Régionales 2021 : la participation en question, la présidentielle pour horizon

Publié le 27/06/2021 - 09:30
Mis à jour le 27/06/2021 - 09:30

Votera ? Votera pas ? La participation sera cruciale ce dimanche 27 juin 2021 aux régionales après une abstention record au premier tour qui a favorisé les sortants PS et LR, et que le RN espère conjurer pour emporter la première région de son histoire, à un an de la présidentielle.

 © Ville de Besançon
© Ville de Besançon

La région Provence-Alpes-côte-d'Azur (Paca) sera donc particulièrement scrutée, avec le seul duel des 13 régions métropolitaines, qui s'annonce serré entre les frères ennemis Thierry Mariani (ex-LR devenu RN) et Renaud Muselier (LR).

Mais rien n'est joué après un premier tour riche en enseignements: prime aux sortants de "l'ancien monde" PS-LR, des ambitions élyséennes aiguisées à droite, un "front républicain" - ou pas - face à un RN bien en-deçà des prévisions des sondeurs et un flop de la majorité macroniste.

Et si les tractations ont échauffé cette semaine les états-majors des partis, les 48 millions d'électeurs, sollicités de toutes parts, restent à convaincre, dans un contexte de crise sanitaire qui impose un protocole sanitaire strict (masque, gel, distance de sécurité).

Les sondeurs ne prévoient d'ailleurs qu'un léger rebond au second tour alors que deux Français sur trois (66,7 %) ont boudé les urnes au premier tour, rendant les pronostics sur l'état de l'opinion pour ce dimanche - et au-delà pour 2022 - fragiles.

"Je vois mal une mobilisation qui viendrait bouleverser le rapport de forces établi au premier tour, même s'il y a souvent un peu plus de participation au second tour qu'au premier, comme ce fut le cas en 2015", explique à l'AFP Romain Pasquier, directeur de recherche au CNRS.

Les électeurs ne manquent pourtant pas de choix pour désigner les 13 exécutifs régionaux métropolitains, chargés de nombreux aspects de leur vie quotidienne (transports, bâtiments scolaires, accompagnement des entreprises...).

  • Trois triangulaires (Auvergne-Rhône-Alpes, Occitanie, Hauts-de-France), sept quadrangulaires (Bourgogne-Franche-Comté, Centre-Val de Loire, Grand-Est, Ile-de-France, Normandie, Pays de la Loire, Corse), et même deux quinquangulaires (Bretagne, Nouvelle-Aquitaine) sont au rendez-vous.

Paysage fragmenté

Outre un paysage politique fragmenté, cette situation traduit aussi des alliances locales à géométrie variable: gauche et écologistes unis en Ile-de-France, Centre-Val de Loire, Bourgogne-Franche-Comté, mais pas en Bretagne ni en Nouvelle-Aquitaine par exemple.

La droite classique pousse un soupir de soulagement: on la disait promise au néant entre le RN et LREM, le premier tour a prouvé qu'elle porte encore beau dans les régions qu'elle détient.

Mais elle pourrait se retrouver dimanche soir face à son vieux démon: avoir à départager les ambitions nationales de trois présidents de région sortants en pole position dans leurs baronnies: Xavier Bertrand (Hauts-de-France), Laurent Wauquiez (Auvergne-Rhône-Alpes) et Valérie Pécresse (Ile-de-France).

A gauche, un PS à l'étiage dans les scrutins nationaux sort lui aussi requinqué du premier tour, avec notamment ses présidents sortants Carole Delga (Occitanie), Alain Rousset (Nouvelle-Aquitaine) ou Loïg Chesnay-Girard (Bretagne) bien placés.

L'arithmétique complexe du mode de scrutin pourrait toutefois compliquer le résultat dans ces deux dernières régions où se déroulent des quinquangulaires: si la prime à la liste arrivée en tête (un quart des sièges à pourvoir) n'est pas suffisante pour avoir une majorité, des alliances devront se former.

La majorité à la traîne

Les écologistes, alliés à la gauche, lorgnent une possibilité de victoire dans les Pays de la Loire, où leur candidat Matthieu Orphelin (ex-LREM) affronte la sortante LR Christelle Morançais au terme d'une campagne acrimonieuse entre les deux candidats.

Les formations présidentielles n'ont quant à elles pas grand chose à attendre de ce second tour. Absente au premier tour en PACA, éliminée dans les Hauts-de-France ou en Occitanie, la majorité macroniste est à la traîne dans les régions où elle est encore en lice.

Dans l'ombre de ces régionales, les départementales ont été logiquement marquées par une abstention massive équivalente, et des équipes sortantes issues des partis de la droite et de la gauche classiques largement en tête au premier tour.

Le RN espère toutefois progresser dans les Pyrénées-Orientales dont il dirige le chef-lieu Perpignan. Le PCF de son côté est en situation difficile dans son fief du Val-de-Marne.

Outre-mer, ce second tour concerne La Réunion, la Guadeloupe, la Martinique, la Guyane et Mayotte, suivant leur organisation territoriale propre.

(Source AFP)

Régionales 2021 Bourgogne Franche-Comté

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Politique

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Suite à l’assemblée plénière du 15 octobre 2026, les élus du groupe communiste et républicain de Bourgogne-Franche-Comté ont souhaité réagir dans un communiqué au sujet des dotations accordées pour les lycées de la région. Le président, Jérome Durain, a, quant à lui, refait un point sur ces dernières lors de l’assemblée. On en parle.

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Après un conseil municipal de plus de 8h le mois dernier, celui de ce jeudi 15 octobre 2026 n’a heureusement pas instauré un nouveau record. En 5h45, les élus ont toutefois débattu de plusieurs dossiers importants dont la modification du règlement intérieur, le projet des Vaites ou encore du renouvellement de l’Assemblée des Sages.

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