L'UFC-Que Choisir veut couper dans les dépassements d'honoraires médicaux

Publié le 16/12/2023 - 18:02
Mis à jour le 13/12/2023 - 15:48

L'organisation de consommateurs UFC-Que Choisir veut restreindre les dépassements d'honoraires des nouveaux médecins, arguant d'un "développement incontrôlé" de ces dépassements, nuisible pour l'accès aux soins.

 © Hélène Loget
© Hélène Loget

"Les nouveaux médecins ne devraient avoir le choix qu'entre un secteur 1 aux honoraires sans dépassement, ou l'Option de pratique tarifaire maitrisée (Optam)" qui permet le dépassement d'honoraire mais sous une forme limitée, a indiqué Que Choisir dans un communiqué. Par ailleurs, il faut "supprimer les aides publiques aux médecins" faisant des dépassements d'honoraires hors Optam, a-t-elle estimé. En revanche, "la Sécurité sociale doit (...) parvenir à un accord conventionnel sur un tarif de base acceptable pour les médecins libéraux", a-t-elle ajouté.

L'accès aux soins est un des chevaux de bataille de l'association de consommateurs, qui vient de déposer un recours pour "inaction" en la matière contre le gouvernement, devant le Conseil d'Etat.

Des tarifs plus chers que le conventionnel

Que Choisir souhaite que les nouveaux médecins ne puissent plus accéder au "secteur 2", qui leur permet de faire payer leurs patients plus cher que le tarif conventionnel. La Sécurité sociale ne rembourse ces consultations que sur la base du tarif conventionnel, à charge pour les complémentaires santé de compléter, totalement ou non suivant la couverture du patient.

Que Choisir étaye sa critique des dépassements d'honoraires avec une étude sur trois spécialités (gynécologie, pédiatrie, ophtalmologie), qui montre que les prix des consultations des médecins en secteur 2 ont tendance à être plus élevés et plus homogènes dans un secteur géographique donné, lorsqu'il n'y a plus de médecins au tarif conventionnel présents sur place.

La présence de médecins facturant au tarif conventionnel "est systématiquement le facteur le plus fortement et significativement corrélé" à une baisse des tarifs de secteur 2 à cet endroit", indique Que Choisir. Inversement, lorsqu'il n'y a que des praticiens de secteur 2 sur un secteur, il y a plutôt "une imitation des tarifs entre voisins", plutôt qu'une concurrence, note l'association.

Selon les statistiques du ministère de la Santé, les spécialistes sont de plus en plus nombreux à être passés en secteur 2, à 53% d'entre eux en 2022 contre 42% en 2012. A l'inverse, la pratique est de moins en moins répandue chez les généralistes, seuls 5% y ayant recours en 2022 selon le même source.

L'Option de pratique tarifaire maitrisée (Optam), forme de dépassement épargnée par l'UFC-Que Choisir, permet aux médecins de ne pas respecter les honoraires conventionnels, sauf pour une partie de leur patientèle qui continue de bénéficier de ces tarifs.

(Source AFP)

Soyez le premier à commenter...

Laisser un commentaire

Santé

Soins dans l’Arc jurassien franco-suisse : une baisse du nombre de médecins du côté français

Dans le cadre d’un cycle de travail sur la santé, l’Observatoire statistique transfrontalier de l'Arc jurassien (OSTAJ) a publié le 27 février 2024 une nouvelle étude consacrée à l’offre de soins sur le territoire. Les chiffres reflètent particulièrement des tendances démographiques et structurelles différentes de part et d'autre de la frontière.

Une journée de sensibilisation et une exposition sur la prévention du cancer colorectal à Besançon 

Du 5 au 31 mars 2024, une exposition sur la prévention du cancer colorectal sera installée dans le hall principal du CHU de Besançon dans le cadre de Mars bleu. Une journée de sensibilisation sera également organisée le jeudi 21 mars avec une équipe pluridisciplinaire de gastro-entérologie.

Médicaments : des mesures pour anticiper les pénuries

Aider les médecins à prescrire des alternatives aux médicaments non disponibles, intensifier le bon usage des antibiotiques : le gouvernement a annoncé mercredi 21 février 2024 quelques mesures concrètes pour anticiper les pénuries.

Mars Bleu revient en Bourgogne Franche-Comté : s’il est détecté tôt, le cancer colorectal se guérit 9 fois sur 10

Tous les deux ans, les Bourguignons-Francs-Comtois de 50 à 74 ans sont invités à réaliser un test de dépistage du cancer colorectal. À l’occasion de Mars Bleu, du 1er au 31 mars 2024, campagne nationale de sensibilisation au dépistage de ce cancer, le Centre régional de coordination des dépistages des cancers (CRCDC) rappelle l’importance de réaliser ce test.

Une nouvelle salle de radiologie interventionnelle multimodale au CHU de Besançon

Le 11 décembre 2023, un premier patient a bénéficié de cette nouvelle salle au sein du CHRU de Besançon. Un véritable pas en avant dans les équipements de pointe puisque l’hôpital fait partie des dix établissements en France à avoir acquis ce dispositif d’imagerie. Quels sont les enjeux ? Nous avons fait le point avec Eric Delabrousse, chef du pôle imagerie du CHU de Besançon.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 4.93
légère pluie
le 03/03 à 21h00
Vent
2.87 m/s
Pression
1005 hPa
Humidité
89 %