Brocanteur torturé à mort à Besançon: perpétuité requise contre le meurtrier présumé

Publié le 22/12/2017 - 13:41
Mis à jour le 22/12/2017 - 14:54

La réclusion criminelle à perpétuité a été requise vendredi à l’encontre d’Ali Kaabouche, 31 ans, accusé d’avoir torturé à mort un brocanteur de 63 ans pour lui voler quelque 50.000 euros en liquide, en 2013 près de Besançon.

 ©
©

"Vous avez torturé ce monsieur. Est-ce que vous êtes allé pour le tuer ? Non. Est-ce que vous êtes allé pour le voler ? Oui. Mais les choses ont mal tourné, parce qu'il a résisté", a dit à l'accusé la représentante du parquet, Margaret Parietti, avant de requérir la perpétuité assortie d'une peine de sûreté de 22 ans.

Verdict attendu vendredi après-midi

Pendant quatre jours d'un procès marqué par des témoins tenaillés par la peur des représailles, l'accusé a soutenu devant la cour d'assises du Doubs qu'il n'avait pas participé aux faits. "Je ne comprends pas pourquoi ils mentent par rapport à moi", a-t-il dit au sujet des personnes affirmant que M. Kaabouche avait fait part de son intention de braquer la victime.

Malgré la multitude des analyses menées, l'ADN de l'accusé n'a pas été retrouvé sur la scène du crime. Les auteurs ont fait preuve d'un "grand professionnalisme, c'est indéniable", a noté le directeur d'enquête de la section de recherches de Besançon, Éric Arteaga. La mise en cause de M. Kaabouche tient donc essentiellement sur le témoignage de deux personnes : un jeune dealer qu'il a tenté, en vain, "d'embarquer dans le coup" et une toxicomane connaissant la victime, à laquelle l'accusé avait demandé des détails sur le brocanteur qu'il "surveillait".

Les gendarmes ont par ailleurs noté que le téléphone principal d'Ali Kaabouche a étrangement été éteint du 19 octobre à 17H00 au 20 octobre 2013 à 13H30. Lors de cette nuit, deux ou trois personnes se sont introduites au domicile du brocanteur aux alentours de 04H30, à Chalezeule, près de Besançon. Pour lui faire avouer où il cachait 50.000 euros et des armes, ils l'ont battu et torturé, probablement avec un tournevis, enfoncé à plusieurs reprises jusqu'à l'os. L'autopsie a révélé une quinzaine de fractures - les côtes, les os du visage et des membres -, ainsi que de nombreuses plaies aux bras et aux jambes. 

Aucun organe vital n'a été touché. L'homme est mort, après plusieurs heures d'agonie, d'une crise cardiaque consécutive aux violences qu'il a subies. Seul Ali Kaabouche, déjà condamné plus d'une dizaine de fois pour des faits de violence et de trafic de stupéfiants, a été identifié par les gendarmes.

Justice

Bébés congelés en Haute-Saône : la mère reconnaît le double infanticide

Une femme d’une cinquantaine d’années a reconnu être à l’origine de la mort de deux nourrissons dont les corps ont été découverts dans un congélateur à Aillevillers-et-Lyaumont en Haute-Saône par l'un de ses enfants le 10 février 2026. Le procureur de la République de Besançon, Cédric Logelin, a confirmé ces éléments lors d’une conférence de presse tenue jeudi 12 février 2026.

Frédéric Péchier maintenu en prison dans l’attente de son procès en appel

La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Besançon a examiné ce mercredi 11 février 2026 la demande de remise en liberté de l'ex-anesthésiste Frédéric Péchier, condamné à la réclusion criminelle à perpétuité en décembre dernier pour 30 empoisonnements de patients, dont 12 mortels. La chambre a décidé du maintien en détention de Frédéric Péchier dans l’attente de son procès d’appel. 

Frédéric Péchier veut sortir de prison pour préparer son procès en appel

"La détention est un obstacle à la préparation de mon procès" en appel, a déclaré mercredi 11 février 2026 l'ex-anesthésiste de Besançon Frédéric Péchier, condamné à perpétuité pour l'empoisonnement de trente patients, dont 12 mortels, lors d'une audience judiciaire où il a demandé sa remise en liberté.

Incendie à Crans-Montana : un plaignant réclame la récusation des procureures chargées de l’enquête

L'avocat du père d'une victime de l'incendie de Crans-Montana, qui a fait 41 morts et 115 blessés la nuit du nouvel an dans la station de ski suisse, a réclamé vendredi 6 février 2026 la récusation des procureures chargées de l'enquête, qu'il accuse de "grave manquements".

Incendie mortel à Crans-Montana : “pas un seul instant nous ne pensons pas aux victimes”, assure le co-propriétaire

Jacques Moretti, co-propriétaire avec son épouse du bar incendié la nuit du nouvel an dans la station suisse de Crans-Montana, a assuré vendredi 6 février 2026 que le couple ne passait "pas un seul instant" sans penser aux victimes du drame, qui a fait 41 morts et 115 blessés.moretti

Affaire Péchier : la demande de mise en liberté examinée ce mercredi par le tribunal de Besançon

Condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour 30 crimes d’empoisonnement, l’ex-anesthésiste Frédéric Péchier verra sa demande de mise en liberté examinée ce mercredi 11 février 2026 par le tribunal de Besançon. L’accès à l’audience sera limité en raison de la capacité réduite de la salle.

Besançon : 15 ans de réclusion pour le meurtre d’un Bosniaque sur fond de trafic de drogue

Un homme de 20 ans a été condamné mercredi à 6 février 202615 ans de réclusion pour le meurtre d'un quadragénaire bosniaque à Besançon en 2023 sur fond de trafic de drogue, des faits commis alors qu'il était mineur, a-t-on appris auprès des avocats impliqués.

Un des deux évadés de Dijon condamné à 12 ans de réclusion pour violences sur son ex

Un des deux hommes qui s'était évadé fin novembre de la prison de Dijon, avant d'être rapidement repris, a été condamné lundi à Lons-le-Saunier à 12 ans de réclusion pour des violences sur son ex-compagne, qu'il avait éborgnée en lui plantant une fourchette dans l'oeil.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 1.56
légères chutes de neige
le 15/02 à 00h00
Vent
2.82 m/s
Pression
1018 hPa
Humidité
90 %