Chez Nahdi…. c’est fini !

Publié le 08/10/2013 - 21:16
Mis à jour le 08/10/2013 - 21:22

Nadhi ferme ce mardi 8 octobre 2013 au soir les portes de son restaurant libanais du 93 rue des Granges à Besançon. La restauratrice, qui avait su donner à son établissement une ambiance unique, a saisi l’opportunité de vendre son commerce, bien que l’âge de la retraite n’a pas encore sonné pour elle.

restaurant libanais

Quiconque est allé plus d’une fois manger chez Nahdi n’a pas pu échapper à la "becquée" (quand la maîtresse des lieux montre à de nouveaux clients comment on doit manger les mezzé) ou au moment où elle fait lever tout le monde le temps d’une danse entre les tables !  Mais pour Nahdi, une page se tourne ce 8 octobre 2013 au soir. La restauratrice a saisi l’opportunité de céder son restaurant, en vente depuis plusieurs années.

"Mieux vaut partir la tête haute"

"Il y a six ans que le restaurant est en vente, parce que la situation économique est devenue difficile, explique-t-elle. J’ai une bonne clientèle mais pas assez importante pour faire vivre un restaurant. Les gens ne pensent pas forcément à venir manger libanais, pourtant beaucoup aiment la cuisine libanaise. L’été, les touristes ne viennent que quand il pleut, sinon ils préfèrent aller en terrasse. J’ai eu une bonne opportunité, il vaut mieux partir la tête haute qu’attendre."

Arrivée de son Liban natal à Paris en 1976, Nahdi a quelques années plus tard posé ses valises à Besançon parce que son mari était de la région et souhaitait se rapprocher de ses parents. Il y a 18 ans, elle ouvrait son premier restaurant rue de l’Ecole, avant de déménager quatre ans plus tard à cette adresse du 93 rue des Granges. "Quand je suis arrivée ici, j’ai triplé ma clientèle par rapport à la rue de l’Ecole, signale-t-elle. Mais aujourd’hui, ce n’est pas facile car les charges sont devenues très lourdes. La cuisine libanaise est une cuisine très chère à l’achat parce que tout est à base de produits frais avec beaucoup de légumes : aubergines, tomates, persil, citron... Et on passe des heures en cuisine à tout préparer". A cela s’ajoute une baisse de clientèle du fait de la crise économique, des travaux du tramway et du manque de places de stationnement. "On nous a enlevé beaucoup de places dans le secteur. Il y a bien le parking Saint-Paul qui n’est pas loin, mais quand il pleut ou qu’il neige, les gens veulent se garer à côté du restaurant, sinon ils vont ailleurs", a-t-elle constaté.

Et après ?

Si sa sœur Rita qui depuis 2001 est en cuisine à ses côtés est proche de l’âge de la retraite, Nahdi en est assez loin. "Je n’ai pas encore 60 ans, dit-elle. Avant quelqu’un qui avait un commerce capitalisait. Maintenant, ce n’est plus le cas. Si on arrive à vendre, on s’estime déjà heureux même si on doit baisser le prix. Je regrette qu’en tant que commerçants, on n’ait pas une caisse de chômage. On travaille toute notre vie et quand on s’arrête on se retrouve sans rien."

"Je remercie tous les clients qui m’ont suivie pendant toutes ces années, tient-elle à ajouter. J’espère leur avoir donné quelque chose du Liban, dans le goût, dans la convivialité." Sûr que Nahdi, qui aime tant le contact, ne restera pas sans rien faire. Mais pour l’instant, elle va se reposer. "Depuis 2010, je n’ai pas pris de vacances, révèle-t-elle. Avec Rita, on est vraiment crevées. Ensuite, je trierais les idées que j’ai dans la tête, j’en ai tellement. Donner des cours de cuisine libanaise me tente mais je ne vais pas me précipiter, je vais bien réfléchir avant de décider ce que je vais faire."

Quant à l’avenir des lieux : à "Chez Nahdi" devrait prochainement succéder un restaurant bio. 

Economie

L’Armée de Terre recrute un Chef de groupe Télécoms (H/F)

Offre d'emploi • L’Armée de Terre recrute des chefs de groupe télécoms pour assurer la circulation sécurisée des informations et des données sur les théâtres d’opérations. Une mission technique et à responsabilités, qui combine encadrement d’une équipe, gestion de réseaux et interventions sur le terrain, en France comme à l’étranger.

À Besançon, Xavier Niel entre au capital de la nouvelle société qui reprend Netalis

L’opérateur télécom bisontin Netalis a changé de société d’exploitation après son redressement judiciaire. Les actifs ont été transférés le 1er juillet à NetR SAS, qui poursuit l’activité sous la marque Netalis. La holding de Xavier Niel, fondateur de Free, aurait investi 49 500 euros dans la nouvelle société, soit un peu plus de 30 % de son capital. Tous les emplois ont par ailleurs été préservés.

Besançon : l’Adie cherche deux bénévoles pour soutenir les créateurs d’entreprise

À l’occasion de la rentrée associative, l’Association pour le droit à l'initiative économique (Adie) lance du 7 au 11 septembre 2026 une grande campagne nationale de recrutement de bénévoles. Elle recherche 24 bénévoles en Bourgogne-Franche-Comté, dont deux dans le secteur de Besançon afin de renforcer ses équipes et accompagner les personnes qui souhaitent créer ou développer leur activité.

CCAS de Besançon : où va l’argent de l’action sociale ?

Le Centre communal d'action sociale (CCAS) de Besançon est responsable de la mise en œuvre des politiques sociales sur le territoire de la commune. Aides financières, accompagnement des seniors, accueil des personnes sans domicile, services de proximité : le CCAS intervient sur de nombreux fronts. Son rapport d’activité 2025, transmis à la presse fin août, permet de mesurer l’ampleur de ces missions et les moyens mobilisés, à l’heure où une nouvelle équipe municipale s’apprête à définir ses orientations en matière de politique sociale.

Après 20 ans, Square Concept à Besançon met son magasin en vente et ouvre un nouveau chapitre

Après vingt ans d’activité à Besançon, Square Concept s’apprête à tourner une page. L’entreprise spécialisée dans l’aménagement intérieur, le mobilier design et la décoration met en vente son magasin situé au 88 rue de Granges. Une décision liée à l’évolution de son activité et à la volonté, de sa gérante Leslie Cury, ainsi que de ses nouveaux associés, Jérôme Ulas et Benjamin Rogez, de développer un nouveau projet en Suisse.

Combien coûte vraiment la vie d’un étudiant en Franche-Comté ?

À l’approche de la rentrée universitaire 2026, le Bureau des Associations Franc-Comtoises (BAF) a publié mercredi 2 septembre son indicateur annuel du coût de la rentrée étudiante en Franche-Comté, réalisé en collaboration avec la Fédération des associations générales étudiantes (FAGE). L’organisation étudiante estime que les dépenses nécessaires pour vivre et étudier continuent d’augmenter, dans un contexte de précarité qui touche une partie importante de la population étudiante.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 18.54
partiellement nuageux
le 08/09 à 05h00
Vent
0.98 m/s
Pression
1019 hPa
Humidité
82 %

Sondage