Fini le masque au bureau : "enfin!" disent les uns, "bêtise!" disent les autres

Publié le 11/03/2022 - 11:51
Mis à jour le 11/03/2022 - 12:10

Le masque ne sera officiellement plus obligatoire en entreprise lundi, un soulagement pour les uns, une source de tracas pour d’autres.

Face au Covid-19, cette protection a été imposée dans les entreprises le 1er septembre 2020. Le protocole sanitaire - document de référence face au virus - qui "disparaît" lundi, prévoyait que son port devait être "systématique au sein des entreprises dans les lieux collectifs clos".

Au vu de la décrue sur le front sanitaire, le Premier ministre Jean Castex a annoncé début mars la "fin du port du masque obligatoire dans tous les lieux où il est encore" appliqué, à compter du 14 mars, dont les lieux de travail.

Les employeurs, inquiets de voir leur responsabilité engagée, pourront toutefois continuer d'imposer le masque s'ils estiment qu'il y a "un risque spécifique dû à l'activité", selon des avocats en droit social interrogés par l'AFP. Ainsi, l'avocate Déborah David juge que son maintien pendant "un délai raisonnable" serait "légitime".

Reste que pour les entreprises, la fin de l'obligation inscrite dans le protocole est un soulagement.

"C'est vraiment une attente d'impatience énorme des gens. Ils n'en peuvent plus! On sent que c'est vraiment une souffrance", assure Benoit Serre, vice-président de l'Association nationale des DRH. Lui-même, "arrivé chez L'Oréal il y a moins d'un an", n'a jamais vu le visage entier de certains collègues.

"Enlever la pandémie"

Il estime qu'en corolaire "cela va aider à relancer la convivialité". Le masque étant "un vrai symbole", l'enlever peut même s'assimiler à "enlever la pandémie", dit-il... tout en glissant qu'il espère ne pas le voir revenir dans trois mois. A propos des salariés vulnérables qui pourraient ainsi devenir plus visibles, Benoit Serre assure que ce sera une gestion "à l'individu": "le masque était obligatoire pour tout le monde, on ne dit pas: le +sans masque+ est obligatoire pour tout le monde".

Pour Corentin Boulanger, chargé de prévention en santé et sécurité au travail dans l'agroalimentaire dans le Nord-Pas-de-Calais, porter le masque pendant deux ans au bureau, "c'était compliqué". Difficulté à "s'exprimer, se faire comprendre", c'était quelque chose de "relativement désagréable", dit-il, "franchement" content que cela s'arrête.

C'est la tonalité de nombreux messages sur les réseaux sociaux

"Enfin la fin du masque au travail, c'était un enfer", "Le retour de la liberté", un autre se dit impatient d'en "finir avec cette foutue histoire".

Mais Paul, consultant dans l'automobile à Paris, estime "pas possible" la levée de l'obligation au vu de la situation sanitaire et déplore une décision "purement politique". "Ca risque de repartir de plus belle", redoute ce quinquagénaire.

"Il va nous manquer ?"

Quant à la possibilité de garder le masque, il souligne que cela "ne sert à rien si la personne en face n'en porte pas". Des messages sur les réseaux sociaux jugent ainsi "égoïste" son retrait ou dénoncent "un doigt d'honneur" aux immunodéprimés. Des internautes ont des soucis plus prosaïques: savoir comment cacher désormais leurs "gros bâillements en réunion", réapprendre à "sourire avec la bouche et non juste les yeux", "connaître à nouveau les joies des haleines fétides et des postillons"...

Au-delà d'"un certain soulagement, un meilleur confort" pour les salariés, Elisabeth Pélegrin-Genel, architecte et psychologue du travail, s'interroge: "La fin du masque veut-elle dire qu'on oublie cette espèce de bulle individuelle qu'on avait toujours avec nous en restant à distance des autres?"

Le masque avait "un effet protecteur au sens propre comme au figuré" et "redonnait une forme d'intimité", pointe-t-elle. Une fois habitués à son port, le masque était devenu "une mini-victoire sur la visibilité permanente de tout et de tous", poursuit-elle. "Ne nous manquera-t-il pas?".

Ces derniers jours, les syndicats enseignants s'inquiétaient de la gestion des cas contacts au collège et au lycée, craignant que cela ne se "transforme en une usine à gaz de procédures", a expliqué à l'AFP le secrétaire général du SE-Unsa Stéphane Crochet.

Dans le secondaire, où les élèves n'étaient jusque-là pas considérés comme cas contact s'ils étaient vaccinés car ils portaient le masque, désormais "tous les élèves ayant partagé une classe avec le cas confirmé (classe de tronc commun, groupes de spécialités, options, langues…) sont considérés comme contacts à risque, sans distinction entre les élèves ayant ou non porté le masque", écrit le ministère dans l'actualisation de la Foire aux questions (FAQ) sur son site internet.

