Sécurité : Beaune veut "renforcer les pouvoirs" des agents de sûreté ferroviaires

Publié le 25/10/2023 - 08:19
Mis à jour le 25/10/2023 - 08:19

Il faut "renforcer les pouvoirs" des agents de sûreté dans les transports ferroviaires pour leur permettre "d'intervenir" dans le contexte de menace terroriste, a déclaré mardi le ministre délégué aux Transports Clément Beaune sur TMC.

 © D Poirier
© D Poirier

"Aujourd'hui, parfois, ils ne peuvent pas intervenir parce qu'ils n'ont pas la capacité par exemple, d'intercepter quelqu'un qui se baladerait avec un couteau dans une gare", a expliqué le ministre lors d'une interview à l'émission Quotidien en évoquant le cas des agents de la sûreté ferroviaire, la Suge.

"On voit bien dans le contexte que ce serait bien qu'ils aient le droit. Ils n'ont pas le droit d'intervenir sur le parvis d'une gare, à quelques mètres de l'entrée de la gare", a-t-il ajouté, et cela nécessite de "changer un peu la loi". "On est en train de travailler là-dessus avec le ministre de l'Intérieur. Il y a des changements qui passent par des changements de règles juridiques", qui peuvent prendre "quelques jours" ou "quelques semaines", selon Clément Beaune.

Il s'est dit en revanche défavorable à l'idée d'installer des portiques à l'entrée des gares. "Si vous mettez des portiques à l'entrée - moi je n'ai aucun tabou -, simplement vous avez des gens qui s'agglutinent et qui s'accumulent, qui sont aussi des cibles", a dit-il en évoquant le cas de la gare du Nord, la "plus grande gare d'Europe", fréquentée chaque jour par 700.000 personnes.

De 3.000 à 3.500 agents de sureté

Il faut "d'abord avoir des effectifs de sécurité extrêmement nombreux, extrêmement présents", a-t-il plaidé, assurant avoir "d'ores et déjà fait renforcer les effectifs" ainsi que la vidéoprotection.

À la SNCF, les agents de la sûreté ferroviaire "sont aujourd'hui presque 3.000 et on va passer à presque 3.500 dans les mois qui viennent", a rappelé le ministre, à l'approche des Jeux olympiques. "On fait pareil à la RATP et je demande aux Aéroports de Paris aussi de renforcer les patrouilles. On a augmenté de 40% les patrouilles depuis le passage en Vigipirate urgence attentat", décrété le 13 octobre après le meurtre du professeur Dominique Bernard à Arras, poignardé par un jeune radicalisé. 

"L'équilibre dans nos démocraties en général - c'est vrai à l'école, c'est vrai dans les transports -, c'est qu'on essaie de garder une société ouverte (...) et en même temps (une société) de vigilance et de protection", a souligné le ministre.

(AFP)

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