Suspension du plan social à GE Belfort: délibéré le 2 juillet

Publié le 28/06/2019 - 09:55
Mis à jour le 28/06/2019 - 09:55

Le tribunal de grande instance de Belfort, saisi ce jeudi en référé par l’intersyndicale de General Electric (GE) pour suspendre le plan social qui prévoit près d’un millier de suppressions de postes, rendra sa décision le 2 juillet 2019.

 © GE Power
© GE Power

L'audience a tourné autour de la question de la compétence dans ce dossier du tribunal, saisi par les syndicats CFE-CGC, Sud et CGT de GE, qui reprochent à l'entreprise de ne pas avoir cherché de pistes de diversification avant de lancer le 28 mai son plan social.

"Respecter la loi"

Pour les avocats de GE, le juge des référés n'est pas la bonne instance, les plans de sauvegarde de l'emploi (PSE) relevant, depuis la loi de "sécurisation de l'emploi" de juin 2013, des Directions régionales des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi (Direccte).

"Vous devez respecter le bloc de compétences institué par (cette) loi" qui prévoit que les PSE sont examinés par les Direccte, a déclaré Me Yasmine Tarasewicz, l'une des deux conseils de GE.

Quant à l'annonce par GE, en septembre 2018, que l'entreprise recherchait des pistes de diversification, elle n'était "pas présentée comme un engagement définitif ni comme une solution miracle pour éviter les licenciements", a souligné Me Nicolas Léger, l'autre avocat de l'entreprise.

"On ne demande pas d'interdire le plan social, mais qu'il soit suspendu"

« Ce dont vous êtes saisis, ce n'est pas du plan mais de ce qui est en amont", a lancé au tribunal Me Diego Parvex, l'un des deux conseils de l'intersyndicale, pour qui le juge des référés est compétent.

"On ne demande pas d'interdire la mise en oeuvre du plan social" mais "qu'il soit suspendu le temps que l'étude sur la diversification arrive à son terme", a renchéri sa collègue, Me Evelyn Blednyak.

Devant le tribunal, environ 250 salariés de GE se sont rassemblés le temps de l'audience, a constaté un journaliste de l'AFP. A la mi-journée, une trentaine avaient participé à un pique-nique sur le parking devant le tribunal, le maire LR de Belfort Damien Meslot ayant pris un arrêté interdisant aux véhicules de s'y garer, selon Alexis Sesmat, délégué Sud Industrie.

Grosse manifestation samedi dernier

Samedi, entre 5.000 et 8.000 personnes, selon la préfecture et les organisateurs, ont manifesté dans la Cité du Lion contre ce plan qui prévoit de supprimer 1.050 postes en France, dont 800 à Belfort dans l'entité turbines à gaz où travaillent 1.900 personnes.

Au total, GE emploie 4.300 salariés à Belfort.

(Selon AFP)

Economie

Et si les entreprises passaient au ticket mobilité en Bourgogne-Franche-Comté ?

Ce dispositif, co-financé par la Région Bourgogne-Franche-Comté et l’employeur, permet aux entreprises qui le souhaitent de le mobiliser au profit de leurs salariés les plus exposés au surcoût des trajets domicile-travail, est-il rappelé ce mois d’avril 2026.

Koredge double de taille après le rachat de Digital December

Implantée au cœur de Besançon, dans la Tour Maty, la société Koredge poursuit sa croissance et franchit une nouvelle étape stratégique. Le 31 mars 2026, le Tribunal des Activités économiques de Lyon a validé la reprise de Digital December ainsi que de ses filiales CLIKEN WEB et BIIM RSF par l’entreprise bisontine. Cette opération marque un changement d’échelle important pour la société du groupe Sapaudia Digital.

Étude Insee – La filière viande emploie 16.500 personnes en Bourgogne-Franche-Comté

Selon l’étude réalisée par Ludovic Jobard, Guillaume Volmers (Insee) et Pierre Froissart (Direction régionale de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt), la filière viande en Bourgogne-Franche-Comté repose sur 7 200 établissements et emploie 16 500 personnes. Ces emplois représentent 1,5 % de l’emploi régional, un poids comparable à celui de la filière viti-vinicole (1,8 %) et environ deux fois inférieur à celui de l’automobile (3,8 %).

Stationnement gratuit, marché de Noël, police municipale… Ludovic Fagaut lance ses premières mesures

À deux jours du conseil municipal prévu jeudi 23 avril 2026, le maire de Besançon, Ludovic Fagaut, entouré de plusieurs adjoints, a présenté de grandes orientations budgétaires et les projets qui seront soumis au vote. Ce budget, qualifié de “budget de transition”, s’inscrit dans un calendrier contraint et dans une volonté affichée de réorientation politique.

L’Assurance Maladie recherche un Médecin Conseil (H/F) en CDI

OFFRE D'EMPLOI • Vous êtes médecin et souhaitez changer de carrière sans changer de métier, devenez praticien conseil au sein de l'Assurance Maladie.
Depuis 80 ans, l'Assurance Maladie joue un rôle majeur au service de la solidarité nationale. Notre mission ? Gérer les risques liés à la maladie, la maternité, le décès, et les risques professionnels, en lien avec les assurés, les professionnels de santé, et les employeurs.

Qu’en est-il de l’emploi dans l’Arc jurassien franco-suisse ?

L’Observatoire statistique transfrontalier de l’Arc jurassien (OSTAJ) publie une première étude sur l’emploi dans le secteur de l’économie circulaire. Ces emplois, au nombre de 19/100, représentent 2 % des emplois totaux de l’Arc jurassien. La plupart concernent les domaines de la réparation et de l’allongement de la durée d’usage des produits, et sont situés à 62 % du côté suisse

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 20.99
ciel dégagé
le 25/04 à 12h00
Vent
2.14 m/s
Pression
1018 hPa
Humidité
35 %

Sondage