Eté 2019 : les campings ont eu un fort succès Bourgogne-Franche-Comté

Publié le 28/11/2019 - 12:01
Mis à jour le 05/12/2019 - 16:48

L’Insee Bourgogne Franche-Comté a publié un bilan de la fréquentation des campings de la grande région pendant l’été 2019.

Camping du Val de Bonnal dans le Doubs ©Camping du Val de Bonnal © Camping du Val de Bonnal
Camping du Val de Bonnal dans le Doubs ©Camping du Val de Bonnal © Camping du Val de Bonnal

Au cours de la saison d’été 2019, la fréquentation progresse de 1,8 % dans les hôtels et campings de la région par rapport à la saison 2018, retrouvant son niveau de 2017. Dans les campings, la fréquentation est portée par la hausse conjuguée de la clientèle résidente (en provenance de France) et non résidente (en provenance de l’étranger). Dans l’hôtellerie en revanche, la fréquentation est légèrement en baisse. La faible hausse de la clientèle résidente ne permet pas de compenser la baisse de la fréquentation des non-résidents.

Au cours de la saison d’été, d’avril à septembre, les campings et les hôtels de la région ont totalisé 7,4 millions de nuitées. Avec une hausse de 1,8 % par rapport à la saison précédente, la fréquentation progresse et retrouve son niveau de l’été 2017. Le nombre de nuitées des résidents augmente de 2,2 % et celui des nuitées des non-résidents de 1,4 %. En France métropolitaine, la fréquentation dans les hôtels et campings augmente de 2,1 %. La région se situe au 7e rang quant à l’évolution de ses nuitées, devant l’Île-de-France et les régions du Sud-Est, mais derrière la Bretagne, la Normandie et la Nouvelle-Aquitaine. Le beau temps généralisé et les périodes de fortes chaleurs ont pu défavoriser les régions méditerranéennes et pousser les touristes vers des destinations au climat plus tempéré. En Bourgogne-Franche-Comté, la fréquentation de l’hôtellerie de plein air progresse tandis que celle de l’hôtellerie classique est en légère baisse.

Hôtels : une fréquentation quasiment stable

Dans la région, les hôtels ont enregistré 4,3 millions de nuitées, soit sensiblement le même chiffre que la saison précédente. Les nuitées des résidents, qui représentent les deux tiers des nuitées, progressent de 0,4 % alors que celles des non-résidents diminuent de 1,6 %. Comme lors de chaque saison d’été, les résidents belges et allemands ont le plus séjourné dans les hôtels de la région. Leur fréquentation progresse respectivement de 0,9 % et de 0,6 %. Pour les résidents britanniques, la fréquentation est la plus faible de ces cinq dernières années ; elle baisse de 11,5 % par rapport à 2018. Les nuitées des résidents hollandais sont également en baisse avec - 5,1 %.

Les résidents chinois, en dépit d’une baisse de fréquentation de 2,5 %, totalisent 160 000 nuitées, plus que les Britanniques et autant que les Hollandais.

La hausse des nuitées concerne la moitié des départements, surtout le Doubs et le Territoire de Belfort, respectivement + 0,8 % et + 1,2 %. Dans le Doubs, l’activité est soutenue par la progression de la clientèle non résidente. En revanche, la fréquentation est en repli dans la Haute-Saône et l’Yonne. Dans ce département, c’est la conséquence d’une baisse conjointe des clientèles résidente et non résidente.

Campings : forte hausse de la fréquentation

Avec près de 3,1 millions de nuitées dans les campings en Bourgogne-Franche-Comté, la fréquentation a progressé de 5 % grâce à la hausse conjuguée des clientèles résidente (+ 5,7 %) et non résidente (+ 4,2 %). Les emplacements locatifs connaissent une progression depuis plusieurs années. Les séjours y durent en moyenne deux fois plus longtemps que sur les emplacements nus.

Les nuitées des principales clientèles non résidentes sont en augmentation, notamment les trois plus représentées, en provenance des Pays-Bas, d’Allemagne et de Belgique. La fréquentation suisse est à son plus haut niveau. À l’inverse, la fréquentation britannique, en hausse la saison précédente, est désormais en net repli.

La fréquentation des établissements de plein air augmente dans tous les départements excepté le Doubs. Dans ce département, la fréquentation est en baisse malgré une progression de la fréquentation des résidents. Dans le Jura qui offre la plus grande capacité de la région, le nombre de nuitées progresse de 2,9 %, porté par la clientèle résidente.

Infos +

Avertissement

À partir du 1er janvier 2019, les données des hôtels non répondants sont imputées au moyen d’une nouvelle méthode, en fonction de leurs caractéristiques. Cette méthode d’imputation de la non-réponse tend à revoir légèrement à la baisse le nombre total de nuitées rétropolées en 2018, mais n’a pas d’impact sur les évolutions. A partir de janvier 2019, par souci de qualité, le questionnaire a été modifié afin d’améliorer l’observation du pays de résidence de la clientèle et de mieux estimer la répartition des nuitées et des arrivées entre résidents et non-résidents quand le pays de résidence n’est pas connu.

