En 2050, la Franche-Comté aura le climat de la Toscane

Publié le 07/07/2010 - 18:50
Mis à jour le 07/07/2010 - 18:50

Le conseil économique et social invite à l’anticipation des conséquences du réchauffement climatique dont les premiers effet commencent à se faire sentir.

 ©
©
«Le changement climatique est une réalité, même en Franche-Comté. Il faut donc s'adapter. Au Conseil économique et social, on va au-delà du quotidien et nous avons décidé de nous emparer de ce sujet». Evelyne Pujo, présidente de la commission du territoire du CESR a présenté ce mercredi à Besançon les conclusions d'une étude intitulée « le climat change, la Franche-Comté s'adapte », aux côtés de Philippe Bouquet, rapporteur du groupe, et de représentants de Météo France.
 
Dans le souci « d'aller au-delà du ressenti et des discussions du café du commerce » ou du simple constat populaire « qu'il n'y a plus de saison », le groupe de travail du CESR a rencontré des acteurs locaux et effectué un travail spécifique avec Météo France.
 
Deux constats s'imposent d'emblée: sur les 30 dernières années, la température a augmenté en Franche-Comté comme dans le reste du pays et la pluviométrie est désormais plus forte en hiver et moins importante en été.
 
Pour bien montrer que le changement climatique est une réalité, plusieurs exemples assez édifiants ont été cités. Les foins se font aujourd'hui avec une avance de 15 jours. Les vendanges dans le Jura se faisait dans la seconde quinzaine d'octobre en1980, alors qu'aujourd'hui le départ en est donné vers la fin du mois d'août. La baisse du taux d'enneigement dans le massif jurassien depuis les années 60 constitue un autre indice important.

« A Mouthe, on relevait en moyenne 2,5 mois d'enneigement en 1960. Depuis 2000, nous sommes passés à 1,5 mois en moyenne », a précisé Bruno Vermot-Desroches, météorologue. « En clair, poursuit-il, on assiste à une légère océanisation du climat en Franche-Comté: on va vers des étés plus chauds et plus secs, et des hivers plus doux et plus humides ».

 
Et la situation devrait encore évoluer. Selon des projections de Météo-France, Besançon connaitra en 2030 le même climat que Lyon, en 2050 que le même que la Toscane et en 2080 le même que le nord-ouest de la Grèce. C'est dire qu'il vaut mieux anticipé. Evelyne Pujo a cité l'exemple des stations d'hiver de moyenne montagne dont l'enneigement est prévu à la baisse.
 
« Elles doivent d'ores et déjà s'adapter et prévoir des activités touristiques sur les quatre saisons de l'année. C'est vraiment du pratiquo-pratique », a-t-elle suggéré en insistant sur le fait que pour passer le cap « il vaut mieux anticiper un maximum » plutôt que subir les événements. Plus la peine, par exemple de planter des épicéas en-dessous de 700 mètres à cause de l'apparition de certains parasites. Mieux vaut passer à un brassage d'espèces.
 
 
 
Sensibiliser les acteurs francs-comtois
 
En se saisissant de ce sujet, le conseil économique et social a voulu « sensibiliser davantage chaque acteur franc-comtois aux effets des évolutions climatiques et des actions possibles à entreprendre.

« Il a l'ambition d'aller au-delà des causes pour attirer l'attention sur les conséquences environnementales , sociales, culturelles et économiques d'un changement climatique acté par la communauté scientifique », explique la présentation de l'étude qui cible quatre thématiques: ressource en eau, forêt, agriculture et tourisme.

« Quatre secteurs typiques en France-Comté », a relevé Evelyne Pujo.

Nature

Les Écologistes de Haute-Saône alertent sur l’avenir de la loi Nature, cinquante ans après sa promulgation

À l'occasion du cinquantième anniversaire de la loi relative à la protection de la nature, promulguée le 10 juillet 1976, le groupe des Écologistes de Haute-Saône appelle à renforcer les politiques de protection de la biodiversité et du climat. Le collectif estime que les principes fondateurs de cette loi sont aujourd'hui fragilisés, dans un contexte marqué par le réchauffement climatique et des restrictions budgétaires.

