Assurance de prêt : la renégociation annuelle validée

Publié le 14/01/2018 - 09:26
Mis à jour le 20/10/2025 - 17:03

Le Conseil Constitutionnel a validé ce vendredi 12 janvier 2018 « l’amendement Bourquin » sur l’assurance emprunteur donnant  la possibilité de renégocier chaque année son assurance de prêt. « C’est 3 milliards d’euros pour les ménages » s’est félicité le sénateur du Doubs.

L'institution répondait à une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) du Conseil d'Etat, lui-même saisi par la Fédération bancaire française (FBF) à l'été 2017. Il a jugé conforme à la Constitution la possibilité de renégocier annuellement ces contrats, qui sont notamment un passage obligé des crédits immobiliers.

Depuis le 1er janvier 2018, dans le cadre de la loi dite Bourquin, les emprunteurs ont le droit de renégocier chaque année le contrat qui assure leur prêt et qui est aujourd'hui, de fait, généralement souscrit auprès de la banque qui leur prête l'argent. Cette disposition s'inscrit dans une vague de libéralisation de l'assurance emprunteur avec les lois Lagarde de 2011 et Hamon de 2014. Elle fait l'objet d'une lutte entre compagnies d'assurances, qui la promeuvent, et banques, qui s'y opposent.

 "Entre 500 et 700 euros par an" en moyenne sur le budget des familles selon M. Bourquin

"Lors de l'étude du projet de loi ratifiant les Ordonnances relatives à la Consommation, j'avais constaté en tant que rapporteur que les banques étaient en situation de quasi-monopole dans le secteur de l'assurance emprunteur ce qui leur permettait de dégager des marges extravagantes : 50% en moyenne alors que les autres types d'assurance ont des marges inférieures à 10%..." indique Martial Bourquin qui avait déposé? un amendement à l'article 4 Bis qui reconnaît le droit à la résiliation ou à la substitution dans les contrats d'assurance-emprunteur pour les contrats en cours comme c'est le cas pour tous les contrats d'assurance. "C'est ainsi 3 milliards sur les 6 milliards de contrats qui vont pouvoir être redonnés aux ménages, ce qui représente entre 500 et 700 euros par an en moyenne sur le budget des familles en redemandant la négociation de leur assurance de prêt (…)Cela ne manquera pas de faciliter l'accession à la propriété et de préserver le pouvoir d'achat aux accédants. Il renforce la protection du consommateur et met fn à une situation de quasi monopole qui n'avait aucune justifcation économique et sociale" explique le sénateur du Doubs.

Les assureurs et consommateurs dénoncent une situation jugée actuellement anticoncurrentielle et oligopolistique, évoquant des marges allant jusqu'à 50% pour les banques. Ces dernières argumentent que le système préserve la solidarité entre emprunteurs via des mécanismes d'assurance groupée qui protègeraient les emprunteurs présentant le plus de risques en faisant payer davantage les moins à risque.

  • Face au Conseil constitutionnel, le secteur bancaire avait concentré ses arguments sur l'aspect rétroactif de la loi Bourquin. Celle-ci prévoit que la renégociation annuelle soit possible pour tous les contrats, y compris ceux signés avant l'adoption de la nouvelle loi.

Alors que les banques jugeaient injustifiable de changer ainsi la donne sur des contrats préexistants, le Conseil n'est pas allé en ce sens, mettant en avant "l'intérêt général" d'une telle rétroactivité. 

"En appliquant ce droit de résiliation aux contrats en cours, le législateur a voulu, compte tenu de la longue durée de ces contrats, que cette réforme puisse profiter au grand nombre des emprunteurs ayant déjà conclu un contrat d'assurance collectif", estime le Conseil constitutionnel dans sa décision.

De plus, l'instiution juge que la loi laisse assez de marge à l'établissement pour refuser la résiliation du contrat existant, au cas où l'emprunteur n'est pas en mesure de trouver une offre donnant le même niveau de garantie au préteur.

Economie

Préfecture de BFC : une adresse dédiée pour signaler les impacts économiques de la crise au Moyen-Orient

La préfecture de la région Bourgogne–Franche-Comté a annoncé vendredi 5 juin 2026 la mise en place d’une adresse électronique dédiée au suivi des conséquences économiques liées à la crise au Moyen-Orient. Cette initiative s’inscrit dans un contexte de tensions persistantes dans la région et de possibles répercussions sur les activités des entreprises françaises.

Inclusion bancaire : le Crédit Agricole Franche-Comté célèbre les 20 ans du dispositif Passerelle

Le Crédit Agricole Franche-Comté a célébré jeudi 4 juin 2026 à Besançon les 20 ans du dispositif Passerelle, une initiative dédiée à l’accompagnement des personnes confrontées à des difficultés financières et sociales. Créé dans la continuité du modèle mutualiste de la banque régionale, ce dispositif vise à favoriser l’inclusion bancaire et sociale sur le territoire.

Les 24H du Temps remontent les aiguilles pour une 12e édition vintage à Besançon

L’évènement devenu incontournable dédié à l’horlogerie et aux savoir-faire Les 24H du Temps reviendra les 20 et 21 juin 2026 dans le quartier Granvelle à Besançon. Ludovic Fagaut, président de Grand Besançon Métropole et Catherine Barthelet, vice-présidente chargée du projet de territoire, ont présenté l’ambition de la nouvelle présidence de développer davantage la filière horlogère sur le territoire ainsi que les grands rendez-vous de l’évènement.

La 3e édition du Printemps de l’IA fait son retour à la CCI de Besançon

Après une édition 2025 ayant réuni 200 participants, 21 exposants et 21 intervenants, le Printemps de l’IA revient le 11 Juin à la CCI à Besançon pour une journée dédiée aux transformations concrètes de l’intelligence artificielle dans l’industrie à destination des professionnels uniquement.

Seize start-ups de la Région Bourgogne Franche-Comté au salon parisien VivaTech 2026

Du 17 au 20 juin 2026, la Région Bourgogne-Franche-Comté, aux côtés de la French Tech BFC et de l'Agence Économique Régionale Bourgogne-Franche-Comté (AER BFC), participera à Viva Technology, le plus grand rendez-vous européen dédié à l’innovation. 16 start-ups se rendront également sur place.

Le Numérique : le futur totem de la tech’ bisontine prend forme à Planoise

Débuté en novembre 2025, les travaux du bâtiment Le Numérique à Planoise vont bon train. L’équipement, porté par Grand Besançon Métropole en partenariat avec sa société publique locale Territoire 25, a pour ambition d’accueillir entreprises, étudiants, habitants, associations et structures de formation dès l’automne 2027. Une visite de chantier a été organisée mardi 2 juin 2026 pour constater l’évolution des travaux.

Fermetures de magasins Okaïdi : la boutique du centre-ville Besançon est-elle concernée ?

L’enseigne de prêt-à-porter pour enfants Okaïdi a annoncé, mardi 26 mai 2026, un vaste plan de restructuration prévoyant jusqu’à 290 suppressions de postes et la fermeture d’environ 60 magasins en France. Cette réorganisation s’inscrit dans le cadre du redressement judiciaire engagé par sa maison mère, IDkids. À Besançon, toutefois, le magasin du centre-ville n’est pas concerné par ces mesures.

Annonces légales : publiez simplement, rapidement et efficacement sur maCommune.info

Création d’entreprise, changement de gérance, transfert de siège, dissolution… Les annonces légales font partie des démarches incontournables de la vie d’une entreprise.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 22.94
nuageux
le 06/06 à 18h00
Vent
4.17 m/s
Pression
1017 hPa
Humidité
58 %

Sondage