"Projet X" : un jeune homme jugé pour sa participation à une fête ayant tourné au saccage

Publié le 27/01/2016 - 11:35
Mis à jour le 27/01/2016 - 11:35

Feu d’artifice dans le salon, portes arrachées, bijoux dérobés, cave à vins pillée : le tribunal correctionnel de Nancy se penchera jeudi 28 janvier 2016 sur les impressionnantes dégradations commises en juin 2013 lors d’une fête d’adolescents chez les parents de l’un d’entre eux.

 ©
©

Un jeune homme de 20 ans - il était tout juste majeur à l'époque - comparaîtra pour "vols et dégradations" commises à l'occasion de cette fête inspirée du film américain "Projet X", une comédie qui relate le saccage d'une maison par des centaines de fêtards contactés via les réseaux sociaux. Depuis la sortie de ce film, début 2012, des adolescents du monde entier en ont reproduit le scénario, causant d'importants dégâts dans des maisons.

Dans le cas soumis jeudi au tribunal, la fête avait eu lieu dans une maison de Sornéville, à environ 20 km de Nancy, à l'initiative d'un garçon de 15 ans qui voulait profiter de l'absence de ses parents ce soir-là. Les participants "ont agi de manière totalement gratuite, l'invitation postée sur Facebook s'est répandue comme une traînée de poudre", et l'hôte a été débordé par l'arrivée d'environ 90 personnes, résume l'avocat des propriétaires de la maison, Me Frédéric Berna.

"Ils ont bu au goulot des bouteilles de Château-Yquem à l'arrêt de bus"

"Un feu d'artifice confectionné à l'aide d'un fumigène placé dans un pot de Nutella a été tiré dans le salon, les portes arrachées, les murs tagués, le
parquet gravé, le matériel de jardinage jeté dans la piscine, le mobilier détruit", énumère l'avocat. Des bijoux de valeur et du matériel informatique ont été dérobés, et des bouteilles. Les jeunes gens, la plupart âgés d'environ 16 ans, ont également "bu au goulot des bouteilles de Château-Yquem à l'arrêt de bus", dérobés dans la cave des propriétaires, relate l'avocate du prévenu, Me Samira Boudiba. Les poules du jardin ont été placées dans des sacs en plastique, et utilisées comme ballon de football.

Le prévenu majeur encourt 3 ans de prison

L'orgie avait pris fin grâce à l'intervention d'un voisin excédé par le bruit, qui s'était rendu sur place et avait prévenu la gendarmerie, entraînant la fuite immédiate des "invités". Si l'organisateur initial de la fête a été mis hors de cause, l'enquête a permis d'identifier une dizaine de jeunes parmi lesquels le majeur jugé jeudi, ainsi que cinq mineurs, dont trois ont déjà été présentés devant le juge des enfants, et deux doivent l'être prochainement. Le prévenu majeur, qui encourt trois ans de prison, "assume et n'a pas cherché à contester les faits", souligne Me Boudiba, pour qui il ne faudrait pas que "le tribunal le sanctionne pour sa majorité", alors même que "ce n'est pas lui qui a commis les faits les plus graves".

En 2012, deux jeunes hommes avaient été condamnés à six mois de prison ferme pour leur responsabilité dans une autre orgie de type "Projet X", qui avait réuni un millier de jeunes dans une villa inoccupée du littoral varois.

(Source : AFP)

Justice

Violences sexuelles sur mineurs : près de 1140 procédures examinées en moins d’un mois par la cour d’appel de Besançon

Les parquets du ressort de la cour d'appel de Besançon (Besançon, Montébliard, Lons-le-Saunier, Vesoul, Belfort) ont procédé à un recensement des procédures relatives aux violences sexuelles commises sur des victimes mineures, conformément aux instructions du garde des Sceaux, détaillées dans sa circulaire du 8 juin 2026. Au total, selon un communiqué du procureur général du 16 juillet 2026, près de 1140 procédures ont été étudiées en moins d'un mois.