Face au changement climatique, les élus écologistes bisontins veulent construire des propositions avec les habitants

À Besançon, les élu(e)s Ecologistes, Génération.s et Société Civile du conseil municipal de Besançon misent sur le dialogue citoyen pour préparer la ville au changement climatique. C’est en ce sens qu’ils organiseront à la rentrée de septembre une convention citoyenne autour du sujet de la canicule et de la sécheresse afin de "nourrir des propositions" qu’ils présenteront ensuite en conseil municipal. D’ici là, les élus mèneront un cycle d’échange sous forme de rencontres informelles tout au long de l’été pour alimenter les réflexions.

Des bénévoles recherchés pour protéger l’œdicnème criard de la basse vallée du Doubs

La Basse vallée du Doubs abrite l’une des biodiversités les plus remarquables de Bourgogne-Franche-Comté. Parmi les espèces qui y trouvent refuge figure l’œdicnème criard, un oiseau discret et menacé, dont la préservation dépend autant de la protection de ses habitats que de la mobilisation des habitants et usagers du territoire. Pour mieux connaître et protéger cette espèce emblématique, la Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO) Bourgogne–Franche-Comté poursuit en 2026 son programme de suivi scientifique et lance un appel aux bénévoles pour accompagner ses écogardes dans leurs missions de sensibilisation et de surveillance sur le terrain.

Sècheresse : la situation s’aggrave pour l’ensemble du département désormais placé en “Alerte renforcée”

Le 26 juin dernier, le préfet du Doubs Rémi Bastille avait déjà placé une partie du département en "Alerte renforcée sécheresse". Après la passage de la canicule la semaide dernière, la situation s'est une fois de plus détérioirée. Une situation qui a amené le préfet à étendre cett vigilance à l'ensemble du département à compter de ce vendredi 3 juillet 2026. 

Vital’Ete est maintenu “pour le moment” aux dates prévues à Besançon

Suite à la deuxième vague de chaleur annoncée pour la fin de la semaine et face à la mobilisation des agents à la piscine Mallarmé, Ludovic Fagaut, le maire de Besançon, s’interrogeait le 30 juin sur la tenue de Vital'été aux dates prévues. Contactée ce 2 juillet, la Ville précise qu’aucun changement n’est prévu pour le moment.

Bourgogne-Franche-Comté : risque allergique moyen aux graminées et qualité de l’air dégradée

Selon le dernier bulletin d'Atmo Bourgogne-Franche-Comté publié mardi 30 juin 2026, les pollens de graminées demeurent les plus présents dans l'air, même si leur concentration est en légère baisse et les conditions météorologiques actuelles, chaudes et ensoleillées, sont favorables à la production d'ozone dans l'atmosphère.

Une nouvelle école d’ornithologie de la LPO ouvrira en Haute-Saône à la rentrée 2026

La LPO Bourgogne-Franche-Comté poursuit le développement de son offre de formation en ouvrant une nouvelle école d’ornithologie à Vaivre-et-Montoille, Haute-Saône, pour l’année 2026-2027. Cette initiative fait suite au succès de la première école implantée à Belfort.

La canicule assèche les nouvelles fleurs à Besançon : LFI fustige la politique municipale des espaces verts

Dans un communiqué du 27 juin 2026, Séverine Véziès, conseillère municipale La France insoumise (LFI) à Besançon, remet une nouvelle fois en question plusieurs choix de la municipalité concernant la gestion des espaces verts, qu'elle juge incompatibles avec les objectifs d'adaptation au changement climatique puisque les fleurs plantées au printemps dans la ville ne résistent pas à la canicule malgré l'arrosage.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 16.87
ciel dégagé
le 10/07 à 05h00
Vent
2 m/s
Pression
1013 hPa
Humidité
78 %

Sondage