Incendie de la fourrière : "À ce stade, les gardés à vue contestent leur implication"(E. Manteaux)

Publié le 15/01/2020 - 14:49
Mis à jour le 15/01/2020 - 14:52

Suite à l’interpellation ce mardi de cinq personnes suspectées d’être liés à l’incendie du 31 décembre 2019, Étienne Manteaux, le procureur de Besançon, a tenu à éclaircir la situation ce 15 janvier 2020.

Etienne Manteaux, procureur de la République de Besançon ©Alexane Alfaro ©
Etienne Manteaux, procureur de la République de Besançon ©Alexane Alfaro ©

"Nous sommes confrontés sur Planoise à une série de faits délictuels ou criminels depuis le 20 novembre avec des tirs et un homme blessé par arme à feu", a expliqué le procureur ce mercredi en indiquant que différents "règlements de compte" s'étaient ensuite succédés.

Au-delà des coups de feu, Etienne Manteaux a souhaité revenir sur l'incendie de la fourrière de Planoise qui a créé "un préjudice économique considérable". C'est sur ce dossier que des interpellations ont été effectuées ce mardi.

Épaulés de services spécialisés (BRI et RAID), les officiers de police judiciaire et de la sureté départementale ont donc placé en garde à vue cinq personnes. Pour ce crime, ils encourent jusqu'à 20 ans de réclusion criminelle dans le cadre d'une enquête de flagrance ouverte suite à l'incendie. Cette est qualifiée de "destruction et dégradation par incendie en bande organisée". 

La température est montée jusqu'à 800 °C

L'enquête est complexe selon le procureur qui précise que l'incendie a été extrêmement puissant avec des pics de températures à 800°C dans la fourrière municipale. Les traces restantes pouvant être récupérées par la police scientifique étaient donc "amoindries" du fait de la chaleur, est-il indiqué.

Au total cinq personnes ont été interpellées

Hier cinq personnes majeures (entre 18 et 30 ans originaires de Besançon) ont été placées en garde à vue et une a été relâchée. "Je ne vous dirai pas que tout a été élucidé. C'est un travail qui sera long. Cette enquête sera complexe», souligne le procureur.

Leur garde à vue pourrait être prolongée par le juge des libertés et de la détention (au-delà des 48h de garde à vue et donc jusqu'à 96h). Hier soir le parquet l’avait déjà prolongée de 24h00. "Je souhaite que cette garde à vue soit à nouveau prolongée pour permettre aux enquêteurs d'avoir suffisamment de temps pour essayer de faire la part des choses. À ce stade, les gardés à vue contestent leur implication dans ce dossier", explique Etienne Manteaux.

Soyez le premier à commenter...

Laisser un commentaire

incendie fourrière à Planoise

Incendie à la fourrière municipale en 2019 : 7 personnes mises en examen dont une toujours en fuite

Le procureur de la République de Besançon Etienne Manteaux a convié la presse ce mardi 14 septembre afin de faire le point sur l’affaire de l’incendie volontaire commis au préjudice de la fourrière municipale de Besançon le 31 décembre 2019. Il a annoncé que l’enquête était close et qu’il avait requis le renvoi devant la justice de sept suspects.

Bientôt, le nouveau centre commercial Cassin à Planoise ouvrira ses portes dans un écrin plus moderne

Les travaux de la restructuration du centre commercial Cassin dans le quartier Planoise à Besançon commenceront le 18 janvier prochain. Le bail commercial entre Intermarché et Aktya, société d’économie mixte bisontine, a été signé mercredi 13 janvier. Le nouveau centre commercial ouvrira ses portes dans un écrin plus moderne à l’automne prochain.

Incendie à la fourrière de Besançon : un fonds d’aide aux victimes soumis au vote au conseil municipal ce soir

Si une voiture à la fourrière était la cible des malfaiteurs le 31 décembre dernier, le parking Cassin et les véhicules stationnés ont également été fortement impactés par l’incendie. Ce jeudi 23 janvier, une soixantaine de véhicules sont encore stationnés. Un fonds d’aide entre 200 et 300€ sera soumis au vote du conseil municipal ce soir.

