Programmation 2014 : "L’objectif de La Rodia est toujours de s’adresser à tout le monde"

Publié le 27/01/2014 - 14:33
Mis à jour le 15/04/2019 - 15:17

L’année 2014 s’annonce forte et éclectique à La Rodia : Hollysiz, Black Rebel Motorcycle Club, Grand Corps Malade, Girls in Hawaii, Robben Ford, Channel One sans oublier Second Rate et Näo. La population franc-comtoise (et des alentours) est gâtée ! D’ailleurs, Simon Nicolas, chargé de la communication de la smac, a quelques coups de coeurs dont il nous fait part…

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maCommune.info : 2014 démarre sur les chapeaux de roue avec de nombreuses têtes d’affiche. Quel était votre objectif pour cette première saison de l’année ?

Simon Nicolas : "De janvier à mars, l’idée était de continuer un peu ce qu’on faisait déjà, c’est-à-dire de proposer aux Bisontins de voir des grosses têtes d’affiche mais aussi d’associer ces soirées-là avec des découvertes : l’occasion de voir des groupes locaux comme le concert du 1er février (Näo et And so I watch from afar). Les têtes d’affiche sont de styles très éclectiques : d’un côté Grand Corps Malade, de l’autre Black Rebel Motorcycle Club. L’objectif de La Rodia est toujours de s’adresser à tout le monde et pas à un certain style, c’est pour ça qu’on balaie un certain nombre de styles musicaux."

mC : Selon vos propres goûts musicaux, si vous aviez cinq groupes à conseiller, lesquels seraient-ils ?

S-N : "Dans mes goûts, je pense qu’il faut venir voir Näo le 1er février qui est LE groupe local à voir et qui vient de sortir un troisième album. Je pense qu’il y a aussi Black Rebel Motorcycle Club (17 février), c’est vraiment un groupe énorme américain à voir et en plus, dans une petite salle comme celle de La Rodia, c’est vraiment l’occasion de s’en rapprocher. Je dirais aussi qu’il faut voir le groupe qui accompagne Hollysiz qui s’appelle Sunless (le 14 mars), un quintet d’electro pop dijonnais. Personnellement, je suis complètement tombé sous le charme. Pour en citer un autre, je vous conseille d’aller voir les Bisontins de Jack & the bearded fishermen (28 février) : si vous êtes fans de noise music, voire de metal, voire de rock, c’est la claque assurée. Enfin, il y a Girls in Hawaii (9 avril) un groupe de pop belge qui fait vibrer mon cœur depuis tant d’années (rires)."

mC : Il y a un an, le groupe de metal Gojira est venu jouer à La Rodia faisant salle comble. Pourquoi ne pas avoir programmé plus de soirées dans ce style jusqu’à maintenant ? Il y a pourtant un public toujours au rendez-vous en Franche-Comté.

S-N : "Il faut savoir que les groupes de metal en ce moment, c’est un peu comme la variété d’un point de vue commercial. Je m’explique : le metal qui est très connu coûte excessivement cher, c’est-à-dire inabordable pour nous. On essaie de se battre pour faire des énormes groupes metal comme par exemple Meshuggah mais c’est très compliqué de les recevoir parce qu’ils font peu de dates en France. Ca fait plusieurs plans comme ça qui avortent et c’est pour ça qu’on ne fait pas de metal et pas de punk et on s’en excuse parce qu’on bosse vraiment là-dessus. Le 8 février il y aura du punk avec Parabellum et on travaille sur une autre date pour mai-juin prochain avec la scène hardcore américaine. On sait que le public bisontin est demandeur de metal mais ce n’est pas simple."

mC : Concernant le fameux retour éphémère de Second Rate (30 avril), c’est en quelque sorte un privilège de les accueillir à La Rodia…

S-N : "On est content de les recevoir parce que c’est un groupe qui a vraiment marqué le punk rock de la fin des années 90 au début des années 2000 à Besançon et ailleurs. C’est un groupe qui est resté dans l’esprit des gens et qui a influencé beaucoup de groupes. On a sincèrement la chance qu’ils soient Bisontins. On suit les projets des membres du groupe comme Sylvain Bombled (batteur de second rate) qui était l’artiste associé de La Rodia en 2013 et qui a créé Mayerling, on suit aussi l’actualité de Sam (guitariste) dans Demon Vendetta ou Black Zombie Procession etc. Ce sera une grande soirée de fête, de retrouvailles, une occasion de se rappeler la grande époque du punk rock bisontin."

mC : Vous avez placé la barre très haute pour cette rentrée 2014. Vous n’avez pas peur que l’enthousiasme redescende aux prochains trimestres ?

S-N : "Non, parce qu’on ne place jamais la barre assez haute (rires). Non, parce que le trimestre dernier, on avait également fait jouer de belles têtes d’affiche. On est parfois surpris au cours de l’année de la présence de certains groupes comme Morcheeba qui est venu jouer le 12 novembre 2013. C’était assez exceptionnel de les avoir.

On pense qu’on peut mettre la barre encore plus haute et on sait qu’au printemps, on a quelques pistes qui sont vraiment pas mal du tout et on sait que la période septembre-décembre est le gros trimestre. On va faire la seconde édition de Détonation avec encore plus de choses et dans d’autres lieux…"

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