General Electric : 89 emplois vont être supprimés à Belfort, le maire interpelle le président de la République

Publié le 10/09/2020 - 08:57
Mis à jour le 10/09/2020 - 08:57

Mise à jour le 10 septembre • Le groupe General Electric va annoncer ce mercredi 9 septembre la suppression de plusieurs centaines d’emplois en France. À Belfort, la filière hydro (turbines et alternateurs pour les barrages hydroélectriques) verra 89 emplois supprimés. Le maire de la ville se dit « consterné » par des décisions « inadmissibles« .

 © Page Facebook-Intersyndicale General Electric Belfort
© Page Facebook-Intersyndicale General Electric Belfort

En France, le géant américain devrait annoncer 764 nouvelles suppressions de postes ce mercredi (à suivre sur maCommune.info). Ce plan social vise les activités françaises de sa filière d'énergies renouvelables. Ces nouvelles suppressions d'emplois surviennent seulement 5 ans après le rachat d'Alstom par le groupe américain.

Le maire de Belfort, Damien Meslot, se dit "consterné. Ces décisions sont inadmissibles. Si nous laissons faire, c’est le démantèlement du site GE de Belfort qui va être mis en œuvre par la direction."

Le maire rappelle que "Pour GE Energy Products (filière gaz), la direction s’est engagée, en signant un accord le 21 octobre dernier, à mettre en place un véritable projet industriel en échange d’un plan de réduction des coûts. Cet accord prévoyait le maintien de certaines activités jusqu’à mise en œuvre du projet industriel du site. Cela permettait de maintenir le savoir-faire et les compétences à Belfort." Il ajoute que "Les salariés ont tenu leurs engagements en faisant des efforts considérables. En revanche, la direction ralenti tout investissement, ne donne aucune garantie quant au projet industriel et décide de délocaliser des activités en Hongrie."

En ce qui concerne GE Power System (filière vapeur charbon / nucléaire), 200 emplois ont déjà été "discrètement" supprimés dans le cadre de départs volontaires, en parallèle du PSE dans la filière gaz, indique Damien Meslot. "Aujourd’hui, je crains que cette activité soit menacée par la suppression d’environ 150 postes."

"Un manque à la parole donnée"

Pour ce maire, ces nouvelles suppressions de postes sont "un manque à la parole donnée." Et d'ajouter : "La stratégie purement financière à court terme de la direction nuit gravement au savoir-faire industriel des sites français et à l’indépendance énergétique de notre pays, qui est stratégique. À Belfort, ce sont plus de 940 emplois qui ont été supprimés sur les 4 300 que comptait le site."

Pour lui, "il faut mettre fin à l'Europe du dumping social qui détruit l'industrie française." 

Damien Meslot appelle le président de la République "qui fut à l'origine de la vente des activités Energie Alstom à General Electric lorsqu'il était ministre de l'Économie et dont l'ancien conseiller industriel est désormais directeur général de GE France."

Selon lui, "le Président de la République doit intervenir avec vigueur afin d’éviter un désastre industriel et social, ainsi que pour sauvegarder la souveraineté de la France. L’État a les moyens de faire pression sur le groupe, de lui faire respecter les accords qu’il a signés avec les organisations syndicales et le gouvernement."

"Un coup de massue qui est porté aux salariés de GE Belfort"

Pour le Sénateur du territoire de Belfort, Cédric Perrin, "c’est un coup de massue qui est porté aux salariés de GE Belfort mais également un nouveau manquement à la parole donnée."

Il explique que "Le 27 mai dernier, devant la représentation nationale, en séance publique au Sénat, je dénonçais la passivité du Gouvernement face aux annonces déjà très inquiétantes de GE (pressions sur ses fournisseurs, programme de délocalisation de l’ingénierie, etc.). Quatre mois plus tard, nos craintes se confirment sans que l’État ne réagisse alors qu’il se targue de vouloir sauver l’appareil productif français.

Les remises en causes systématiques des engagements des dirigeants de GE ont désormais trop durées. Il est inenvisageable de laisser notre histoire industrielle et notre savoir-faire être mis à mal au profit d’actionnaires américains."

À l’instar de ses homologues, le Sénateur appelle solennellement le président de la République Emmanuel Macron, "à prendre rapidement toutes les mesures nécessaires pour éviter un désastre industriel et social, préserver le savoir-faire de notre industrie et celui de notre indépendance énergétique."