Incidents à Besançon : les habitants de Planoise veulent se réapproprier “leur quartier”

La salle du centre Nelson Mandela était pleine à craquer mercredi 15 janvier 2020 en fin de journée pour la réunion publique de la Ville de Besançon et de la préfecture du Doubs suite à l’incendie de la fourrière municipale et aux tirs en série dans le quartier Planoise. En début d’après-midi, près de 200 habitants du quartier s’étaient rassemblés pour se « réapproprier (leur) quartier ». Les habitants ont réaffirmé qu’il souhaitaient un véritable retour à la tranquillité et qu’ils attendaient des solutions concrètes émanant des pouvoirs publics.

Planoise : 200 personnes rassemblées cet après-midi, près de 400 à la réunion publique

Après l’incendie de la fourrière municipale le 31 décembre 2019 et les tirs en série dans le quartier Planoise, 200 habitants se sont rassemblés dans le calme à partir de 14 heures mercredi 15 janvier 2020 place Cassin à Besançon pour soutenir les commerçants du secteur et dénoncer les violences. Un rassemblement avant la réunion publique réunissant près de 400 habitants au centre Mandela ce soir depuis 17 heures.

Justice

Un des deux évadés de Dijon condamné à 12 ans de réclusion pour violences sur son ex

Un des deux hommes qui s'était évadé fin novembre de la prison de Dijon, avant d'être rapidement repris, a été condamné lundi à Lons-le-Saunier à 12 ans de réclusion pour des violences sur son ex-compagne, qu'il avait éborgnée en lui plantant une fourchette dans l'oeil.

Il avait tué son compagnon en l’écrasant : peine de 15 ans de prison confirmée en appel   

Un homme de 46 ans a été condamné jeudi 22 janvier 2026 en appel à Lons-le-Saunier à 15 ans de réclusion criminelle pour avoir tué son compagnon en 2022 en lui roulant dessus avec sa voiture, la même peine que celle infligée il y a un an en première instance. L'accusation avait requis 25 ans de réclusion.

Le ”droit de correction parentale” n’existe pas, rappelle la Cour de cassation

La Cour de cassation a rendu mercredi 14 janvier 2026 une décision dans une affaire portant sur des faits de violences commises par un père sur ses enfants. Cette décision intervient après la relaxe prononcée par la cour d’appel de Metz le 18 avril 2024, fondée notamment sur l’invocation d’un prétendu ”droit de correction”.

Espoir pour Fralsen à Besançon : des offres déposées au tribunal…

Placée en redressement judiciaire, l’entreprise Fralsen, basée à Besançon, dispose désormais de nouvelles perspectives. Selon nos informations, plusieurs offres de reprise ont été déposées auprès du tribunal des affaires économiques de Lyon. Une étape cruciale alors que la société doit impérativement trouver un repreneur d’ici le 5 février 2026.

La demande de remise en liberté de Frédéric Péchier examinée le 11 février 2026

La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Besançon examinera le 11 février 2026 une demande de remise en liberté de l'ex-anesthésiste Frédéric Péchier, condamné en décembre pour l'empoisonnement de 30 patients, dont 12 sont morts, a-t-on appris mardi 13 janvier 2026 de sources concordantes.

Incendie en Suisse : le propriétaire évoque une porte “verrouillée de l’intérieur” dans le bar

Le propriétaire français du bar incendié la nuit du nouvel an dans la station de ski suisse de Crans-Montana a indiqué aux enquêteurs avoir découvert juste après le drame qui a fait 40 morts qu'une "porte de service" était "verrouillée de l'intérieur" lors de son audition vendredi 9 janvier 2026.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
Infos pratiques

Sondage

 3.77
légère pluie
le 29/01 à 06h00
Vent
1.09 m/s
Pression
1000 hPa
Humidité
93 %