Définitions 

  • Arrivées ou séjours : nombre de clients différents qui séjournent une ou plusieurs nuits consécutives dans le même hôtel.
  • Nuitées : nombre total de nuits passées par les clients dans un hôtel. Un couple séjournant 3 nuits consécutives dans un établissement correspond à 6 nuitées de même que 6 personnes séjournant chacune une nuit.
  • Taux d’occupation : rapport entre le nombre de chambres d’hôtels occupées et le nombre de chambres d’hôtels effectivement disponibles (en tenant compte des fermetures diverses).
  • Durée moyenne de séjour : rapport entre le nombre de nuitées et le nombre d’arrivées.
  • Nombre moyen de personnes par chambre occupée : nombre total de nuitées rapporté au nombre de chambres occupées.
  • Emplacement nu : emplacement dépourvu de toute forme d’hébergement. Y compris ceux réservés pour stationnement des campings-cars.
  • Emplacement locatif : emplacement doté d’un hébergement de type bungalow, bungatoile, mobile-home.
  • Clientèle résidente : clientèle résidant habituellement en France.
  • Clientèle non résidente : clientèle résidant habituellement hors de France.

(Communiqué de l'Insee Bourgogne Franche-Comté)

Soyez le premier à commenter...

Laisser un commentaire

Economie

Le fisc réclame des millions d’euros de redressement à General Electric Belfort

Le fisc français a notifié un important redressement au groupe industriel GE Energy Products France (EPF), filiale de la multinationale américaine GE Vernova, lui reprochant d'avoir artificiellement réduit son bénéfice imposable de 212 millions d'euros, a-t-on appris vendredi auprès du CSE de l'entreprise basée à Belfort.

Jott en redressement judiciaire : les cinq boutiques de Besançon, Belfort, Dijon et Chalon-sur-Saône surveillées

Le tribunal des activités économiques de Marseille a décidé le 18 décembre 2025 de placer la société SAS JOTT sous le régime du redressement judiciaire. Cette procédure, déclenchée en raison d’une situation de cessation des paiements, ouvre une période d’observation de six mois durant laquelle la viabilité de l’entreprise sera examinée. Une audience clé est prévue le 5 février 2026.

Espoir pour Fralsen à Besançon : des offres déposées au tribunal…

Placée en redressement judiciaire, l’entreprise Fralsen, basée à Besançon, dispose désormais de nouvelles perspectives. Selon nos informations, plusieurs offres de reprise ont été déposées auprès du tribunal des affaires économiques de Lyon. Une étape cruciale alors que la société doit impérativement trouver un repreneur d’ici le 5 février 2026.

Le marché du travail se dégrade de nouveau au troisième trimestre 2025 (Insee)

L’Insee Bourgogne-Franche-Comté a partagé ce mardi 13 janvier 2026, la nouvelle notre de conjoncture concernant le troisième trimestre de l’année 2025. Pour l’Insee un constat s’impose, celui que le regain de croissance national de l’été 2025 ne se retrouve pas en Bourgogne-Franche-Comté. 

Il n’y aura pas de vaches montbéliardes au Salon de l’agriculture 2026 à Paris

Le président de Montbéliarde Association, Samuel Carrey a annoncé ce mardi 13 janvier 2026 sur Ici Besançon que les vaches montbéliardes ne participeront pas au prochain Salon international de l’agriculture, prévu à Paris du 21 février au 1er mars 2026. Comme pour plusieurs autres races bovines, notamment les limousines, landaises, parthenaises et charolaises, cette absence est liée à la dermatose nodulaire contagieuse (DNC).

Psychopraticienne à Mamirolle, Laura Vieille a transformé une épreuve de vie en vocation

Victime d’un AVC à 13 ans, Laura Vieille est aujourd’hui psychopraticienne et a ouvert son cabinet à Mamirolle le 1er septembre dernier, liant ainsi son vécu personnel à une pratique professionnelle. La jeune femme s’est spécialisée autour du trauma et des étapes de vie difficiles. 

ESTM Pigier à Besançon : formations, portes ouvertes et job dating au programme !

PUBLI-INFO • Spécialiste des formations en alternance, l’ESTM Pigier de Besançon multiplie les initiatives à destination des futurs étudiants, du post-bac au Bac+5. Nouvelle formation diplômante, journée portes ouvertes et plusieurs job dating rythmeront notamment l’année 2026, qui s’annonce particulièrement dynamique pour l’établissement.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 1.94
couvert
le 19/01 à 03h00
Vent
0.6 m/s
Pression
1019 hPa
Humidité
93 %