Cabinets Proxidentaire : une mise en examen après 76 plaintes

Publié le 08/10/2021 - 09:05
Mis à jour le 08/10/2021 - 09:05

Le trésorier de deux centres de soins dentaires low cost en Bourgogne-Franche-Comté a été mis en examen après le dépôt de 76 plaintes de patients dénonçant mauvais traitements, mutilations et abus financiers, a indiqué jeudi 7 octobre le parquet.

 © Proxidentaire Belfort
© Proxidentaire Belfort

Le trésorier des centres Proxidentaire de Belfort (Territoire-de-Belfort) et Chevigny-Saint-Sauveur (Côte-d'Or) est soupçonné de "tromperie ayant entraîné un danger pour la santé, complicité d'exercice illégal de chirurgien dentiste et abus de confiance", a précisé en conférence de presse le procureur de la République à Dijon, Olivier Caracotch.

Cette mise en examen fait suite à l'ouverture, ce même jour, d'une information judiciaire des mêmes chefs à la suite du dépôt de 76 plaintes de patients.

L'enquête concerne notamment les "conditions d'hygiène des locaux et des ustensiles ainsi que les qualifications des personnels", selon le procureur. L'instruction se penchera également sur des accusations d'encaissement de chèques, d'un montant total de 200.000 euros, pour des soins non réalisés et sur l'absence de diplômes pour certains dentistes.

Arrachage de dents sans anesthésie, dentiers blessants et mutilations

Les clients de Proxidentaire, réunis dans un collectif, dénoncent depuis des mois des mauvais traitements - arrachage de dents sans anesthésie, dentiers blessants et mutilations.

L'Agence régionale de santé (ARS) Bourgogne-Franche-Comté a de son côté annoncé la fermeture définitive des deux centres, après la suspension de leur activité intervenue en juin et juillet.

L'ARS considère que l'association Proxidentaire n'est "pas en mesure d'assurer une gestion des centres garantissant la préservation de la santé publique".

L'affaire n'est pas sans rappeler le scandale des centres dentaires low cost Dentexia, il y a plus de cinq ans, dans lequel des milliers de patients s'étaient plaints d'avoir été mal soignés ou abandonnés en cours de traitement.

(AFP)

Justice

Enquête sur le drame de Crans-Montana: des avocats dénoncent une “collusion”

Plusieurs avocats ont dénoncé mercredi 15 avril 2026 une probable collusion entre le maire de la station suisse de Crans-Montana et un ancien conseiller communal, tous deux auditionnés cette semaine dans l'enquête sur l'incendie d'un bar qui a fait 41 morts la nuit du nouvel an.

Suisse: le maire de Crans-Montana affirme qu’il ignorait l’absence de contrôles avant l’incendie du nouvel an

Le président de la commune de Crans-Montana, Nicolas Féraud, a assuré lundi 13 avril 2026 devant les magistrats suisses ne pas avoir été au courant du fait que les contrôles du Constellation n'avaient pas été effectuées depuis 2019, soit pendant six ans avant l'incendie de ce bar qui a fait 41 morts la nuit du nouvel an dans la station alpine.

Incendie de Crans-Montana : un ex-responsable de la commune fait valoir son droit au silence

Un ancien responsable de la station de ski suisse de Crans-Montana que le parquet valaisan devait entendre ce mercredi 8 avril 2026 dans le cadre de l'enquête sur l'incendie meurtrier du bar survenu la nuit du nouvel an a fait valoir son droit au silence, en attendant d'avoir accès au dossier, a indiqué son avocat à l'AFP.

Affaire Avenir Fermetures à Saint-Vit et Rioz : des clients lésés face à des liquidations judiciaires

Les sociétés Avenir Fermetures Saint-Vit et Rioz, spécialisées dans la menuiserie, font l’objet de procédures de liquidation judiciaire devant le tribunal de commerce de Besançon. Plusieurs clients affirment avoir versé des acomptes pour des travaux jamais réalisés, donnant lieu à un préjudice financier significatif et à la création d’un collectif d’aide aux victimes de ces affaires, a-t-on appris en mars 2026.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 22.66C°
couvert
le 18/04 à 15h00
Vent
2.27 m/s
Pression
1019 hPa
Humidité
45 %

Sondage