Appel à la grève générale : une manifestation interprofessionnelle le 29 septembre à Besançon

Publié le 27/09/2022 - 14:45
Mis à jour le 27/09/2022 - 14:16

Plusieurs syndicats (CGT, FSU et Solidaires) appellent les Français à se mobiliser jeudi 29 septembre. Une manifestation est prévue à 10h30 au départ du parking Battant à Besançon.

Au moins 200 lieux de rassemblement sont prévus partout en France pour cette première journée de mobilisation interprofessionnelle depuis la rentrée, affirme Céline Verzeletti, secrétaire confédérale de la CGT.

La CGT et Solidaires avaient annoncé cette date de mobilisation avant les vacances, bientôt rejoints par la FSU et un aréopage de partis de gauche et d’associations. Au mot d’ordre initial réclamant une hausse des salaires, des pensions, des bourses et des minima sociaux face à une inflation inédite (+5,9% en août), s’est ajouté le dossier des retraites, que l’exécutif est déterminé à faire avancer tambour battant.

"La question des salaires est posée dans ce pays depuis plusieurs mois (...) L’actualité fait que le sujet des retraites revient sur le haut de la pile", a déclaré ce vendredi à des journalistes le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez. "C’est une première étape pour nous. Il faudra qu’il y en ait d’autres".

La CFDT avait rapidement fait savoir début septembre qu’elle ne participerait pas à cette journée de mobilisation. "C’est entreprise par entreprise, branche par branche qu’il faut agir", déclarait son secrétaire général, Laurent Berger.

FO, qui s’était associée à la plupart des manifestations organisées par la CGT ces derniers mois, a cette fois-ci décidé de se tenir à l’écart. Son secrétaire général Frédéric Souillot a mis en avant la nécessaire "liberté et indépendance" des syndicats vis-à-vis des organisations politiques. M. Souillot a pris la tête du troisième syndicat français en juin, avec une ligne plus "réformiste" que celle de son prédécesseur Yves Veyrier, analysent des sources syndicales sous couvert d’anonymat. Les élections professionnelles amènent peut-être aussi chaque organisation à vouloir marquer sa différence, soulignent ces sources.

La suite le 3 octobre

"Tout ce que le monde du travail a pu conquérir, cela s’est toujours fait dans l’unité des organisations syndicales. Donc, il faut qu’on travaille sur cette question d’unité, c’est essentiel pour gagner des choses", a commenté vendredi M. Martinez. Le leader de la CGT ne doute pas cependant que tous les syndicats se retrouvent, une fois que l’exécutif aura mis concrètement sur la table son projet de recul de l’âge de la retraite, et comme ils ont réussi à le faire sur l’assurance chômage. "Tous les syndicats en France sont contre l’idée d’allonger l’âge de départ à la retraite. Cela fait une bonne base de départ pour qu’on puisse concrétiser des journées de mobilisation à huit organisations syndicales", a-t-il dit.

L’idée, agitée depuis quelques semaines, de faire passer la réforme à la va-vite via un amendement au projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS), crispe tout particulièrement les leaders syndicaux. "Que le gouvernement passe en force dans le PLFSS et vous verrez ce qu’il se passera, il y aura une opposition frontale de la part des organisations syndicales et notamment de la CFDT. On risque de casser le corps social", a de nouveau tonné Laurent Berger lundi sur Europe 1.

L’exécutif a prévu de faire connaître sa méthode "d’ici la fin de la semaine", a affirmé lundi la Première ministre Elisabeth Borne. Mais vraisemblablement "plutôt après" jeudi, a glissé un ministre à l’AFP.

L’ensemble des organisations syndicales nationales (CFDT, CGT, FO, CFTC, CFE-CGC, FSU, Solidaires et Unsa) doivent se retrouver au siège de l’Unsa le 3 octobre. "Il pourrait y avoir une annonce de manifestation le 3", selon Mme Verzeletti.

Les partis de gauche prévoient de leur côté d’organiser le 16 octobre une "grande marche contre la vie chère et l’inaction climatique", sans le soutien, un temps envisagé, de la CGT.

Une "concurrence" qui "contribue à fragiliser" les organisations syndicales, analyse le même ministre.

(Avec AFP)

Social

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