Meurtre d'Alexia : Jonathann Daval accuse son beau-frère

Publié le 04/07/2018 - 16:09
Mis à jour le 18/04/2019 - 12:31

Jonathann Daval, qui avait reconnu avoir étranglé sa femme, Alexia, fin octobre à Gray , en Haute-Saône, a contesté les faits lors de son audition par un juge d'instruction à sa demande mercredi dernier, accusant son beau-frère du meurtre, a-t-on appris ce mercredi 4 juillet 2018 de source proche de l'enquête. Selon BFM TV, le beau frère Grégory Gay dément formellement les accusations portées à son encontre. Isabelle Fouillot, la mère d'Alexia Daval parle d'un "véritable cauchemar".

Jonathan Daval, entouré des parents d'Alexia lors d'une marche le 5 novembre 2017. ©SA ©
Jonathan Daval, entouré des parents d'Alexia lors d'une marche le 5 novembre 2017. ©SA ©

Jonathann Daval aurait  reconnu avoir été présent sur les lieux, mais n'avoir pas assisté directement au meurtre de son épouse, âgée de 29 ans. Il a accusé son beau-frère, Grégory Gay, d'avoir étranglé la victime au domicile de ses parents dans la nuit du 27 au 28 octobre. Celui-ci aurait tenté de la maîtriser lors d'une crise d'hystérie, a ajouté cette même source.

Les parents et la soeur d'Alexia, Stéphanie, ainsi que son mari, ont été convoqués mercredi matin par le juge d'instruction en charge de l'affaire, pour "une audition classique de partie civile", selon leur avocat, Me Jean-Marc Florand, qui les accompagnait.

Un "pacte secret"

Selon l'Est républicain, la famille aurait passé "un pacte secret pour étouffer l'affaire". Mercredi dernier, Jonathann Daval avait été entendu à sa demande par le magistrat. Interrogé ce 27 juin 2018, l'un de ses avocats a indiqué qu'il ne souhaitait pas s'exprimer pour le moment.

Selon une autre source proche du dossier, à ce stade de l'enquête les éléments matériels corroborent la première version du suspect et ne permettent pas de soupçonner une complicité.

Pendant les trois mois de l'enquête diligentée par les gendarmes de la section de recherches de Besançon, Jonathann Daval, qui se présentait en mari éploré, avait soutenu qu'Alexia n'était pas rentrée d'un footing. Placé en détention provisoire, il a été incarcéré dans l'unité psychiatrique de la maison d'arrêt où il est détenu, en raison de sa fragilité psychologique et physique.

Mis en examen pour "meurtre sur conjoint"en janvier, Jonathann Daval, informaticien de 34 ans, avait reconnu avoir étranglé son épouse lors d'une dispute au domicile du couple à Gray-la-Ville. Lors de sa garde a vue, le suspect avait affirmé qu'il ne "voulait pas"tuer son épouse, mais qu'ils en étaient venus aux mains et qu'il avait étranglé Alexia en tentant de la "maîtriser". Le couple connaissait de "fortes tensions"en raison de leurs difficultés à avoir n enfant.

Il avait contesté avoir brûlé son corps, retrouvé en partie calciné dans un bois près de la commune. L'autopsie avait révélé que la jeune femme avait été violemment frappée et étranglée. "La mort a été donnée volontairement et non pas accidentellement", avait souligné la procureure de la République de Besançon, Edwige Roux-Morizot.

(Source : AFP)

Soyez le premier à commenter...

Laisser un commentaire

affaire daval

Affaire Daval : plus de 800.000 euros réclamés par la famille d’Alexia

Mise à jour • La famille d'Alexia Daval a réclamé lundi 22 février 2021 devant la cour d'assises de la Haute-Saône plus de 800.000 euros de dommages et intérêts à Jonathann Daval, condamné à 25 ans de réclusion criminelle en novembre pour le meurtre de son épouse. La cour rendra sa décision le 25 mai 2021 à Vesoul.

La question des indemnités réclamées par la famille d’Alexia examinée lundi

Affaire Daval • "Justifiées" pour les parties civiles, "disproportionnées" pour la défense : la justice est saisie ce lundi 22 février 2021 à Vesoul de la question des indemnités réclamées par la famille d'Alexia à Jonathann Daval, condamné fin novembre à 25 ans de réclusion pour le meurtre de son épouse.

Faits Divers

Deux femmes incarcérées après la mystérieuse disparition d’un Serbe, probablement mort

Deux femmes serbes de 5 et 28 ans ont été incarcérées dans le cadre d'une enquête pour meurtre après la mystérieuse disparition fin décembre à Besançon d'un Serbe domicilié en Allemagne et qui a probablement été tué, a annoncé mardi 25 janvier 2022 Etienne Manteaux le procureur de la République.
Offre d'emploi

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

 -0.65
couvert
le 29/01 à 0h00
Vent
1.09 m/s
Pression
1037 hPa
Humidité
100 %

Sondage