Economie

Après 25 ans d’existence, le Festival de la Paille prépare son dernier rendez-vous

Après 25 ans d’existence, le Festival de la Paille s’apprête à tirer sa révérence. L’événement musical organisé à Métabief tiendra sa dernière édition les 24 et 25 juillet 2026. Les organisateurs annoncent une édition “légendaire”, conçue comme une célébration collective après un quart de siècle d’histoire.

Près de 3.000 personnes attendues au Salon Doubs pour l’emploi à Besançon

La nouvelle édition se tiendra le 11 mars 2026 à Micropolis Besançon. Cette année, l’accent a été mis sur l’aide à la personne, l’animation et l'enfance dans le périscolaire et des valorisations sur les "gestes métiers sur l'hôtellerie et la restauration". Sans oublier l’apprentissage et toute une partie qui reste consacrée aux métiers du BTP.

Quoi de neuf à l’hôtel-spa**** Les Rives Sauvages à Malbuisson en 2026 ?

QUOI DE NEUF ? • Quoi de plus agréable en cette saison que de s’offrir une parenthèse de tranquillité dans un cadre naturel préservé ? L’hôtel-spa **** Les Rives Sauvages, à seulement 1 heure de Besançon, vous invite à vivre un séjour ressourçant, entre calme et bien-être.

Étude Insee – Malgré son ancrage industriel, la Bourgogne-Franche-Comté poursuit sa perte de vitesse

L’Insee Bourgogne-Franche-Comté a publié le 24 février 2026 une étude consacrée à l’évolution de l’emploi industriel dans la Bourgogne-Franche-Comté. Intitulée "Pourquoi l’emploi industriel décroche-t-il dans la région ?" et signée par Hélène Ville, cette analyse met en lumière un recul marqué et durable, malgré le maintien d’un fort ancrage industriel.

L’Arc jurassien franco-suisse lance un nouvel appel à projets transfrontaliers

Arcjurassien.org annonce le lancement du premier appel à projets de l’année 2026 dans le cadre de son "Fonds de soutien aux petits projets transfrontaliers" (FPPT). Doté de CHF 100'000 (108 000 €), ce dispositif vise à encourager les initiatives locales favorisant la coopération entre la France et la Suisse au sein de l’Arc jurassien.

Publiez vos annonces légales là où elles ont le plus d’impact… sur maCommune.info

Dans un contexte où la visibilité et la conformité juridique sont essentielles, le choix du support pour publier une annonce légale ne doit rien laisser au hasard. Aujourd’hui, de plus en plus d’entrepreneurs, de professionnels du droit et de dirigeants d’entreprise font confiance à maCommune.info pour la diffusion de leurs annonces légales. Et pour cause : la plateforme s’impose comme la solution moderne, efficace et stratégique face aux supports traditionnels.

MMA Saint-Ferjeux à Besançon : 1 an déjà… et des mois offerts pour fêter ça !

PUBLI-INFO • Il y a un an, une nouvelle page s’ouvrait pour MMA à Besançon. L’agence historiquement implantée à Chateaufarine prenait un nouveau départ en s’installant au cœur du quartier Saint-Ferjeux. Douze mois plus tard, l’heure est au bilan… et aux bons plans !

Crédit Agricole x Armées : une offre exceptionnelle pour celles et ceux qui nous protègent

publi info : Le Crédit Agricole lance une offre inédite destinée aux militaires, gendarmes, et personnels civils du ministère des Armées. Depuis le 5 janvier 2026, les 370.000 femmes et hommes engagés pour la sécurité des Français peuvent bénéficier d'avantages bancaires exclusifs dans toutes les Caisses régionales.

Gel des tarifs des complémentaires santé : l’UFC-Que Choisir Besançon-Belfort veut faire appliquer la loi

INTERVIEW • Alors que les tarifs des complémentaires santé ne cessent d’augmenter, la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 prévoit un gel exceptionnel des cotisations. Une mesure contestée par les organismes assureurs, qui refusent pour l’instant de l’appliquer. À l'UFC-Que Choisir Besançon–Territoire de Belfort, son administrateur Jean-Pierre Courtejaire appelle au respect de la loi et invite les assurés à faire valoir leurs droits. Il revient pour nous sur les enjeux juridiques, économiques et politiques de ce bras de fer inédit entre pouvoirs publics, complémentaires santé et défenseurs des consommateurs.
 

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 9.41
légère pluie
le 09/03 à 21h00
Vent
2.02 m/s
Pression
1020 hPa
Humidité
82 %