et pré-sélectionnées“ (PEPs). Objectif : atteindre l’autonomie alimentaire par la création variétale de légumes d’ici 2027. Sébastien Desgeorges, maraîcher et membre du collectif nous en parle...

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 19.08
peu nuageux
le 18/06 à 06h00
Vent
0.7 m/s
Pression
1020 hPa
Humidité
100 %

Sondage