Régionales et départementales  : l'abstention menace...

Publié le 20/06/2021 - 08:35
Mis à jour le 20/06/2021 - 15:06

Les bureaux de vote ont ouvert dimanche à 8h pour le premier tour des élections régionales et départementales. Un double scrutin menacé par une abstention record lors duquel le Rassemblement national espère remporter la première région de son histoire.

Même si l’épidémie du Covid-19 est en net recul, un protocole sanitaire strict a été mis en place lors de ce scrutin, repoussé de trois mois à cause de la crise sanitaire. Les électeurs devront notamment respecter une distance de sécurité, porter un masque et utiliser du gel hydroalcoolique. Le deuxième tour aura lieu le dimanche 27 juin.

En Bourgogne-Franche-Comté, les bureaux de vote sont ouverts jusqu'à 18h.

Pour les élections régionales, les électeurs devront départager sept listes

Crainte de l'abstention

Au niveau national, les enjeux sont multiples : le RN va-t-il décrocher sa première région ? Quel avenir pour les candidats potentiels à l'Élysée, nombreux à droite ? La majorité limitera-t-elle la casse ? Quelles alliances pour le second tour ?

L'abstention risque pourtant d'être le grand vainqueur de ce premier tour, au moment où la vie retrouve un semblant de normalité. Au premier tour des élections régionales de 2015, l'abstention avait été forte, entre 44 et 53% selon les départements.

Elle pourrait être nourrie aussi par des dysfonctionnements dans la distribution de la propagande électorale, épinglés samedi par les collectivités et les partis.

Les compétences dévolues aux régions (transports, lycées, formation professionnelle...) et départements (collèges, RSA, aides sociales...) touchent pourtant au plus près à la vie quotidienne des Français.

Au bout d'une campagne anesthésiée par la crise sanitaire, l'intérêt n'a jamais décollé pour un scrutin dont les enjeux sont à la fois exacerbés et dépassés par la proximité de l'élection présidentielle.

La sécurité s'est ainsi immiscée parmi les sujets majeurs, alors qu'elle n'est pas une compétence des régions. Deux candidats potentiels de la droite à l'Élysée, Xavier Bertrand et Valérie Pécresse, ont annoncé qu'ils arrêteraient la politique s'ils n'étaient pas réélus dans les Hauts-de-France et en Ile-de-France, contribuant à nationaliser l'échéance.

Le Rassemblement national compte, lui aussi, utiliser ces régionales comme tremplin pour Marine Le Pen, candidate déjà déclarée pour 2022.

Favorisé par un scrutin à la proportionnelle, le RN est donné en tête au premier tour dans six régions sur treize, en Provence-Alpes-Côte-d'Azur (PACA), Centre-Val-de-Loire, Bourgogne-Franche-Comté, Occitanie, Nouvelle-Aquitaine et en Bretagne. Dans les sondages, il talonne les présidents sortants dans les Hauts-de-France, Grand Est et en Normandie.

En 2015, l'élan du parti d'extrême droite était déjà fort à l'issue du premier tour. Mais il s'était brisé contre la digue du front républicain, dressée notamment par le sacrifice du Parti socialiste en PACA et dans les Hauts-de-France.

Tractations

Cette fois, les partis traditionnels semblent plus réticents à s'effacer complètement pour les six prochaines années.

Il y a six ans, la droite et le centre étaient parvenus à conserver sept régions et le PS cinq. Depuis, ces deux grandes forces de gouvernement ont dévissé au niveau national, mais comptent sur leur ancrage local pour limiter les dégâts.

En cas de grosse claque, la question d'un remaniement gouvernemental risque de se poser, alors qu'Emmanuel Macron doit exposer début juillet la feuille de route pour la dernière année de son quinquennat qu'il souhaite "utile".

Pour les élections départementales, le scénario est identique: les sortants devront faire face à la poussée du RN, qui là non plus ne détient aucun département.

Soyez le premier à commenter...

Laisser un commentaire

Politique

Pouvoir d’achat : coup d’envoi des débats au Sénat

Prolongement de la "prime Macron", augmentation des retraites et allocations... le Sénat à majorité de droite a entamé ce jeudi 28 juillet 2022 l'examen du premier volet des mesures en soutien au pouvoir d'achat, que le ministre Bruno Le Maire souhaite contenir à 20,7 milliards d'euros.

Besançon : souffrant d’un cancer, un artiste intermittent du spectacle se retrouve dans une faille juridique, sans aucun revenu

Stéphane M., un Bisontin de 47 ans, père de famille, artiste musicien au régime de l’intermittence du spectacle, vit depuis le mois d’avril dernier avec 0€ de revenu. En octobre 2021, les médecins lui diagnostiquent un cancer ce qui l’empêche d’exercer sa profession. Suite aux mesures sanitaires contre la Covid-19, une faille juridique ne lui permet plus de bénéficier d’indemnité. Nous l’avons rencontré dans sa chambre d’hôpital à Besançon mardi 26 juillet.

L’Assemblée vote la suppression de la redevance, au cours d’un week-end électrique

L'Assemblée nationale a voté ce samedi 23 juillet 2022 la suppression de la redevance audiovisuelle dans le cadre du soutien au pouvoir d'achat et rejeté in extremis une taxe sur les "superprofits" des gands groupes, mais doit encore déminer des points très débattus comme la remise carburant et la renationalisation d'EDF.

Wifi, électricité, clim… : le gouvernement appelle à « des petits gestes » pour faire des économies d’énergie

Climatisation, électricité, wifi,… "Nous demandons un effort aux citoyens, aux Françaises et aux Français", a déclaré le porte-parole du gouvernement Olivier Véran à l’issue du Conseil des ministres ce mercredi 20 juillet, estimant qu’il "n’y a pas de petit geste" en matière d’économie d’énergie dans la perspective d’une coupure de l’approvisionnement en gaz russe à l’automne.

Offre d'emploi
Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

 29.86
ciel dégagé
le 08/08 à 18h00
Vent
3.84 m/s
Pression
1018 hPa
Humidité
23 %

Sondage