Pour ces cas contacts, le ministère recommande "fortement le port du masque en intérieur pendant 7 jours après la survenue du cas confirmé". En primaire, tous les élèves de la classe resteront par ailleurs cas contact comme avant, ainsi désormais que l'enseignant s'il ne porte pas de masque. Ils devront se tester à J+2.

Au collège et au lycée, les élèves non vaccinés, qui doivent s'isoler pendant sept jours s'ils sont cas contact, risqueront de l'être plus souvent, "ce qui pourrait entraîner des mises à l'isolement, alors qu'il y a des enjeux pédagogiques sur la fin de l'année", s'inquiète Sophie Vénétitay, secrétaire général du Snes-FSU, premier syndicat du secondaire.

(AFP)

Economie

Les syndicats du BTP appellent à soutenir les PME de travaux publics en Bourgogne-Franche-Comté

Les deux syndicats régionaux d’entrepreneurs indépendants des travaux publics de Bourgogne-Franche-Comté, l’ETPB et le SRTP FC, ont lancé, le 8 avril 2026, un appel conjoint pour soutenir les petites et moyennes entreprises (PME) du secteur, confrontées à des difficultés économiques accrues.

La Bourgogne-Franche-Comté s’allie à l’Onda pour soutenir la diffusion du spectacle vivant

La Région Bourgogne-Franche-Comté a annoncé, dans un communiqué du 9 avril 2026, la signature prochaine d’un partenariat avec l’Office national de diffusion artistique (Onda). L’objectif est de soutenir la diffusion des œuvres régionales à l’échelle nationale et d’accompagner les évolutions du secteur du spectacle vivant.

À Besançon, Facteurs de Sens change de local et fait appel au financement participatif

À Besançon, fondée en 2014, Facteurs de Sens est aujourd’hui la plus ancienne boutique de créateurs de la ville. L’association prépare actuellement son déménagement prévu en juin 2026 vers un nouveau local et a lancé, à cette occasion, un financement participatif afin de couvrir une partie des frais liés à cette transition.

Le CJD Besançon lance sa campagne de recrutement pour 2026

Le Centre des Jeunes Dirigeants (CJD) de Besançon a annoncé le 4 avril l’ouverture de sa campagne de recrutement pour l’année 2026. L’association, engagée dans la formation et l’accompagnement des dirigeants, entend attirer de nouveaux profils souhaitant développer leurs compétences et leur posture entrepreneuriale.

Offre d’emploi : l’Armée de Terre recrute un officier expert cybersécurité

OFFRE D'EMPLOI • L’armée de Terre recrute des Officiers Sous Contrat Spécialistes pour renforcer la protection de ses systèmes d’information. À la clé : une formation solide, des missions à haute responsabilité en France comme à l’étranger, et l’opportunité de mettre votre expertise au service de la défense nationale, au sein d’un environnement exigeant et stimulant.

L’économie circulaire dans l’Arc jurassien : 19.100 emplois recensés

L’Observatoire statistique transfrontalier de l’Arc jurassien (OSTAJ) publie sa première étude sur l’emploi dans le secteur de l’économie circulaire. Selon le communiqué de presse, ces emplois "représentent 2 % des emplois totaux de l’Arc jurassien" et concernent principalement "les domaines de la réparation et de l’allongement de la durée d’usage des produits", dont 62 % sont situés du côté suisse.

Sondage – Avez-vous réduit vos déplacements à cause de la hausse des prix du carburant ?

Face à la hausse des prix du carburant, de nombreux Français et Françaises adaptent leurs habitudes de déplacement au quotidien. Entre contraintes budgétaires et recherche d’alternatives, les comportements évoluent parfois de manière significative. Et vous, avez-vous changé votre façon de vous déplacer ces derniers mois ? C'est notre sondage de la semaine.

Éric Liégeon interpelle le gouvernement sur l’indemnité de résidence aux fonctionnaires du Département du Doubs

Ce mardi 7 avril, lors des questions orales sans débat à l’Assemblée nationale, le député LR du Doubs Éric Liégeon a interrogé le ministre de l’Action et des Comptes publics sur l’élargissement du versement de l’indemnité de résidence aux fonctionnaires du département du Doubs, et plus particulièrement du Haut-Doubs.

Nouvelle aide de 1042€ versée en avril : attention à cette fausse information démentie par la CAF

Depuis plusieurs semaines, des publications virales sur les réseaux sociaux laissent penser que les caisses d’allocations familiales (CAF) verseront ce mardi 7 avril 2026, une nouvelle aide de 1042€ "à des millions de Français". Une fausse information démentie par la Caf sur son site internet.

Run Job 2026 à la Galerie Chateaufarine : les candidatures sont ouvertes

Pour la cinquième année consécutive, France Travail Besançon s’associe à la Galerie commerciale de Chateaufarine pour offrir aux candidats une occasion de rencontrer directement des employeurs. L’événement s’adresse aux secteurs du commerce, de la grande distribution, de la restauration, de l’esthétisme et de l’optique jeudi 30 avril 2026.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 8.6
couvert
le 10/04 à 06h00
Vent
1.56 m/s
Pression
1019 hPa
Humidité
42 %