Un conducteur de train ivre avait raté son arrêt à Nevers: un an de prison avec sursis

Publié le 29/11/2017 - 07:56
Mis à jour le 29/11/2017 - 07:56

Aux commandes du train en état d'ébriété, il avait raté l'arrêt en gare de Nevers le 28 juin 2017 : le conducteur du Paris-Clermont a écopé mardi d'un an de prison avec sursis pour mise en danger de la vie d'autrui.

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Le cheminot, qui aura obligation de se soigner au cours d’une mise à l’épreuve de deux ans, a également été condamné à 200 euros d’amende pour conduite d’un train sous l’emprise d’un état alcoolique. Après la gare de Nevers traversée à 110 kilomètres/heure, le train avait continué son chemin jusqu’à la gare suivante de Saincaize, à une dizaine de kilomètres au sud. L’homme, placé en garde à vue, avait été contrôlé à 3,34 grammes d’alcool par litre de sang.

« Je pensais que la gare de Nevers était plus loin », explique au tribunal correctionnel, d’une voix grave, cet homme élancé d’une quarantaine d’années, présenté par la cour comme un « conducteur confirmé ». Comment en est-il arrivé à emporter ce cubi de trois litres de rosé, dont « deux litres manquaient après deux heures de trajet »?, s’interroge la présidente Dorothée Gioux. Le prévenu évoque une consommation d’alcool qui avait « augmenté de façon exponentielle » les mois précédents, sans qu’il ne se l’explique. Il décrit une

situation familiale heureuse avec sa femme et ses quatre enfants. Ce jour-là, il dit avoir apporté de l’alcool en cabine pour la première fois, pour consommer le soir, après le service. Mais faute de bouteille d’eau, il aurait entamé le vin sans parvenir à s’arrêter de boire. « On est passés très près d’une catastrophe ferroviaire qui aurait pu être majeure », tonne le procureur Axel Schneider, qui rappelle la présence à bord de plus de 200 passagers.

Il demande « la peine maximale » pour mise en danger de la vie d’autrui: un an de prison assorti d’un sursis avec mise à l’épreuve. « Une foule de systèmes de sécurité automatiques » auraient arrêté le train en cas de « conduite dangereuse », comme cela peut se produire en cas de décès du conducteur, avait plaidé de son côté Me François Gaillard, l’avocat du cheminot.

« C’est juste un train comme un autre, qui ne s’est pas arrêté à la gare, comme vous en avez tous les jours à la SNCF », avait ajouté le conseil. « A aucun moment les passagers du train ou les usagers du quai n’ont été en danger. » Le cheminot, qui travaillait pour la SNCF depuis 20 ans, a été licencié après les faits. 

(AFP)

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