Enlèvement de Mia : sa mère a été remise aux autorités françaises

Publié le 23/04/2021 - 16:40
Mis à jour le 23/04/2021 - 16:37

Détenue en Suisse, la mère de Mia a été extradée, ce vendredi 23 avril 2021, vers la France, où elle sera jugée pour l’enlèvement de sa fille de 8 ans.

L'affaire de l'enlèvement de Mia est proche de son dénouement. Arrêtée en Suisse dimanche, la mère de la petite fille a été extradée, ce vendredi 23 avril, tout comme le ressortissant français l'ayant aidée, a annoncé la justice suisse. Lola Montemaggi avait commandité l'enlèvement de la fillette française, âgée de 8 ans. "Les deux personnes recherchées ont été extradées ce jour vers la France. Elles ont été remises aux autorités françaises vers 11 heures (9 heures GMT)", aux postes-frontières de Thônex-Vallard, près de Genève, et de Bâle/Saint-Louis, dans le nord-ouest de la Suisse, a indiqué l'Office fédéral de la Justice (OFJ), dans un courriel envoyé à l'Agence France-Presse.

Les opérations se sont déroulées sans incident. La veille, l'OFJ avait annoncé que ces deux personnes avaient consenti, le 21 avril, à leur extradition lors d'une audition effectuée par le procureur du canton de Fribourg. Mia a été enlevée le 13 avril dans les Vosges, dans l'est de la France, à la demande de sa mère, Lola Montemaggi. Plusieurs hommes s'étaient présentés, par la ruse, au domicile de la grand-mère, qui avait la garde de la petite Mia. En effet, sa mère n'avait plus le droit de la voir seule ni de lui parler au téléphone, en vertu d'une décision de justice.

Une mouvance antisystème ?

Une alerte enlèvement avait rapidement été diffusée et d'importants moyens policiers, en France et dans plusieurs pays frontaliers, ont permis de la retrouver, ce dimanche, saine et sauve, avec sa mère en Suisse, dans un squat de la commune de Sainte-Croix, dans le canton de Vaud. Elle tentait de gagner la Russie, selon des éléments dévoilés par le procureur de Nancy (est). La mère et sa fille avaient auparavant transité par Estavayer-le-Lac, dans le canton de Fribourg, et Neuchâtel.

La petite fille a pu être remise, ce lundi, à sa grand-mère qui en a la garde. En France, les cinq ravisseurs sont poursuivis pour « enlèvement en bande organisée d'une mineure de (moins de) quinze ans et association de malfaiteurs ». Quatre d'entre eux ont été placés en détention. Ils se revendiquent de la mouvance antisystème et, pour enlever la petite fille, avaient présenté à sa grand-mère des papiers falsifiés à en-tête du ministère de la Justice, se faisant passer pour des représentants de la protection de l'enfance.

La France a par ailleurs lancé, ce mardi, un mandat d'arrêt international à l'encontre d'une figure du mouvement complotiste, Rémy Daillet, résidant en Malaisie. Celui-ci aurait contribué à l'organisation de l'enlèvement. La Malaisie n'a pas conclu d'accord d'extradition avec la France mais s'est dite prête à coopérer dans l'enquête.

(Source AFP)

Soyez le premier à commenter...

Laisser un commentaire

Justice

Un des deux évadés de Dijon condamné à 12 ans de réclusion pour violences sur son ex

Un des deux hommes qui s'était évadé fin novembre de la prison de Dijon, avant d'être rapidement repris, a été condamné lundi à Lons-le-Saunier à 12 ans de réclusion pour des violences sur son ex-compagne, qu'il avait éborgnée en lui plantant une fourchette dans l'oeil.

Il avait tué son compagnon en l’écrasant : peine de 15 ans de prison confirmée en appel   

Un homme de 46 ans a été condamné jeudi 22 janvier 2026 en appel à Lons-le-Saunier à 15 ans de réclusion criminelle pour avoir tué son compagnon en 2022 en lui roulant dessus avec sa voiture, la même peine que celle infligée il y a un an en première instance. L'accusation avait requis 25 ans de réclusion.

Le ”droit de correction parentale” n’existe pas, rappelle la Cour de cassation

La Cour de cassation a rendu mercredi 14 janvier 2026 une décision dans une affaire portant sur des faits de violences commises par un père sur ses enfants. Cette décision intervient après la relaxe prononcée par la cour d’appel de Metz le 18 avril 2024, fondée notamment sur l’invocation d’un prétendu ”droit de correction”.

Espoir pour Fralsen à Besançon : des offres déposées au tribunal…

Placée en redressement judiciaire, l’entreprise Fralsen, basée à Besançon, dispose désormais de nouvelles perspectives. Selon nos informations, plusieurs offres de reprise ont été déposées auprès du tribunal des affaires économiques de Lyon. Une étape cruciale alors que la société doit impérativement trouver un repreneur d’ici le 5 février 2026.

La demande de remise en liberté de Frédéric Péchier examinée le 11 février 2026

La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Besançon examinera le 11 février 2026 une demande de remise en liberté de l'ex-anesthésiste Frédéric Péchier, condamné en décembre pour l'empoisonnement de 30 patients, dont 12 sont morts, a-t-on appris mardi 13 janvier 2026 de sources concordantes.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 3.76
couvert
le 01/02 à 06h00
Vent
1.52 m/s
Pression
1010 hPa
Humidité
93 %