Dole-Tavaux: un collectif dénonce les subventions publiques promises à Ryanair

Publié le 30/12/2011 - 00:29
Mis à jour le 30/12/2011 - 10:45

Un collectif pour la fermeture de l'aéroport de Dole-Tavaux (Jura) dénonce les pratiques "à la limite de la légalité" de la compagnie low-cost Ryanair qui recevra, au titre d'un contrat de marketing, de l'argent du conseil général pour chaque passager embarqué. 

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Ryanair assurera à partir d'avril 2012 une liaison au départ de Dole-Tavaux vers Porto (Portugal), qui génèrera espère-t-elle un trafic de 30.000 passagers par an et la création de 30 emplois locaux directs et indirects à Dole.

"Ryanair touchera, de la part du conseil général du Jura 15 euros par siège occupé. La compagnie frôle l'escroquerie, elle est à la limite de la légalité avec des pratiques qui surfent sur la réglementation, pour capter des fonds publics", a déclaré Pascal Blain, porte-parole du collectif "Dole-Tavaux, l'aéroport de trop" qui regroupe une dizaine d'associations et de partis politiques.

Ryanair a été à de nombreuses reprises accusée de faire du "chantage" auprès des collectivités en monnayant son implantation dans de petits aéroports régionaux contre des subventions et des coûts de fonctionnement très bas.

Air France a déposé plainte à ce sujet contre la compagnie low cost auprès de la Commission européenne en novembre 2009.

En juillet, la Commission a décidé d'ouvrir une enquête "approfondie" sur des aides accordées à Ryanair par les aéroports de Francfort-Hahn et Marseille.

La somme annuelle payée par la collectivité jurassienne à la compagnie "en contrepartie du marketing fait par Ryanair pour attirer ces passagers, est plafonnée à un maximum de 200.000 euros", affirme le président du conseil général, Christophe Perny (PS).

Le conseil général du Jura a décidé de relancer l'activité de l'aéroport de Dole-Tavaux, qui a enregistré environ 5.000 voyageurs en 2010. L'arrivée de quatre autres compagnies aériennes pourrait être annoncée début 2012.

Le collectif, qui regroupe une dizaine d'associations de défense de l'environnement, ainsi que le NPA et la section locale de EELV, milite pour la fermeture de cet "aéroport à l'impact environnemental catastrophique" et "sans aucune justification sociale ou environnementale".

 (source : AFP) 

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