Une campagne pour inciter tous les publics à entrer au musée

Publié le 10/04/2019 - 14:44
Mis à jour le 07/05/2019 - 16:04

Le musée des beaux-arts et d’archéologie de Besançon lance en ce printemps 2019 une nouvelle campagne de communication pour inviter ceux qui « n’oseraient pas » à franchir la porte dans le but de démystifier et de dépoussiérer l’image que certains peuvent avoir des musées…

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Osez pas franchir les portes du musée des Beaux-Arts et d'archéologie de Besançon ! Le slogan se décline sur quatre affiches afin de limiter les peurs et les freins d'un public pas toujours habiter à entrer dans les musées.

Laissez-vous ensorceler par la Vouivre,

ne craignez pas le mauvais œil de la Voyante,

évitez la malédiction de la momie

et essayez de passer à côté des Enfers…

"C’est au contact avec le public croisé à l’extérieur du musée, lors de salons, foires et autres rencontres, que les équipes du musée se sont rendu compte que parfois le musée avait une image un peu trop intimidante" indique la Ville de Besançon. "Certaines personnes n’osent même pas pousser la porte du musée, soit parce qu’elles ne se sentent pas assez formées, soit parce qu’elles craignent le regard des autres ou encore parce qu’elles s’imaginent que pour comprendre une œuvre d’art il faut avoir suivi le cursus qui va avec".

Un endroit qui fascine et qui transporte

Le musée des Beaux-Arts et d'Archéologie est persuadé que les visiteurs n'ont pas forcément à avoir des connaissances particulières dans le domaine culturel ou être un spécialiste de la peinture italienne pour apprécier . "Vous êtes capable de ressentir des émotions devant le réalisme d’une scène, devant un portrait sculpté qui vous rappelle un parent lointain ou votre enfance, vous pouvez être ébloui par un tableau, effrayé par un autre, captivé par une légende ou par on ne sait quoi qui restera un mystère pour vous" interpelle le musée qui a mis en place une importante politique de médiation culturelle à destination d'un public varié et divers. " C’est tout ça un musée, pas seulement un puits de science, mais aussi un endroit qui nous fascine et nous transporte...".

Culture

Besançon, berceau oublié de l’anarchisme ?

Dans la boucle du Doubs, entre une citadelle classée à l'Unesco et les ateliers d'horlogerie qui firent sa fortune, Besançon a nourri l'une des traditions libertaires les plus singulières de France. De la naissance de Pierre-Joseph Proudhon au projet avorté de Commune en 1871, retour sur une histoire où la "ville horlogère" a longtemps battu au rythme des idées anarchistes... pour rappel.

À Besançon, Ludovic Fagaut accusé de dépolitiser l’art

Dans un communiqué de presse, l’ex-adjointe en charge de la Culture et conseillère municipale à la Ville de Besançon, Aline Chassagne (PCF) dénonce une « mise en pratique » de la « cancel culture » par le maire de Besançon Ludovic Fagaut. La raison à cela ? La décision prise par la Ville de Besançon de débaptiser le nom de l’exposition "Ni Dieu ni maître ! Art et anarchie de Courbet à Banksy" qui sera présente à Besançon du 27 février au 4 juillet 2026, pour "L’Art en liberté. De Courbet au Street art". Une décision également dénoncée en vidéo par Hélène Magnin-Feysot, conseillère municipale (LFI) sur ses réseaux sociaux.

À Besançon, Céline Girard redonne vie aux céramiques brisées grâce à l’art japonais du kintsugi

Installée à partir du 4 novembre 2026 Grande Rue, à Besançon, la restauratrice de céramiques Céline Girard perpétue la méthode traditionnelle japonaise du kintsugi. À l’Atelier Yumi Kintsugi, elle répare les objets abîmés à l’aide de laque végétale urushi et de poudre métallique, notamment d’or, pour faire des traces de la cassure un élément esthétique à part entière.

Le Festi’Diff revient faire vibrer la scène au rythme de l’inclusion à Labergement-Sainte-Marie

Le Festi’Diff de l’Espace Mont d’Or proposera une 9e édition placée sous le signe du partage, de la création et de l’inclusion les 13 et 14 novembre 2026 à l’Espace des Vallières de Labergement Sainte-Marie. Un événement pensé pour et autour de l’intégration du public handicapé ou empêché pour que "les différences ne soient plus un handicap, mais un enrichissement".
 

Festival de la photographie à Besançon – Rencontre avec GLADYS, figure singulière de la photographie contemporaine française

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