L’ancien ministre bisontin Yves Jégo mis en examen dans une affaire de contrats de masques anti-Covid

Selon des informations publiées par Mediapart le 6 juillet 2026, l'ancien ministre et ancien député centriste Yves Jégo, originaire de Besançon, a été mis en examen pour trafic d'influence dans le cadre d'une enquête portant sur des marchés publics de fourniture de masques réutilisables durant la crise sanitaire. Les investifations concernent notamment la Bourgogne Franche-Comté.

Dépôts sauvages : à Besançon, les contrevenants participeront à la préservation de la nature via des TIG verts

Le 3 juillet 2026, sous l’impulsion du Pôle régional de l’environnement, le tribunal judiciaire de Besançon, le Service pénitentiaire d’insertion et de probation (SPIP) du Doubs et plusieurs partenaires associatifs ont signé une convention créant un dispositif de travail d’intérêt général (TIG) et de travail non rémunéré (TNR) à vocation environnementale.

Un adolescent, auteur d’une attaque antisémite en Suisse, reconnu coupable de tentative d’assassinat

Un adolescent qui avait poignardé un juif orthodoxe en mars 2024 à Zurich a été condamné mardi 7 juillet 2026 à un an de prison, la peine maximale pour son âge au moment des faits, mais sa peine a été commuée en placement avec obligation de soins.

Lenteur de la justice : un problème d’effectifs pointé par la cour d’appel de Besançon

Si le thème des violences sexuelles est un sujet sensible, il l’est d’autant plus depuis la mort de Lyhanna, collégienne assassinée dans le Gers en juin dernier. Plusieurs mobilisations en France dénoncent la lenteur de la justice. Qu’en est-il exactement ? La cour d’appel de Besançon a souhaité faire un point ce 3 juillet 2026 avec les élus locaux du ressort pour répondre à leurs interrogations à ce sujet.

Chatons torturés et tués dans le Doubs : le mineur reconnu coupable, une décision saluée par la CNDA

Poursuivi pour avoir torturé et mis à mort des chatons avant de partager la vidéo sur les réseaux sociaux , le mineur a été reconnu coupable des faits le 1er juillet 2026 par le tribunal pour enfants de Besançon. Constituée partie civile aux côtés de 17 autres associations de protection animale, la Confédération Nationale Défense de l’Animal (CNDA) a pris acte de cette première décision de justice.

“Soutien aux violeurs étrangers” : la porte-parole de Némésis condamnée après une plainte d’Anne Vignot

La porte-parole du collectif d'extrême droite Némésis, Yona Faedda, a été reconnue coupable de diffamation par la justice à la suite d'une plainte déposée par Anne Vignot, ancienne maire de Besançon, a-t-on appris vendredi 3 juillet 2026. il s'agit de la première condamnation pénale de ce collectif Némésis.

Meurtre d’un jeune à Montbéliard : après trois jours de traque, un homme interpellé en Espagne

Paul-Edouard Lallois, procureur de Montbéliard a tenu une conférence de presse ce 29 juin 2026 aux côtés de Laurent Perraut, directeur interdépartemental de la police nationale (DIPN) du Doubs, suite au décès du jeune Ulysse Bihouis Camara survenu la nuit du 13 au 14 juin à Montbéliard.

La justice examine une remise en liberté de l’ex-anesthésiste Frédéric Péchier

La justice examine ce mardi 16 juin 2026, plus d'un an avant son procès en appel à Lyon, une demande de remise en liberté de l'ex-anesthésiste Frédéric Péchier, condamné fin 2025 à la perpétuité pour 30 empoisonnements dont 12 mortels dans des cliniques de Besançon.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 27.88
légère pluie
le 16/07 à 20h00
Vent
1.38 m/s
Pression
1013 hPa
Humidité
71 %

Sondage