Affaire Leonarda : la mobilisation des lycéens paraît faiblir

Publié le 05/11/2013 - 15:33
Mis à jour le 05/11/2013 - 15:36

Alors qu’à Besançon un appel à la mobilisation a été lancé pour jeudi 7 novembre 2013, les manifestations organisées ce mardi 5 novembre à Paris et dans plusieurs villes de province pour réclamer l’arrêt des expulsions de jeunes étrangers scolarisés laisseraient apparaître un essoufflement de la mobilisation des lycéens et des étudiants.

 ©
©
A la mi-journée à Paris, plusieurs centaines de manifestants ont quitté la place de la République vers Nation, à l'appel des syndicats lycéens Fidl et UNL et du syndicat étudiant Unef, sous la pluie et une forte escorte policière, a constaté un journaliste de l'AFP. Lucas Ravaud, du mouvement interlycéen indépendant, un collectif informel, a évoqué la présence de 1.000 à 2.000 personnes. "C'est pas énorme, mais il y a des raisons: répression des proviseurs, bac de sport, inscription au bac..." a-t-il avancé. Les manifestations précédentes avant les vacances de la Toussaint avaient mobilisé plusieurs milliers de jeunes.
 
"On manifeste pour demander la régularisation de tous les élèves sans papiers qui suivent un cursus scolaire, il n'y a pas que Leonarda et Khatchik", les deux jeunes dont l'expulsion a déclenché le mouvement, a expliqué Lucas Ravaud. Leonarda Dibrani, 15 ans, a été expulsée le 9 octobre du Doubs vers le Kosovo après avoir été interpellée par la police lors d'une sortie scolaire. Khatchik Kachatryan, 19 ans, lycéen à Paris a lui été expulsé le 12 octobre vers l'Arménie.
 
Beaucoup de manifestants arboraient un autocollant rouge en forme de coeur "L'humain d'abord", slogan du Front de gauche, tandis que les jeunes scandaient "1ère, 2e, 3e génération, nous sommes tous des enfants d'immigrés".
 
Cette mobilisation est "un tour de chauffe" avant celle prévue jeudi, selon le président de la Fidl, Maximilian Raguet, arguant que la pluie sur Paris avait pu décourager les jeunes. Selon le rectorat de Paris, 18 lycées - sur une centaine - ont été "perturbés" dans la matinée. La Fidl a recensé 30 lycées "lourdement perturbés à Paris", dont Charlemagne ou Victor-Hugo. 
 

En province 

 
Une cinquantaine de lycéens réunis devant la préfecture de l'Isère, à Grenoble, scandaient "Nous sommes tous des enfants d'immigrés". De petits rassemblements se sont tenus devant trois lycées de l'agglomération de Rouen. A Nancy, entre 150 et 200 lycéens ont battu le pavé pour "s'opposer à toutes les expulsions des élèves en cours de scolarisation, y compris leurs familles", selon Eliott Pavia, de l'UNL. En revanche, tout semblait calme en Franche-Comté, région d'accueil de Leonarda.
 
Quatre établissements ont connu des perturbations à Gardanne et Marseille. A Mende, environ 150 lycéens ont répondu à un appel à la grève dans deux lycées, selon la police.
 
Des manifestations sont par ailleurs annoncées à Strasbourg, Metz, Reims, Lille (à l'appel également des syndicats de salariés CGT, CFDT, FSU, Solidaires), Marseille, Bordeaux ou encore Alençon.
 
Lundi, le ministre de l'Education nationale, Vincent Peillon, avait appelé les jeunes à éviter de recourir à "la violence et au blocus", affirmant que "leur émotion légitime" avait été "entendue" avec une circulaire permettant de "sanctuariser l'école et le périscolaire". Reste que les manifestants jugent nécessaire de "changer" la loi elle-même, qu'ils perçoivent comme "injuste", rejetant les concessions faites le 19 octobre par le chef de l'Etat. Celui-ci avait proposé à la collégienne rom kosovare de revenir étudier en France mais sans sa famille.
 
(source : AFP) 

Education

“Jusqu’à 33 élèves par classe” : en côte d’Or, des parents d’élèves appellent à la préservation des écoles rurales

Les parents d’élèves du regroupement pédagogique intercommunal (RPI) de Varanges et Marliens situés en Côte d’Or se mobilisent le vendredi 27 mars à 8h30 devant les écoles concernées contre un projet de fermeture d’une classe de maternelle annoncé pour la rentrée prochaine.

Baisse d’horaires dans un lycée professionnel de Baume-les-Dames : la CGT dépose un préavis de grève

Le syndicat CGT du Doubs a publié, le 10 mars 2026, un communiqué de presse dénonçant une baisse des moyens horaires dans le lycée professionnel Jouffroy d'Abbans situé à Baume-les-Dames. Selon l’organisation syndicale, cette réduction représenterait ”une baisse horaire de 28 heures par semaine” à la rentrée scolaire 2026.

Un concours de robotique scolaire réunira plus de 1.000 collégiens à Besançon

L’association Cybertech Comtois organisera la prochaine édition de son concours de robotique scolaire le mardi 2 juin 2026 au Palais des sports de Besançon. L’événement est organisé en partenariat avec l’Université de Franche-Comté et plusieurs acteurs du monde scientifique et industriel. Cette journée pédagogique réunira plus de 1.100 collégiens de la région Bourgogne-Franche-Comté autour de la robotique, des sciences et de la technologie.

Des lycéens dijonnais finalistes du concours national Science Factor

Le 18 mars 2026 se tiendra la remise des récompenses de la 15ème édition de Science Factor, une compétition nationale qui promeut la science pour les lycéens, notamment chez les filles. Cette année, une équipe scolarisée au Lycée Gustave Eiffel de Dijon est en lice avec une invention pas comme les autres : un kit de biathlon sécurisé. 

“Agir pour la vie étudiante” : la Région Bourgogne-Franche-Comté lance un appel à projets

La consultation des étudiantes et des étudiants de Bourgogne-Franche-Comté lors de l’élaboration du schéma régional de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, a fait émerger le besoin de renouveler les dispositifs d’aides à la vie étudiante proposés par la Région Bourgogne-Franche-Comté. C’est pourquoi la Région ouvre un appel à projets à partir du 20 mars 2026.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 2.66
ciel dégagé
le 27/03 à 09h00
Vent
3.68 m/s
Pression
1023 hPa
Humidité
82 %